Tombé du ciel – Avis +/-

film français de Mohamed Hamidi (2026)

Présentation officielle

Ilyes mène une vie joyeuse dans la banlieue de Roubaix. Seul problème : le bac. Après avoir échoué deux fois, c’est sa dernière chance de l’avoir et de rendre enfin fier ses parents. Mais un incendie survient pendant le bac blanc, et on l’accuse d’en être à l’origine…

Exclu de son lycée, il doit quitter son quartier et aller dans le seul établissement qui l’accepte : le pensionnat catholique de Saint-Albert-le-Grand, en Bourgogne. Entre choc des cultures et quête de rédemption, Ilyes va devoir surmonter ses préjugés… Et ceux des autres.

Avis de Valérie

Ilyes n’est pas un mauvais élève. Non, mais il a déjà raté deux fois le bac. Lors du bac blanc qui doit lui permettre de se sentir plus à l’aise lors du prochain examen, un feu se déclenche et, bien qu’il soit innocent, il est accusé et renvoyé. Son père lui promet de le jeter dehors s’il n’obtient pas son diplôme. Il lui reste une chance : intégrer un lycée catholique, le seul qui accepte encore de l’accueillir malgré son dossier.

Sur place, il arrive comme un cheveu frisoté sur la soupe et va encaisser les coups bas, les méchancetés et les injustices. Heureusement, il peut compter sur ses anciens amis, son colocataire Célestin, fan de rap et de culture urbaine, et la jolie Louise, qui le convainc de rester jusqu’au bout.

Quand Les Ch’tis (avec Jamel Debbouze en Michel Galabru) rencontre Sister Act et Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, cela peut donner ce film, avec le talent d’un vrai cinéaste en moins. Car si, au départ, Tombé du ciel raconte l’histoire d’un jeune de Roubaix qui doit terminer sa scolarité dans un établissement privé, le contexte social et le choc entre ces deux univers disparaissent progressivement pour ne laisser place qu’aux blagues et aux péripéties d’Ilyes.

C’est dommage, car le point de départ offrait matière à une véritable comédie sociale et scolaire. Au lieu de cela, le film abandonne peu à peu ce qui faisait sa structure pour devenir une succession de gags autour de son héros. À force, cela donne l’impression d’un produit consommable, sympathique mais sans réelle profondeur.

Bien sûr, le choc des cultures engendre des rires, même si le traitement est très caricatural. L’ensemble reste bienveillant et, selon le public, peut fonctionner plutôt bien. Si l’histoire est très prévisible, les exagérations d’Ilyes apportent néanmoins un vent de fraîcheur assez plaisant. Il y a donc de quoi sourire, même si l’on aurait aimé que le film reste consistant.

Dans ce fouillis narratif, on note quelques bonnes prestations parmi les jeunes, notamment Max Baissette de Malglaive, Mathilde Abd El Kader ou Jade Pedri. Ilyes Djadel est convaincant, même s’il reste en surface de son personnage : il fonctionne très bien comme ressort comique, mais le scénario ne lui donne finalement que peu d’occasions de montrer autre chose.


Fiche technique

Sortie : 12 août 2026
Durée : 92 minutes
Genre : comédie
Avec Ilyes Djadel, Josiane Balasko, Fred Testot…