
Éditeur : City Edition
roman de Diane McEvoy
Présentaion de l’éditeur
Anaïs Berg est une petite amie attentionnée, une voisine souriante et une professeure respectée. Elle mène à Liverpool une vie tranquille.
Un jour, dans une foule, elle aperçoit une silhouette qui fait douloureusement écho à un passé bien enfoui. Sans doute du surmenage. Puis elle a la sensation d’être suivie. Elle se raisonne, mais sort de moins en moins de chez elle. Sa maison. Son cocon. Où ses vêtements changent de place. Où une playlist se lance toute seule. Cherche-t-on à la rendre folle ?
Mais quand les menaces se font directes, Anaïs comprend : quelqu’un sait, et le piège est en train de se refermer doucement sur elle.
Avis de Thérèse
Moi, Anaïs Berg, premier roman de Diane McEvoy, a reçu le Prix du Roman de l’Eté 2026, organisé par City Editions, Cosmopolitan, J’ai Lu et Lizzie, à l’unanimité du jury parmi 648 manuscrits.
Diane McEvoy frappe fort dès le prologue où une jeune femme se réveille enterrée vivante dans son propre jardin et réussit à s’enfuir sans donner l’alerte. Mais où se situe réellement cet épisode dans le roman ?
A Liverpool, Anaïs Berg, professeur d’université et spécialiste reconnue des Beatles, mène une vie paisible avec son mari Joe, même si elle craint en permanence qu’on découvre son passé. Mais, depuis quelque temps, elle se sent suivie, épiée, elle reçoit des messages la menaçant de révéler la vérité. Elle soupçonne tout le monde. Mais qui est réellement Anaïs Berg ?
A Chester, Lucas Maunin, un adolescent de quinze ans, découvre par hasard qui a été adopté, qu’il est en réalité né sous X à Versailles. Profitant de ses vacances d’été chez sa tante à Paris, il décide d’enquêter, à la recherche de ses vrais parents. Mais la vérité se dissimule peut-être bien sous plusieurs masques.
Les récits parallèles d’Anaïs et de Lucas semblent les diriger fatalement l’un vers l’autre, mais tout à coup on perçoit quelques anomalies dans l’histoire. Moi, Anaïs Berg est un roman qui se lit rapidement, avec des chapitres courts et rythmés, donnant la parole alternativement à Anaïs et à Lucas. L’atmosphère est prenante, oppressante, parfois lente mais inexorable, la tension est permanente et le mystère ne se dévoile que dans les tous derniers chapitres. La personnalité de Lucas, son approche décalée du monde adulte et son humour adolescent permettent par moments de détendre l’ambiance.
Diane McEvoy aborde avec finesse les thèmes de l’identité, du passé impossible à enterrer, de la maternité, mais aussi des mensonges, de la vengeance, le tout rythmé par les titres de Beatles mais aussi de David Bowie. Versaillaise ayant longtemps vécu à Liverpool, passionnée de musique et titulaire d’un master sur les Beatles, elle a donc choisi d’ancrer son premier roman dans un décor et un contexte qu’elle connait bien (même si on lui souhaite de n’avoir jamais eu à manier une pelle une nuit au fond d’un jardin !).
Ne refermez pas le livre sans avoir lu les remerciements de l’autrice, ainsi que ses conseils sur le maniement de la pelle, la playlist de l’histoire, les conseils pour ceux qui voudraient visiter Liverpool, mais aussi les titres auxquels le roman a échappé, dont L’appel de la pelle qui lui tenait beaucoup à cœur mais qui n’a pas été retenu, on se demande bien pourquoi…
Un bon thriller psychologique à lire cet été, avec la promesse de quelques frissons fort appréciables quand les températures s’emballent !
Fiche technique
Format : broché
Pages : 272
Éditeur : City Edition
Sortie : 20 mai 2026
Prix : 18,90 €