Onirik
L’interview de Noël d’Alice Quinn
Onirik -> Sous les projecteurs -> Dernière mise à jour : le mercredi 24 novembre 2021.

Voilà une romancière que l’on apprécie particulièrement car elle a l’art et la manière de se réinventer complètement à chaque nouveau roman et elle a le don de nous surprendre ! On avait adoré sa saga cannoise mettant en scène un Guy de Maupassant et une courtisane détectives, et on a beaucoup aimé sa romance provençale, écrite avec Sandra Nelson...



Merci beaucoup à Alice Quinn d’avoir pris le temps de répondre avec tant de fraîcheur et de détails à ce petit questionnaire de saison, on adore ses réponses ! On vous conseille tout particulièrement sa romance de Noël, qui se passe en Provence, et qui répond au joli nom de Love me doux !

Onirik : Tu viens d’écrire une romance de Noël à quatre mains. Peux-tu nous en dire plus sur cette expérience et comment est né ce projet ?

Alice Quinn : Je partage avec Sandra Nelson, autrice de comédies et de livres jeunesse, le goût de la comédie. Et je ne sais pas pourquoi, nos discussions débouchent souvent sur des idées d’intrigues. L’an dernier nous nous sommes lancées ensemble dans l’écriture d’une comédie pour le théâtre (il nous reste à la faire jouer). Le confinement a calmé notre espoir de la voir incarnée par des comédiens. La frustration s’y mettant, juste après Noël, on s’est mises à parler des romans, romances et films de Noël.

J’adore la période de Noël, peut-être pour moi une façon d’effacer la dépression qui me guette à chaque mois de novembre ? Je retombe en enfance, j’aime les odeurs, les lumières, l’agitation générale, et j’accepte tout ce qui va avec, même le côté qui parfois peut sembler fabriqué et factice. Je prends tout. C’est la période où j’aime lire des romances de Noël, encore faut-il qu’elles soient pleine d’humour. Sandra en revanche, ne supporte pas cette ambiance qui l’attriste. Le bonheur sur commande la déprime, elle le ressent comme surfait. C’était donc génial ! En nous associant nous pouvions immédiatement nourrir deux personnages s’opposant sur le thème rien qu’en puisant dans nos propres sensations. D’autant plus qu’il s’agit ici d’un quasi incontournable dans les romances de Noël.

On en a profité pour faire de notre héros, Matias, un homme comme nous en rêvons. Bien sûr il est beau gosse ! Mais c’est un homme à la fois terrien et raffiné, qui adore cuisiner ! Au fil des pages, il a soudain gagné un chien qui ne lâche pas Angela, à son grand dam. Matias est doux, il vit seul, il a Angie son amie à quatre pattes qu’il surchouchoutte (jusqu’à lui préparer des pizzas rien que pour elle et partager son canapé devant la télé). Et bien sûr il adore les décos de Noël et les comédies musicales hollywoodiennes...

Mais quoi qu’il voudrait nous faire croire, son cœur ne bat depuis son adolescence que pour Angela. Moins sereine. Citadine et ambitieuse. Toujours dans la lutte pour se faire reconnaître, pour atteindre ses objectifs. Elle a beaucoup de choses à prouver à son père, qui n’est plus de ce monde, mais en fait surtout à elle-même. Une revanche à prendre. Pas du tout sur la même longueur d’onde.

Ces deux-là se sont vite imposés à nous et leurs amis ont suivi, la vieille Simca, le vignoble en Provence, les coutumes provençales et le réveillon des cœurs solitaires organisé par Matias au domaine le soir du Réveillon. Bien entendu, l’étincelle était là. Le défi était lancé.

Vivant toutes les deux dans le Sud de la France, nous avons été piquées de voir que les romances de Noël mettent souvent à l’honneur les pays du Nord, anglo-saxons ou Grand Est de la France, et que la Provence semblait écartée de la fête. Pourtant les coutumes de Noël en Provence sont très belles, pleines de poésie, avec les santons de terre cuite et leur légende pastourelle, (tu ne seras pas étonnée de savoir que mon préféré est Lou Ravi) la crèche chantée façon grassoise avè l’accent, la place du pauvre qu’on laisse à table et les treize desserts... J’ai souvent pu constater que des amies parisiennes ignoraient tout de ces jolies traditions.

Nous avons commencé par écrire chacune un personnage mais nous étions frustrées par cette méthode et nous avions envie de nous mettre dans la peau de chacun. Très vite le rythme de deux à quatre chapitres par tour d’écriture s’est imposé. Quel plaisir nous avons eu à échanger, digresser, partager, palabrer, négocier parfois pour un mot ou une chanson évoquée ! Une sensation d’énergie constante.

