Onirik
Mirrors - Avis +
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mercredi 10 septembre 2008.
film américain d’Alexandre Aja (2008)

Résumé

Un ancien flic, forcé de démissionner de son travail après un accident ayant couté la vie de son associé, travaille à présent comme veilleur de nuit dans un grand magasin brûlé et abandonné. Seuls quelques miroirs ont survécu aux flammes. Il réalise que ceux-ci cachent un horrible secret qui les menace, lui et sa famille.

Avis de Trinity

Avis aux fans d’Alexandre Aja, si vous avez adoré Haute tension ou La colline a des yeux, sachez que ce n’est pas du tout le même genre de films et que vous risquez d’être déçus ! En effet, il y a très peu de scène gore ou d’humour au second degré, ce long-métrage étant beaucoup plus psychologique qu’horrifique.

Après une fusillade où il a été impliqué et qui a entraîné la mort de son partenaire, Ben Carson a complètement plongé puisqu’il a perdu son travail de flic, sa femme et ses enfants. Il est retourné vivre avec sa petite sœur qu’il adore et trouve un emploi de gardien de nuit dans un grand magasin de New York dévasté par un incendie. Fait étrange, les miroirs ont l’air intact et propre. Durant ses tournées de surveillance, Ben commence à voir puis à entendre des choses mystérieuses sur les miroirs.

Les miroirs sont au cœur du film. Le miroir est un objet qui date depuis l’Antiquité et qui est devenu tellement banal que plus personne ne songe à se rappeler alors que personne ne peut s’en passer. Et pourtant, il permet à chacun de se refléter et en quelque sorte de donner la preuve de sa propre existence dans le monde matériel. Mais le miroir donne une image déjà déformée puisque la réflexion est inversée. Dans ce cas-là, pourquoi ne pourrait-on pas penser que le miroir nous donne une vision modifiée de la réalité ? C’est sur ce constat de base que le réalisateur Alexandre Aja a décidé de poser son film, poussant jusqu’à utiliser toutes les matières réfléchissantes, comme le rétroviseur ou l’eau. Les effets spéciaux sont vraiment remarquables avec des détails tout le long du film qui, s’ils ne sont pas montrés du doigt par le scénario ou mis en avant, sont néanmoins furtifs et visibles à l’œil nu. Le travail sur les surfaces réfléchissantes est particulièrement soigné, tout comme la reconstitution du grand magasin brûlé.

L’ambiance du film est tout en mystères et en obscurité et les éléments de films d’horreur sont malheureusement on ne peut plus classiques. Les évènements surgissent au départ durant la nuit, ce qui est bien pratique puisque Ben est employé de nuit, et la grosse musique angoissante accompagne le spectateur dans chaque montée d’adrénaline, de sorte qu’il y a peu de scènes où la surprise est vraiment réelle, du moins pour les habitués du genre. Mais très vite, les miroirs rattrapent le jour et quelques scènes franchement gore, avec sang qui gicle et apparitions de cadavres mutilés, débarquent pour enfin donner un peu de piment au long-métrage.

Le film tourne en fait principalement autour du personnage de Ben, un homme brisé qui a tout perdu en l’espace d’un instant, et qui n’a plus le goût de vivre, hormis pour sa famille. Alcoolique et dépendant aux médicaments, il trouve enfin le moyen avec cette histoire de faire sa rédemption et paradoxalement, de devenir un homme meilleur en tentant de sauver sa femme et ses enfants d’un danger mortel. Kiefer Sutherland interprète avec conviction cet homme qui n’a pas été épargné par la vie, même s’il lui manque une fragilité propre aux héros de films d’horreur qui permettrait au spectateur de s’identifier et d’avoir peur en même temps que lui. Ici, ce n’est pas vraiment le cas puisque malgré ce qui se passe, Ben semble imperméable à la panique pure et à l’impuissance.

Parallèlement à ce film dont le rythme n’est pas aussi rapide qu’on pourrait l’espérer, les scènes finales sont d’autant plus brusques et surprenantes puisqu’on retrouve des ficelles qu’apprécieront les amateurs du genre, avec possession, combats avec un ennemi terrifiant et un retournement de situation final qui laisse le spectateur bouche bée. Une jolie conclusion pour ce film beaucoup plus profond que ce que l’on pourrait penser et qu’apprécieront davantage les amateurs du genre thriller que du film franchement gore.

Fiche technique

Sortie : 10 septembre 2008

Avec : Kiefer Sutherland, Paula Patton, Cameron Boyce

Genre : horreur

Durée : 111 minutes

L'auteur Francesca
Son site : Le monde de Francesca
Sa fiche
A gagner !

28 avril : Gagnez le tome 1 de Incarnatis


La gagnante est prévenue !


Vous avez aimé
Mailing list
Google Groupes Bêta
Visiter ce groupe
Recherche article

Add to Google
http://www.wikio.fr