Onirik
99 francs : du livre au film
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le jeudi 12 juillet 2007.

Depuis le passage à l’euro, le roman est rebaptisé 14,99 euros. À sa sortie, en 2000, le livre produit un boucan incroyable.



Éditeur : Grasset

roman de Frédéric Beigbeder

Résumé de l’éditeur

Un directeur publicitaire, Octave, décrit le cynisme de son métier. Dans ce roman d’autofiction d’inspiration autobiographique, Frédéric Beigbeder raconte les désillusions des « créatifs d’élites » de slogans publicitaires face au management aux clients de l’agence de publicité qui l’emploie.

Tentant de rehausser le niveau culturel, moral et éthique des réclames qu’il produit, il se heurte aux refus du directeur de communication d’une grande marque de yaourts et voit son script progressivement édulcoré pour laisser place à un spot creux, caractérisant d’après lui le peu de considérations qu’ont les grandes marques commerciales pour les consommateurs et leurs préjugés vis-à-vis de leur intellect. Il erre dans un monde d’opulence de consommation, d’argent roi et perd ses repères humains et ne sait plus comment trouver le bonheur, malgré ou peut-être justement à cause de son niveau de rétribution démesuré. La drogue et les prostituées de luxe qu’il dépeint comme le quotidien des gens de son métier ne le satisfont plus, et il cherche de nouveaux frissons en dépassant les limites de la morale.

Dégoûté par son métier et par son propre génie pour le cynisme, il tente outrancièrement de se faire renvoyer. Ses tentatives se soldent par des échecs retentissants et le propulsent petit à petit au sommet de l’échelle. Au faîte de sa gloire, récompensé à Cannes pour un vrai-faux spot de publicité dans lequel il peut enfin exprimer sa créativité, il est rattrapé par la justice et ses abus passés.

Avis de Cécilia

À mi-chemin entre le pamphlet contre la société de consommation et le roman contemporain, 99 francs dénonce un monde immoral et amoral. D’après ce qu’il évoque, la situation ne risque pas de s’arranger. L’auteur rédige une critique sociale violente et virulente qui ne manque ni d’intérêt analytique, ni d’un certain humour noir propre à l’écrivain. Pourtant, on peut se questionner sur sa réelle motivation.

Frédéric Beigbeder, noceur invétéré depuis son plus jeune âge, publie ses observations sociologiques depuis 1994, il a alors 24 ans. Il est diplômé du CELSEA. Ne peut-on pas y voir un conflit d’intérêts ? Certes, nous pouvons argumenter qu’il connaît l’univers qu’il dénonce. On sent, sous une écriture fluide et pleine de finesse, un ego surdimensionné et une volonté de manger à tous les râteliers. Dénoncer et en profiter. Prendre le beurre, l’argent du beurre. Et la laitière si c’est possible. 99 francs comme son auteur plaît ou dégoûte parce qu’il joue sur tous les tableaux.

Par ailleurs, il manque une réflexion en profondeur. 99 francs est empreint d’une superficialité évocatrice d’une intelligence supérieure et d’une flème cérébrale sans borne. Dans une œuvre où le génie aurait pu surpasser toutes les analyses, nous lisons un écrit tout au plus alléchant.

Le saviez-vous ?

Ce best-seller a fait connaître Frédéric Beigbeder du grand public.

Fiche technique

Genre : roman contemporain
Éditeur : Grasset
Sortie : 28 août 2000
Format : broché
Pages : 208
Prix : 14,99 €

Site non-officiel de l’auteur
L'auteur Cécilia
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