
Éditeur : Culturea
roman de Jules Verne
– À aucun prix, ne nous séparons pas !… Restons ensemble, ou nous sommes perdus !…
– Tu ne prétends pas nous faire la loi ! s’écria Doniphan, qui venait de l’entendre
C’est au début de l’année 1860 que le navire, le Sloughi, est parti à la dérive à travers l’océan Pacifique sud. Il avait à son bord quatorze pensionnaires d’un collège de Nouvelle-Zélande, ainsi qu’un jeune mousse. Âgés de huit à quatorze ans, ces garçons ont touché terre sur une île déserte.
Ils vont devoir s’organiser pour survivre. Trois leaders émergent : Briant le brillant Français, Doniphan, le belliqueux Anglais, et Gordon, l’organisateur américain. Mais alors que la dissension se développe, un groupe de pirates accoste l’île.
Faisant partie du cycle des Robinsonnades de Jules Verne, ce roman, datant de 1888, souffre de légers problèmes de cohérence. Tout d’abord, l’île constitue une anomalie géologique et zoologique. Dépourvue de relief élevé, elle dispose néanmoins d’une importante quantité d’eau douce (un cinquième de l’île est composé d’un lac d’eau douce). De plus, bien que située loin du continent américain, elle est peuplée d’une grande variété d’animaux. Comment ont-ils pu se retrouver là ? Dans L’Île mystérieuse, les naufragés de l’air envisagent que leur île puisse être ce qui reste d’un vaste continent submergé, ce qui expliquerait la richesse de la faune. Après tout, pourquoi pas ?
Cependant, l’abondance de l’eau potable comme celle de la nourriture ôte un important ressort dramatique. La survie des quinze garçons n’est guère menacée. De plus, à la fin du roman, les garçons apprennent qu’ils se trouvent sur l’île Hanovre en territoire chilien (la véritable île Hanovre est située très près du continent). Or, cette île se trouve sur les cartes maritimes (tout comme d’ailleurs l’île Tabor dans L’Île mystérieuse). Elle peut donc constituer une importante réserve d’eau douce et de viande fraîche pour tous les navires croisant dans ses eaux.
Quant à la colonie de phoques, elle aurait dû entraîner de fréquentes visites sur l’île de navires venus prélever leur huile. Curieusement, personne n’y fera escale, sauf les pirates par accident. Anecdotiquement, précisons qu’au cours de la deuxième année, les enfants découvriront un arbre sucré d’où il sera possible de produire de l’alcool. En effet, en un peu moins de deux ans, les quinze enfants ont consommé la presque totalité de l’alcool qui était conservé à bord du Sloughi, soit « 100 gallons de clairet et de sherry, cinquante gallons de gin, de brandy et de whisky, et quarante tonneaux d’ale, d’une contenance de vingt-cinq gallons chacun, plus une trentaine de flacons de liqueurs variées. »… Sans commentaire.
Fiche technique
Format : broché
Pages : 414
Éditeur : Culturea
Sortie : 18 avril 2026
Prix : 19,90 €
