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Da Vinci Code - Avis +
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mardi 30 mai 2006.

Da Vinci Code, le film de Ron Howard inspiré du best-seller de Dan Brown, réalisait l’ouverture hors compétition du 59e festival de Cannes. Comme je n’ai pas lu le livre, je vais tenter de résumer l’intrigue que l’on voit à l’écran.

film américain de Ron Howard (2006)

Le conservateur du Louvre, Jacques Saunière (Jean-Pierre Marielle) vient d’être assassiné par un moine déséquilibré, Silas (Paul Bettany), membre de l’Opus Dei. Robert Langdon (Tom Hanks), spécialiste des symboles religieux, est convoqué à Paris par le commissaire Fache (Jean Réno) et le lieutenant Collet (Etienne Chico). Le commissaire soupçonne Langdon du meurtre. Celui-ci, aidé par la petite fille de Saunière, Sophie Neveu (Audrey Tautou), parvient à échapper à la police. Ils constatent que Jacques Saunière, avant de mourir, a donné des indices chiffrés qui les amènent vers divers tableaux de Léonard de Vinci exposés au Louvre. A l’un d’entre eux, ils découvrent une mystérieuse clé. Ils s’en emparent et fuient dans Paris. Langdon va demander conseil à Sir Leigh Teabing (Ian McKellen) qui a déjà décodé bien des mystères sur les peintures de Leonard de Vinci. Ensemble, ils s’envoleront pour Londres où les attendent bien d’autres péripéties.

La présence de Jean Réno comme commissaire bourru (comme toujours !) m’a tout de suite fait penser à un n-ième épisode des Rivières pourpres (après Rivières pourpres 1 et 2 et L’empire des loups) dans une enquête sur des meurtres à connotation ésotérique, la différence étant que le romancier français Jean-Christophe Grangé est remplacé par l’américain Dan Brown dont le best-seller Da Vinci Code a conquis la planète.

C’est en fait un épisode de luxe de ces enquêtes politico-mystiques, avec de gros moyens dont a bénéficié le réalisateur Ron Howard : la visite du Louvre fait penser à la célèbre série-TV des années 1960 : Belphégor de Claude Barma, les flash-backs sont somptueux. A chaque découverte historique (le premier pape, l’inquisition, Jésus et Marie-Madeleine), on vit la scène à l’écran dans des couleurs étranges comme des tableaux magnifiques qui nous replongent dans le passé. Les symboles décodés dans les tableaux de Leonard de Vinci sont prodigieux et troublants. La plus belle scène se passe chez Sir Leigh Teabing (Ian McKellen) qui a décodé La sène de Léonard de Vinci. A l’aide de son ordinateur, il a décomposé les deux personnages principaux de tableau, Le Christ au contre, et, à ses côté, celui censé représenté l’apôtre Jean. A le voir de plus près, il a des traits féminins, et, si on augmente la luminosité, à un début de sein (suggéré). Ils sont penchés l’un à droite (Jésus), l’autre à gauche. Si à l’aide avec l’ordinateur, on inverse l’ordre, on les voit l’un contre l’autre dans une position pleine de tendresse. La révélation est faite : il ne s’agit pas de l’apôtre Jean, mais de Marie-Madeleine, qui, contrairement à ce que l’on a lu, n’est pas une prostituée, mais d’ascendance royale et Jésus et Marie-Madeleine ont eu tous les deux une véritable liaison d’amour. Cette analyse du tableau par ordinateur est absolument géniale !

Avant de mourir, Jacques Saunière a écrit la suite de Fibonacci dans le désordre (encore un mystère !) Robert Langdon utilise cette suite dans l’ordre (0, 1, 1, 2, 3, 5, 8 etc. : chaque nombre est la somme des deux précédents) pour décoder la clé découverte dans un des tableaux de Leonard de Vinci à la banque, et le coffre contient un cryptex, une invention de Léonard de Vinci qui contient un parchemin donnant d’autres révélations !

Bref, tous ces décryptages de clés, d’indices sont passionnants et ludiques. Pendant 2h30, on est tenu en haleine en attendant impatiemment la scène suivante pour découvrir de nouvelles énigmes. Ce côté récréatif a dû échapper aux critiques qui ont massacré très injustement ce très beau film, au rythme haletant avec des images somptueuses.

Les comédiens sont à la hauteur. Tom Hanks, comme toujours, est très à l’aise. Audrey Tautou se montre beaucoup moins ’nunuche’ que dans Amélie Poulain et n’hésite pas à frapper le moine Silas avec une énergie qu’on ne lui soupçonnait pas. Celui-ci est interprété par un Paul Bettany (découvert dans Dogville et Master and commander) inquiétant et glaçant. Jean Réno nous rejoue le commissaire bougon des Rivières pourpres, un personnage très rôdé (un peu trop !), mais le top est le très grand Ian McKellen, aussi à l’aise dans la peau de Sir Leigh Teabing que dans celle de Magneto dans X-Men III (sorti cette semaine).

Bref, Da Vinci Code est un grand film d’aventures qu’on vit avec autant de plaisir qu’une histoire de Tintin, de Rouletabille ou d’Indiana Jones. Son lynchage médiatique me rappelle l’accueil du Grand Bleu de Luc Besson, que les critiques cannoises avaient également massacré, et qui est considéré aujourd’hui comme un film culte des années 1980. Avec le temps, nul doute que Da Vinci Code de Ron Howard sera considéré plus tard comme le film culte des années 2000.

A voir !

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