Valérian & Laureline l’intégrale : volume 1 – Avis +/-

LES MAUVAIS REVES (1967)

– L’agent Valérian est prié de s’arrêter à son premier cocktail étant donné qu’il ne lui reste plus que cinquante secondes pour rejoindre son appareil et se matérialiser au relais de l’an mil. Travailler dans les services de l’espace-temps et être sans arrêt en retard, c’est tout de même inadmissible !

Alerte rouge pour Galaxity, capitale de la Terre et de l’Empire Terrien ! En cette année 2720 Xombul, chef du service des rêves, a saboté l’ordinateur central qui produit des rêves pour les Terriens du XXVIII° siècle. Il s’est ensuite échappé dans le passé de la Terre aux alentours de l’an Mil.

Le surintendant des services de l’espace-temps envoie donc à sa poursuite le meilleur agent disponible : ce sera Valérian. Le meilleur ou le plus disponible ? Qu’importe ! Délaissant sa sculpture mathématiques à 14 décimales le vaillant agent spatio-temporel débarque en plein moyen-âge et se retrouve aussitôt en situation critique. Finalement il devait être le plus disponible. Il est sauvé par une native locale, souriante et narquoise dénommée Laureline.

LA CITE DES EAUX MOUVANTES (1970)

– C’est impossible ! La première machine a été inventée en 2314 et nous sommes en 1986 !

Xombul le super-vilain de l’histoire précédente s’évade et décide de récidiver en se réfugiant dans une époque aussi barbare que le moyen-âge : ce sera le XXe siècle, plus précisément lors de la grande catastrophe de 1986. En effet à cette date un dépôt de bombes à hydrogène près du Pôle Nord a explosé, provoquant la fonte des calottes glaciaires, des cataclysmes et une modification du climat. Ceci explique que la ville de New York soit en partie sous les eaux et parcourue par les embarcations des pillards.

Comme d’habitude il faut quelqu’un pour venir en aide à Valérian. Sa coéquipière répond toujours présente (Laureline aurait dû retourner à son moyen âge natal, mais avait été intégrée au service spatio-temporel de Galaxity suite à l’enthousiasme des lecteurs dont un dénommé René Goscinny).

On constate le début d’une constante dans les aventures de Valérian : l’aide (indispensable) des natifs locaux. Dans ce tome ce sera un gangster, un cow-boy et le professeur Shroeder (inspiré de Jerry Lewis dans le film « Docteur Jerry contre Mister Love »). A l’époque les auteurs n’envisageaient pas la poursuite de la série jusqu’en 1986. Or quand la date fatidique est survenue il leur a fallu trouver une solution. Mais ceci est une autre histoire.

L’EMPIRE DES MILLE PLANETES (1971)

– Pour que nous vivions et que meure la Terre !

Simple mission de routine pour Valérian et Laureline : déterminer si la civilisation spatiale de Syrte présente un danger pour l’empire de Galaxity. Après un premier contact et un emprisonnement la conclusion est simple : les Connaisseurs, mystérieux dirigeants de Syrte sont hostiles… très hostiles.

Le voyage temporel a laissé la place au space-opéra, mais cet album constitue une allégorie sur le thème du temps.

La réédition des premiers tomes des aventures de Valérian et Laureline nous offre un voyage dans le temps d’une quarantaine d’années en arrière. A une époque où cette bande-dessinée de science-fiction constituait un oasis dans un désert (dixit Jean-Pierre Andrevon).

Visiblement cet album inspira quelques années plus tard un certain Georges Lucas pour Star Wars. On ne peut s’empêcher de faire quelques comparaisons entre le sort de Valérian dans L’empire des Mille Planètes et celui de Yan Solo dans L’Empire contre-attaque, sans oublier les Connaisseurs, précurseurs de Dark Vador.
Ce ne sera pas le dernier emprunt.

Quelques décades plus tard plus tard Luc Besson décida lui, de payer Mézieres pour son travail dans le 5e élément.

Fiche Technique

Scénario : Pierre Christin
Dessin : Jean-Claude Mézières
Couleur : E Tranlé
Préface : Stan Barets
Editeur : Dargaud
Sortie : septembre 2007
Prix : 20 euros
Réédition, grand format, 164 pages