Onirik
VOD : Le Serpent - Avis +
Onirik -> Télévision -> Séries -> Dernière mise à jour : le dimanche 25 avril 2021.
Plateforme : Netflix

série britannique de Richard Warlow et Toby Finlay (2021)

Présentation officielle

L’histoire de l’escroc Charles Sobhraj et les tentatives remarquables du diplomate néerlandais Herman Knippenberg pour le traduire en justice. Se faisant passer pour un négociant en pierres précieuses, Charles Sobhraj et sa compagne Marie-Andrée Leclerc voyagent à travers la Thaïlande, le Népal et l’Inde entre 1975 et 1976, commettant sur leur passage une série de crimes sur le « Hippie Trail » asiatique.

Avis de Chris

A Bangkok, dans les années 70, l’escroc Alain/Charles est l’instigateur d’un plan parfaitement maîtrisé, aidé d’Ajay son bras droit et de sa complice Monique/Marie-Andrée sa compagne. Depuis plusieurs mois, ils dépouillent les touristes de leur argent et falsifient les passeports de leurs victimes pour voyager en toute discrétion. Leur modus operandi est bien rodé. Ils manipulent leurs victimes, les droguent, les volent et les tuent.

Seulement, les cadavres d’un couple de hollandais refont surface. Ce double meurtre atroce va irrémédiablement changer la vie d’Herman Knippenberg. Jeune diplomate à l’ambassade des Pays-Bas, il se bat contre l’immobilisme de la police locale et l’inaction de son pays, dans le but ultime de coincer le Serpent.

Cette mini-série [1] de huit épisodes d’environ cinquante-cinq minutes chacun, peut paraître confuse au début. Si vous n’êtes pas habitués aux timelines [2] complexes, il vous sera difficile d’entrer dans cette histoire. Mais contrairement à The Witcher, nous avons des indications de temps.

Passer le troisième épisode, tout devient plus clair. Les personnages sont alors connus et le stress qui s’ensuit envers les potentielles victimes de ce trio infernal augmente. Ce stress, d’ailleurs, sera le fil conducteur du Serpent. On a une certaine appréhension pour toutes les personnes qui défilent devant nos yeux, s’ils vont réchapper de leur entrevue avec l’escroc, par exemple. Mais le personnage avec qui on a le plus d’empathie et donc d’angoisse, est sans nul doute Herman pour qui la traque devient autant un enjeu capital qu’une mise en danger constante.

Cette peur est décuplée par une mise en scène et un montage qui accentuent le suspense. Quelques scènes sont exploitées sous un nouveau jour. En effet, certaines d’entre elles nous proposent une vision biaisée, nous laissant croire à une fausse interprétation des événements. Parfois, il faudra attendre plusieurs épisodes avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Réussir à nous montrer des évènements selon des points de vue différents apportent un intérêt non négligeable à ce drame.

Toutefois, on est loin d’une série qui se veut spectaculaire ou dans le thème de l’horreur, malgré le propos sur un serial-killer. C’est avant tout une série qui fait la part belle à la psychologie des personnages et à leur détermination. Côté ambiance, des vidéos d’archives sont disséminées parmi celles tournées. Cela pourra surprendre, même si ça ne gâche pas forcément l’immersion, mais ça dénote avec le reste. Plus qu’un choix, on a le sentiment qu’il s’agit d’un manque de budget.

Le Serpent est une production internationale et s’appuie sur des acteurs de différentes nationalités. On vous conseille de la visionner en version originale sous-titrée, car en version doublée, vous perdrez tout le sel de cette mini-série. Le seul petit hic provient de Jenna Coleman qui casse un peu le réalisme tant apprécié. Elle est censée être québécoise et pourtant elle peine à convaincre. Pire, on a l’impression que la plupart du temps, lorsqu’elle s’exprime en français, elle ne comprend pas ses répliques et joue tel un robot.

Quant à Tahar Rahim, il est très convaincant dans le rôle de Charles Sobhraj et apporte encore plus ce sentiment d’être face à un homme terriblement dangereux. L’acteur a su mener son personnage sous différentes facettes : charmeur, séducteur, flambeur, beau-parleur, ayant un ego surdimensionné, prêt à tout pour réussir selon sa vision de la réussite. Alain a une véritable emprise envers ses compagnons, mais aussi envers quiconque le croise. On va même apprendre à l’apprécier avant de le détester. C’est un personnage complexe et très fouillé.

En dehors des deux personnages principaux, la performance de la totalité des acteurs est à saluer. On sent une volonté de bien faire, d’être au plus près de la réalité, celle d’un homme qui a commis des crimes, par orgueil et par facilité. Celle d’un homme qui mettra sa vie de côté pour tenter de coincer des personnes sans foi ni loi. Celle d’un couple qui a la malchance de vivre à côté de ses énergumènes. Celle de nombreuses personnes qui auront un impact de près ou de loin sur cette affaire retentissante.

Même si le scénario du Serpent [3] a été réajusté pour le côté télévisuel, notamment au niveau des dialogues, on comprend aisément comment ce trio a pu réussir à passer entre les mailles du filet si longtemps. Cette histoire vraie s’est déroulée à une époque où tout était encore possible, dans des pays qui n’avaient que faire de la disparition de hippies étrangers. C’était donc un magnifique terrain de jeu pour Charles Sobhraj.

Fiche technique

Réalisation : Richard Warlow et Toby Finlay
Genre : drame, biopic, policier
Avec : Tahar Rahim, Billy Howle, Jenna Coleman, Amesh Edireweera, Ellie Bamber, Mathilde Warnier, Grégoire Isvarine, Tim McInnerny...
Nombre de saisons : 1 (terminé)
Nombre d’épisodes par saison : 8
Durée d’un épisode : 55 minutes
Plateforme : Netflix
Sortie : 2 avril 2021

[1] Série construite en une seule et unique saison. Exemple : Queen’s Gambit

[2] Chronologie temporelle

[3] Produit par BBC One, Netflix, Living Films, Mammoth Screen

L'auteur Christelle Rio
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