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Le Crime du métro - Avis +
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le vendredi 11 mars 2022.
Editeur : 10/18

roman de Christian Di Scipio

Présentation de l’éditeur

Le 16 mai 1937, dans le métro, porte de Charenton, Laetitia Toureaux, jeune veuve d’origine italienne, prend place dans le wagon central de la rame. Il est désert. Elle est seule, assise dans le sens de la marche. Une station plus loin, on la retrouve assassinée.

Mais que faisait en première classe une ouvrière qui emballait des boîtes de cirage à Saint-Ouen ? Laetitia avait de multiples vies : originaire du Val d’Aoste, elle est venue enfant en France avec sa mère et ses frères et sœur. Cette jeune Italienne semblait porter en elle de troubles secrets : elle fréquentait le milieu interlope de la Cagoule, proche du grand banditisme et du fascisme mussolinien.

Crime passionnel, crime politique, c’est le roman noir d’une époque qui se joue dans sa courte existence.

Avis de Thérèse

Le crime du métro, c’est en fait l’histoire vraie du premier crime commis dans le métro parisien en 1937, peut-être d’ailleurs un crime parfait.

Le 16 mai 1937, Laetitia Toureaux, une jeune veuve d’origine italienne, ouvrière dans une usine de cirage, monte dans un wagon de première classe totalement vide du métro parisien. A la station suivante, elle est découverte morte, dans ce wagon où il n’y a toujours personne d’autre. Comment a-t-elle été assassinée ? Où est le meurtrier ? Et d’ailleurs, que faisait cette modeste ouvrière dans le wagon de première classe ?

La victime menait en fait une double vie, voire triple. Sous son prénom de Laetitia, elle travaille en usine, mène la vie frivole de la parfaite midinette, même si elle est parfois chargée de surveiller certains syndicalistes et travaille avec un détective privé. Elle assure aussi de temps en temps le vestiaire d’un dancing. Sous le prénom de Yolanda, elle se voit confier des missions par l’ambassade d’Italie, pour approcher certains individus opposés au régime de Mussolini.

Professeur d’histoire, journaliste et conférencier sur le thème des faits divers, Christian di Scipio n’a jamais été convaincu par la solution de l’énigme proposée par la police vingt-cinq ans après les faits. Il a donc décidé d’enquêter sur cette mystérieuse histoire, en consultant des centaines de journaux de l’époque ainsi que différents ouvrages (une bibliographie détaillée figure à la fin de l’ouvrage).

Faute de renseignements précis sur les derniers mois de la vie de Laetitia Toureaux, Christian di Scipio a choisi de présenter ses conclusions sous la forme d’un roman policier historique, richement documenté et passionnant. Il nous fait découvrir les liens qui existaient entre politiques et grand banditisme, nous révèle l’incompétence de la police dans cette affaire, d’autant plus qu’il s’agissait du premier crime dans le métro et qu’aucune procédure spécifique n’était mise en place.

Tous les événements publics du récit sont réels, presque tous les personnages ont existé, l’auteur a simplement dû en créer certains pour montrer de l’intérieur le fonctionnement de la presse et de la police.

Dans Le crime du métro, Christian di Scipio nous entraîne sans répit et avec impartialité dans un récit captivant dans la période de l’entre-deux-guerres, en compagnie d’une héroïne à laquelle on arrive à s’attacher malgré son rôle au service de l’Italie fasciste, dans une époque faussement légère.

Une lecture passionnante et instructive à la fois.

Fiche technique

Format : poche
Pages‏ : ‎408
Éditeur ‏ : ‎10/18
Sortie : 6 janvier 2022
Prix : 8,50 €

L'auteur Thérèse Riu
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