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The machinist - Avis +
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le lundi 5 mars 2007.

Comment se réveiller d’un cauchemar si vous n’êtes pas endormi...



The machinist est un drôle de film, pas marrant pour un sou, mais un film qui se joue de nous jusqu’à la fin, tout en douceur. Le scénario nous laisse entrevoir l’histoire d’un homme qui sombre dans la paranoïa à moins que ce soit son entourage qui participe à complot.

film espagnol de Brad Anderson

La première partie du film, on nous montre un Christian Bale décharné [1], qui ne peut plus dormir depuis un an, qui mange à peine et qui commence à halluciner. Son seul bonheur est composé de deux femmes, une prostituée qui n’attend qu’un mot de lui pour se caser et une serveuse avec un enfant qui lui donne son écoute pleine de compassion et de gentillesse, et, quelque part, son amour maternelle.

Mais hallucine-t’il ou au contraire existe-t’il une conspiration pour le faire virer de l’usine où il travaille comme ouvrier. En effet à cause de son inattention, un équipier a perdu un bras et les autres veulent son départ. De plus un homme robuste et vicieux, Ivan (John Sharian) le harcèle jusqu’à ce qu’il perde complètement pied. On commence à penser à Fight Club, et pour tout vous dire, une grosse déception pointe son nez car si le film est particulièrement bien interprété, bien mis en scène avec une image magnifique, mélancolique, angoissante, le coup de la fatigue-maladie mentale, on nous l’a assez fait.

Mais gardez-vous bien de juger ce drôle mais beau film qui parle d’un autre processus du cerveau qui démontre que le psychisme est bien le plus fort. Bienheureux celui qui saura dénouer les multiples pistes qui mènent jusqu’au dénouement. Quoiqu’il en soit, il est un véritable plaisir pour l’esprit, pour les yeux et pour sa qualité intrinsèque.

Ce film tourné en anglais en Espagne par une équipe pratiquement totalement espagnole nous bluffe pas son savoir faire, par les touches impressionnistes qui nous renvoient à nos tics de tout étiqueter, en permanence. Lorsqu’on quitte la salle on est rempli de sentiments mélangés : dureté, âpreté, beauté, douceur, paix. Une expérience à faire dès que possible.

Site du film

[1] il faut absolument qu’il nous explique comment il a pu en arriver là, à près d’1m90 il est descendu jusqu’à 50 kg

L'auteur Valérie Revelut
Son site : Onirik
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