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Ice blue - Avis +
Onirik -> Littérature -> Version anglaise -> Dernière mise à jour : le dimanche 18 septembre 2011.

Anne Stuart est un auteur de romans unique. Elle réussit avec sa quadrilogie, une oeuvre unique, forte et insatiable.



Editeur : Mira Books

roman de Anne Stuart

Résumé de l’auteur

Museum curator Summer Hawthorne considered the exquisite ice-blue ceramic bowl given to her by her beloved Japanese nanny a treasure of sentimental value — until somebody tried to kill her for it.

The priceless relic is about to ignite a global power struggle that must be stopped at all costs. It’s a desperate situation, and international operative Takashi O’Brien has received his directive : everybody is expendable. Everybody. Especially the woman who is getting dangerously under his skin as the lethal game crosses the Pacific to the remote and beautiful mountains of Japan, where the truth can be as seductive as it is deadly…

Avis de Callixta

Je ne vais pas tergiverser pour commencer cette chronique sur le dernier livre d’Anne Stuart, Ice blue : j’ai été bluffée et j’ai adoré.

Ice blue est le troisième tome d’une série hallucinante surnommée les Ice, commencée il y a quelques temps avec Black ice et poursuivie avec Cold as ice.

Trois livres et trois héros : Bastien, Peter et dans le dernier, Takashi O’Brien. Ces trois hommes appartiennent à une agence privée qui aide à chasser les grands criminels qui veulent faire des massacres de masse. Ils ont tous été choisis pour leur extrême efficacité, leur total dévouement à la cause et le contrôle impressionnant de leurs émotions.

Avec Takashi, Anne Stuart atteint une sorte de sommet dans la description de ce type d’individu, parvenant à mettre en scène l’être le plus glacial et le plus brûlant qui soit. Il y a du Fuji Yama dans cet homme, un volcan couvert de neige !

Quand le roman commence, il est en mission pour arrêter le projet délirant d’un gourou d’une secte japonaise qui attend la nouvelle année lunaire pour mettre en place la destruction totale de ses membres et du monde. Entre Takashi et celui qui se fait appeler le Shirosama, il y a Summer Hawthorne. Celle-ci est une spécialiste de l’art japonais qui a hérité de sa nounou nipponne une coupe ancienne d’une grande valeur et dont elle va découvrir qu’elle a contenue les restes d’un moine albinos que le Shirosama prétend réincarner. Summer refuse de céder l’objet depuis longtemps et son obstination va la plonger dans le chaos.

Pour rendre compte du côté exceptionnel du roman , il faut déjà dire que c’est une romance inclassable. Je dirais même qu’il faudrait inventer une terminologie nouvelle pour Anne Stuart. Évidemment, ce qu’elle écrit se rapproche du romantic suspense mais c’est très loin du style classique et elle fait complètement exploser les notions du suspense et surtout du romantisme. C’est de la romance extrême comme il existe des sports extrêmes.

Extrême, le dépouillement, l’épurement total de la description des sentiments des protagonistes. Takashi est à moitié japonais, à moitié gaijin (occidental). Cela fait de lui un être à part entre deux mondes, rejeté par sa famille traditionnelle japonaise mais pas vraiment intégré dans un monde occidental qu’il connaît peu ( il n’a jamais connu son père ni sa famille occidentale). Il a la grâce, l’intelligence et la réserve glaciale que l’on peut rencontrer chez certains asiatiques. Le portrait qu’en fait Anne Stuart est déjà une réussite absolue.

Summer est elle aussi totalement verrouillée. Traumatisée par une douloureuse expérience dans son enfance, elle craint les hommes, l’amour et le sexe. Depuis la mort de sa nourrice, elle n’a jamais pleuré. Cela fait treize ans. Ce sont deux êtres qui refusent de montrer et même de reconnaître leurs sentiments qui vont s’affronter.

La lecture est comme une traversée du désert : le roman est intense et brûlant, les relations entre les héros arides et rudes mais il y a des oasis, presque des mirages. Taka ou Summer laisse échapper une émotion, une phrase, une pensée qui en dit tellement sur le tumulte qui les traverse. Ces moments sont rares et beaux. Même l’épilogue est de ce point de vue un modèle du genre.

Extrêmes, les conditions dans lesquelles se déroule le roman. Summer est une gêne pour Taka. Il doit obtenir d’elle des informations et la faire disparaître. La laisser en vie serait même dangereux. Le roman nous promène sur le fil du rasoir parce que Taka va très loin dans ses projets d’exécution, dans les moyens qu’il utilise pour parvenir à ses fins.

Extrêmes, les ressorts dramatiques utilisés et les caractéristiques des héros. La violence est omniprésente. Pas de sang, ni de cadavres à chaque page mais une violence sourde, latente qui ne vient pas que des « méchants » mais des héros eux-mêmes. Là aussi, on est sur le bord du gouffre, à la limite du pervers, du violent, du glauque. Mais Anne Stuart s’arrête toujours juste à temps.

Extrême aussi, l’intensité de l’attraction sexuelle entre ces deux êtres. Les scènes sont inédites, commencent où finissent en général celles qui sont plus classiques…

De plus, le roman baigne dans une atmosphère asiatique parfaitement rendue. Pas d’exotisme facile mais une vraie connaissance de la culture japonaise et des Japonais. La description du cousin de Taka, Reno, est, à ce titre parfaitement, révélatrice. C’est un de ses jeunes excentriques que le Japon engendre, qui vit dans un minuscule appartement high-tech (même les toilettes le sont !), et qui montre son envie de liberté et d’espace par son look étrange.

Les autres personnages secondaires sont rares mais laissent présager beaucoup. Isobel, celle qui dirige l’agence, une femme étrange et si malheureuse qui sera l’héroïne du prochain roman. Jilly, la jeune sœur de Summer, des évocations des héros des romans précédents ( Peter et Genevieve de "cold as ice")…

On retrouve enfin, les obsessions de Anne Stuart : les parents indignes et tout particulièrement la mère, les liens forts entre frères ou cousins…

Anne Stuart est arrivée à une sorte de perfection dans son art, une sorte de totale maîtrise de ce type de héros à ne pas mettre entre toutes les mains. C’est la seule réserve que je ferais : c’est extrême donc dérangeant. Si vous vous sentez prêt à plonger du haut d’un pont, alors lisez ce livre de toute urgence !

Quadrilogie des Ice

Black ice
Cold as ice
Ice blue

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 384
Editeur : Mira Books
Langue : Anglais
Sortie : avril 2007
Prix : 5,41 €


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