
Editeur : Big Kana
de Daichi Kawada
Ce sont mes dessins qu’elle aime, pas moi.
Shintarô Ibuki appartient au club d’arts plastiques du lycée. Aussi, c’est en toute logique qu’il se voit souvent confier de petits travaux de bricolage pour l’école. Le fait qu’il ne connaisse rien au bricolage, ni même aux outils qu’il doit utiliser, n’entre pas en ligne de compte. Le salut se nomme Kyôko Sugisaki. Elle s’empare des outils et réalise un travail parfait, aux antipodes de celui de Shintarô. La jeune fille se révèle être une apprentie artisane, spécialisée dans la fabrication de taiko (tambours traditionnels japonais).
Notons que l’artisanat japonais repose sur une reproduction des techniques familiales (dans le cas de Kyôko, celle de son grand-père). Par opposition, les arts plastiques où évolue Shintarô impliquent un processus de création individuelle. Une autre opposition concerne le caractère des deux protagonistes. Le timide Shintarô doit coopérer avec la maussade Kyôko. Néanmoins, chacun découvre peu à peu le centre d’intérêt (artistique et artisanal) de l’autre. Bien entendu, il est hors de question qu’ils éprouvent de l’intérêt l’un envers l’autre. Ce serait impossible. Hum, le mot rancard n’aurait-il pas été prononcé ?
Cette comédie romantique repose sur la rencontre entre deux personnes totalement différentes. Le dessin des visages retranscrit parfaitement la personnalité des deux protagonistes.
Fiche technique
Format : poche
Pages : 184
Traduction : Alice Kukor-Pilas
Editeur : Big Kana
Collection : Life
Sortie : 24 avril 2026
Prix : 8,10 €