Onirik : Raconte-nous un souvenir de Noël...

Alice Quinn : J’ai peu de jolis souvenirs de Noël de mon enfance car (bon, je ne vais pas vous faire pleurer) mais disons que souvent mon père avait le don de gâcher les fêtes.

Résultat, quand ma fratrie et moi avons atteint l’âge adulte, nous avons pris notre revanche et nous aimons particulièrement célébrer le réveillon ensemble, nous chouchouter, nous régaler. Nous avons réduit la voilure sur les cadeaux souvent inutiles, sauf aux enfants, mais nous essayons de transformer la soirée en chorale, de chanter des airs provençaux justement, et parfois d’organiser un karaoké. Bref, la soirée se transforme souvent en show.

De loin, mes meilleurs souvenirs de Noël datent de quand mes enfants étaient petits et que nous préparions ensemble avant qu’ils se couchent un plateau pour le père Noël avec des mandarines, des gourmandises et un verre de lait. Il ne fallait pas oublier ensuite quand ils étaient endormis de grignoter tout ça, et de laisser miettes et pelures bien en vue. Les traces de son passage... Leurs regards émerveillés devant ces restes étaient magiques. Ça brillait plus que devant les cadeaux.

Onirik : Partage avec nous un de tes petits plaisirs de Noël...

Alice Quinn : Ils sont multiples et quasi quotidiens à partir du moment où je sors les décos de leurs cartons. Mais ce que j’aime particulièrement c’est confectionner des sablés à la lavande et à la bergamote avec une playlist spéciale Noël. Et j’avoue que les Beatles sont souvent de la fête. Mais aussi Marilyn ou Judy Garland.

Cette année je me suis fait plaisir en testant les recettes de cuisine qui sont dans notre roman. Je salivais au fur et à mesure de l’écriture, je savais que tôt ou tard, ces plats sortiraient des pages pour finir sur ma table !

Onirik : Une chanson particulière qui te trotte dans la tête ?

Alice Quinn : Tiens c’est bizarre, en ce moment c’est souvent Love me do ! Ce n’est pas une chanson de Noël pourtant !

Onirik : Quel film nous recommandes-tu pour regarder sous un plaid au coin du feu ?

Alice Quinn : J’avoue que j’aime particulièrement revoir avec mon chat et un bon chocolat des vieilles comédies musicales d’Hollywood. My fair Lady avec Audrey Hepburn, Singing in the rain avec Gene Kelly, A star is born, avec Judy Garland, Certains l’aiment chaud, avec Marilyn, Top Hat avec Fred Astaire ou Funny Girl avec Barbra Streisand...

J’en oublie plein bien sûr. Heureusement on les trouve presque toutes de nos jours en streaming. J’aime beaucoup aussi revoir des comédies musicales indiennes comme Lagaan. Mais entre ces diamants, quelques perles romances de Noël se glissent inévitablement...

Cette année, pourquoi ne pas revoir Le journal de Bridget Jones, histoire de jubiler devant les pulls de Noël ? Ah oui, tiens, j’aimerais retrouver un vieux film en noir et blanc avec Claudette Colbert et Don Ameche, il me semble que le titre était Midnight. Merci Claire, tu m’as forcée à rechercher dans ma mémoire de bons souvenirs de vieux films...

Onirik : Une tradition que tu aimes retrouver année après année ?

Alice Quinn : Le brunch du matin de Noël, lendemain du réveillon. Le café odorant avec les victuailles de la veille, le salé et le sucré, la fougassette de la veille à la fleur d’oranger beurrée et confiturée, les visages endormis comblés, les petites attentions, les sourires béats, le chat qui joue avec les bolducs qui traînent. Et s’il fait beau, la randonnée de l’après-midi qui succède aux ripailles. Il faut bien éliminer tout ça !

Onirik : Une saveur ou une odeur que tu aimes tout spécialement à cette saison ?

Alice Quinn : Les gâteaux dans le four, la cannelle, la bergamote, la fleur d’oranger... Mais surtout, surtout, le chocolat chaud qui mijote dans une petite casserole. Allez je vais aller m’en faire tout de suite ! La recette de Matias !

Onirik : Si le Père Noël te lit (et il va le faire), que souhaites-tu lui demander pour cette année ?

Alice Quinn : Que la folie des hommes se transforme en danses et en chants. Qu’une tempête de rires et de gaieté balaye la planète pour transfigurer tous les grincheux du monde et leur faire voir la vie en rose. Et si on chantait tous ensemble Love Me Do ? Ou I wanna be love’d by you, avec Marilyn ?

Merci à Claire, d’Onirik, d’avoir pensé à moi pour Noël !

Et en bonus, le choix d’Alice...


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L'auteur Claire Saim
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