Onirik
Francesca - Avis +
Onirik -> Littérature -> Romance -> Dernière mise à jour : le lundi 1er novembre 2010.
Editeur : J’ai lu

roman de Julia Quinn

Présentation de l’éditeur

La vie est parfois cruelle. Après avoir passé tant d’années à papillonner de femme en femme, Michael Stirling est tombé amoureux fou de la seule femme qu’il lui était interdit d’aimer : Francesca, l’épouse de son cousin John, que Michael aime comme un frère.

Quand John meurt brutalement, Michael devient comte de Kilmartin. Désormais, Francesca est libre, mais le souvenir du défunt se dresse entre eux. Comment trouver le bonheur sans avoir l’impression de trahir celui qu’ils chérissaient tant ?

Avis de Valérie

Le sujet est à la limite déplacé et pourrait mettre certaines lectrices de romances historiques mal à l’aise. En effet Francesca, l’une des plus jeunes filles de la famille s’est mariée tôt - car très amoureuse - à un jeune comte, John Kimartin. Ce dernier décède rapidement et l’histoire va s’attacher à nous montrer son cousin et meilleur ami, Michael, amoureux fou dès le premier regard de Francesca, alors déjà promise à son parent. Michael va alors se construire une réputation - méritée - de joyeux libertin afin de chasser de ses pensées celle qu’il ne peut convoiter. De plus, très proche du comte, il devient également le meilleur ami de sa cousine par alliance.

Il supporte cet état en s’étourdissant grâce aux plaisirs qui l’empêchent de penser. Jusqu’au jour où John décède, sans signe avant coureur, de ce que l’on pourrait diagnostiquer comme un AVC. Non seulement Michael va bénéficier de la mort de son cousin en devenant lui-même comte, ainsi qu’hériter de sa fortune, sa position à la Chambre des Lords, mais il pourrait même se permettre de rêver d’avoir Francesca à ses côtés, sauf qu’il ne peut pas, décemment pas, convoiter tout ce qui a appartenu au défunt...

La culpabilité aidant, incapable d’affronter la jeune femme, il finit par fuir en Inde durant quatre ans pour se guérir de cet amour qu’il juge amoral. Commence alors la deuxième partie du livre... Michael décide de revenir à Londres secrètement ou presque afin de reprendre ses marques sans revoir Francesca. Pourtant, dès son arrivée, il va se retrouver nez à nez avec elle, car la jeune veuve a décidé de se rendre très tôt dans la capitale pour se préparer pour la saison. En effet, si elle aime toujours son défunt époux, elle souhaite d’une manière viscérale devenir mère.

Alors que le lecteur pouvait rechigner à poursuivre sa lecture après la description ostentatoire de l’amour partagé du couple, avant le drame, il comprend que sans cette première partie, les deux autres qui suivent ne pouvaient avoir cette intensité qui nous touche autant. Francesca refuse absolument de considérer son parent comme un homme. Avec lui, plus qu’avec un inconnu, elle aurait l’impression de trahir son serment de mariage. C’est aussi ce que ressent Michael, qui en plus doit subir la ronde des prétendants qui font le siège de leur habitation et profitent de le rencontrer à son club pour lui demander de les aider à gagner le coeur de la jeune Bridgerton.

Ce qui émeut dans cette romance inhabituelle de Julia Quinn, c’est cette désespérance liée au fait que ni l’un ni l’autre ne veulent céder face aux valeurs qui les définissent. Michael, en libertin fou amoureux est un personnage d’une grande sensibilité, et dont les sentiments sont d’une richesse touchante. Francesca est plus butée, et s’aperçoit alors qu’elle se croyait franche et honnête être prête à toutes les bassesses pour esquiver les situations qu’elle ne peut affronter.

Et puis, peut-on toujours aimer quelqu’un et le remplacer par un nouvel amour empli de passion et le faire avec bonheur ? Peut-on devoir son existence à celle d’un homme qui n’a pu profiter de ce qu’il avait légitiment gagné ? Étonnamment (car on ne l’attendait pas là), l’auteur va s’attarder avec justesse sur des sentiments plus délicats, plus difficiles à magnifier. De plus, elle étoffe les scènes où Francesca et Michael se laissent aller à leur passion sensuelle d’une manière qui nous rappelle tout de même une certaine Elizabeth Hoyt.

Au vu du sujet, on doutait du style léger et pétillant de Julia Quinn. Non seulement elle a su développer autour d’un thème assez rarement emprunté dans la romance, mais elle l’a fait en prenant le risque de perdre son lectorat après le premier tiers tout en les éblouissant ensuite par la justesse de son analyse sur le deuil et sur l’amour.

Nous avons là le roman, peut-être, le meilleur de la série !

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 375
Editeur : J’ai lu
Collection : Aventures & Passions
Sortie : 15 septembre 2010
Prix : 7,40 €


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