
Éditeur : Panini Comics
de Mark Millar, Jeffrey G. Jones et Dick Giordano
– Vous n’êtes plus que des cibles en mouvement pour moi : un stand de tir avec des petites têtes qui explosent comme des noix de coco en hurlant.

Il est vrai que la profession de tueurs à gages n’est guère sereine. En effet, le père de Welsley travaillait pour la Fraternité. Cette organisation de super-vilains dirige le crime organisé depuis 1986. Des super-vilains ? Mais que font les super-héros ? Ils ont été anéantis. Logique : si les super-vilains sont légion et les super-héros si peu… une attaque concertée contre les défenseurs de la justice aurait des effets dévastateurs.
Heureusement que les super-vilains de Marvel et de DC comics n’y songent jamais ! Ici, les super-héros ont été neutralisés et leur existence effacée de la mémoire collective. Privés de pouvoirs, les quelques rescapés ont subi un sort similaire. C’est ainsi que le Justicier est devenu grabataire, qu’un type « super » signe des autographes contre de l’argent et que la princesse guerrière est devenue une alcoolique ménopausée qui croit qu’elle était une vedette de télé (Rappelez-vous « elle ne craint jamais rien ni personne !« ).
Wesley a la possibilité de toucher les 50 millions de dollars d’héritage de son paternel à condition d’être employé à son tour par la Fraternité. Son boulot consistera, tout comme son père, à assassiner des gens. Bien entendu, il accepte et son apprentissage lui permet d’éliminer tous ceux qui l’ont énervé durant sa vie.
Puis vient la rencontre avec les leaders de la Fraternité. Il existe cinq chefs (un pour chaque continent) : le Professeur (un savant fou inspiré de Lex Luthor) dirige l’Amérique, Adam One (basé sur Vandal Savage) l’Afrique, Ching-Sang (inspiré du Mandarin et de Ra’s al Ghul) l’Asie, Le Futur (une autre version de Kang) l’Europe et enfin Mister Rictus (ressemblant beaucoup au Joker) râle, car il n’a obtenu que l’Australie.
Pour Wesley, avide de vengeance, il faut savoir lequel a abattu son père. Mais ne serait-ce pas trop évident ? N’oublierait-il pas la séduisante Fox, ancienne compagne de son père et devenue la sienne ? Elle était autrefois associée au « duo dynamique » (le détective et son équipier adolescent),… toute référence avec qui vous savez est purement fortuite1.
On peut voir dans la série Wanted2 une allusion à la mini-série 1985 de Mark Millar & Tommy Lee Edwards où un monde dépourvu de super-héros (le nôtre) se voyait envahi par tous les super-vilains venus d’une dimension parallèle (celle des comics de Marvel) et où le Fondeur se réjouissait de fondre des gens, ce qu’il n’avait jamais autorisé à faire dans les comics ! Ici, ils bénéficient d’une impunité totale pour leurs forfaits.
De même Mark Millar va plus loin, parodiant les univers classiques avec le dénommé Gros-Con qui est en fait un super-héros inversé (Bizarro) ou bien ce super-vilain ressemblant à Concrete et dont le corps est formé de l’agglomération d’excréments des 666 êtres humains les plus malfaisants que la Terre ait jamais porté, dont Adolph Hitler.
L’amoralité constante des protagonistes sert l’humour noir.
- Le look du personnage de Wesley est inspiré du rappeur Eminem, tandis que celui de Fox est inspiré de celui de l’actrice Halle Berry. ↩︎
- Adapté au cinéma en 2008 sous le titre Wanted : Choisis ton destin
↩︎
Fiche technique
Format : album
Pages : 134
Scénario : Mark Millar
Dessin : Jeffrey G. Jones et Dick » Giordano
Couleurs : Paul Mounts
Episodes originaux : Wanted # 1 à 6
Traduction : Ben KG
Éditeur : Panini Comics
Sortie : 13 avril 2016
Prix : 22 €