Onirik
L’Etrange Festival 2021 - films en compétition
Onirik -> Cinéma -> Dernière mise à jour : le mardi 21 septembre 2021.
Lieu : Forum des Images (Paris)

du 8 au 19 septembre 2021

Retour sur les films que nous avons pu visionner lors de cette nouvelle édition de l’Etrange Festival !

Le film qui a emporter le Grand Prix nouveau genre Canal+ est The Innocent de Eskil Vogt et le prix du public est pour le film de Phil Tippett Mad God.

Nous placerons donc l’avis sur The Innocent en premier, puis les autres films seront mis dans l’ordre alphabétique.

The Innocent de Eksil Vogt

Ida et sa famille débarque en banlieue. La pré-adolescente n’est pas contente. Elle n’a plus de repère et comme ce sont les vacances, elle n’a pas d’amis avec lesquels jouer. Surtout que ses parents veulent qu’elle s’occupe de sa grande-sœur Anna. Anna est l’ombre dans la vie d’Ida. Elle ne parle pas, ne sent pas la douleur et prend toute l’attention de ses parents.

Ida va néanmoins faire connaissance avec un garçon de son âge. Ben va lui montrer les environs, sa cabanes, mais aussi son étrange pouvoir. Ils testent, jouent, étudient ce pouvoir et vont découvrir qu’il n’est pas le seul. Ida et Ben se lient alors avec Aisha, mais curieusement aussi avec Anna. Peu à peu, les petits mots qui piquent vont alors les diviser. Il va naitre des pulsions chez eux, et ce qui était des jeux d’enfants va aller au-delà de l’innocence qu’ils pouvaient avoir.

Le film d’Eksil Vogt est prenant. Il nous plonge dans une ambiance singulière et nous montre que les enfants ne sont pas si innocents. Les pensées malheureuses, la violence, tout est là et on ne peut y échapper. La maitrise de ses sentiments est dure mais c’est comme ça qu’on peut vivre ensemble. En plus de cela, il est servi par des jeunes acteurs particulièrement convaincants. On salue les performances de ces pré-adolescents qui nous embarquent sans mal dans leur univers.

Inexorable de Fabrice de Welz (sortie cinéma le 22 janvier 2022)

Marcel Bellmer est un écrivain de talent marié à Jeanne, une grande éditrice. Ce couple va vivre dans le grand manoir du père décédé de Jeanne. Une grande maison, une nouvelle vie. Ce changement d’environnement sera peut-être propice pour Marcel afin que l’inspiration lui revienne.

Gloria, une jeune femme qui va se rapprocher de leur famille à travers leur fille et leur chien. Elle va devenir une amie, s’occuper du chien, une nounou. Le spectateur voit brûler l’impatience et la jalousie dans son regard. Elle cache quelque chose et va essayer d’atteindre celui qu’elle veut en usant de tous les stratagèmes.

Inexorable est le nom du premier livre de Marcel. Il reflète une fatalité qui forme la narration du film. La tension se glisse peu à peu lors du visionnage, mais on retrouve des codes et une trame narrative finalement assez classique. Si on n’a pas forcément tous les éléments en main dès le début, on voit en partie ce qu’il va arriver. Ce manque de surprise rend le film assez longuet et ne permet pas forcément d’entrer totalement dedans.

Offseason de Mickey Keating

Marie reçoit une lettre du cimetière où est enterrée sa mère. Il y a urgence car la pierre tombale a été brisée. Elle décide de faire vite et part sur la mystérieuse île avec son petit-ami. Sur place on la prévient, il faut qu’ils repartent rapidement sinon ils seront coincés pendant la saison morte car le pont sera relevé.

Marie a été attirée sciemment et peu à peu, elle va le comprendre. Le piège se referme sur elle, mais elle va essayer de s’échapper à ce destin qui l’attend. Le personnage de Marie est au début sûr de lui. Puis, son masque se brise et on découvre ses démons. Son lien particulier avec cette île et avec sa mère. L’actrice, Jocelin Donahue a un visage ciselé. Son pincement de lèvres la rend sévère et on veut voir si elle va s’en sortir.

Le film souffre néanmoins de longueurs. On voit notre héroïne courir dans tous les sens et finalement, elle-même ne sait pas vraiment où elle va. On en est même à se demander pourquoi elle est venue alors que le piège est gros comme une maison.

Sweetie, You won’t believe it de Yernar Nurgaliyev

Gros coup de coeur du festival pour cette comédie horrifique. Ce film ne fait clairement pas peur, mais âme sensible s’abstenir au regard des scènes sanguinolentes.

Dastan se dispute avec sa femme et décide de partir à la pêche avec ses deux meilleurs amis. Sur place, dans la cambrousse Kazak, ils s’amusent et se changent les idées. Jusqu’au moment où ils tombent sur un gang en train de se débarrasser d’une personne. Surprise pour Dastan et ses amis. Malheureusement, ils ont été repérés les rendant dérangeant. Et voilà que début une chasse à l’homme particulièrement poilante. Si le pitch ne prête pas à rire, les situations et les personnages nous embarquent dans une aventure drôle et bourrée de clin d’oeils.

C’est un film avec une ambiance vraiment intéressante. Les scènes s’enchaînent et il y a toujours des nouvelles choses. Le tout est accompagné avec une bande son absolument géniale (génialement frustrante car on retrouve pas les musiques facilement). Les personnages ont chacun des caractéristiques spécifiques et qui leurs sont propres. Ils ont une personnalité et ça les rend vivant. Sweetie, You won’t believe it est un film qui pourrait faire un carton si on ne s’arrête pas à sa nationalité. Il est fun, déjanté et avec une énergie folle !


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