Op-Center : tome 2 – Image virtuelle – Avis +/-

– Je ne suis pas sûr de nous voir nous embringuer dans une guerre pour défendre l’Europe orientale.


– Non ! Mieux vaudrait encore bâtir une nouvelle ligne Maginot pour contenir l’ennemi, comme les Trois petits cochons avec leur maison de paille.


Je ne marche pas dans ce coup-là. La seule tactique valable, c’est de foncer dans l’antre du grand Méchant Loup, de le nettoyer au napalm et de se faire une descente de lit avec ce qui reste.

On se calme. Les Russes ont beau avoir fait sauté une bombe à New-York et étant sur le point de reconquérir l’Empire Soviétique, il faut tout régler en finesse. C’est à dire qu’Op-cenbter – l’agence américaine traitant des crises – envoi ses commandos régler le problème.

Espionnage et action dans le futur proche. Nous avons droit à des innovations technologiques comme le traducteur instantané (selon Star Trek, il fallait attendre le XXIIIe siècle) et l’hélicoptère furtif. Mais l’intérêt de cette aventure repose sur les personnages qui ne font absolument pas ce qu’on attend d’eux. Le général Orlov chargé du Centre Opérationnel Russe (équivalent d’op-Center) cherche à éviter que son pays ne renoue avec ses vieux démons. Son fils est en position de l’aider mais c’est un nationaliste haineux. L’espionne anglaise a bien l’intention de faire passer la vengeance avant la mission. Pendant ce temps les Commandos doivent agir malgré l’avis du Congrès. Mais leurs efforts ont toutes les chances de contrecarrer ceux d’Orlov. Bref tout ce petit monde s’agite dans tous les sens pendant que la crise approche de son dénouement.

Bien que le nom de Tom Clancy soit sur la couverture, j’ai un doute en ce qui concerne son implication. Je n’ai pas reconnu son style et c’est à mon avis Steve Pieczenick qu’il faut créditer du succès de ce roman, dont l’intérêt repose surtout sur son originalité. Il y en a même un peu trop, d’originalité, avec par exemple le titre, car on ne voit pas en quoi l’image virtuelle est concernée dans ce roman.

Quoique… la lecture de Net Force, le premier tome d’une autre série de Tom Clancy & Steve Pieczenick, permet de découvrir la même trame que dans Op-Center 2 et cette fois le virtuel est largement présent. Op-Center 2 aurait-il servi de brouillon à Netforce ?

Par ce qui ne peut-être qu’une coïncidence le téléfilm Netforce avec Scott Bakula a été diffusé simultanément à l’édition de Netforce 1 et d’Op-Center 2.

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Fiche Technique

Titre original : Mirror image
Traduction : Jean Bonnefoy
Editeur : Pocket
Sortie : février 1999
Inédit, poche, 512 pages

Précédemment publié dans Papivore 4 (1999)