Les Hêtres pourpres – Avis +

Éditeur : La joie de lire

de Jean Leroy, Sylvain Diez et Conan Doyle

– Les artistes sont de nature volage ; les Français sans doute encore davantage que les autres…

En tant que représentant de la perfide Albion, le docteur Watson ne peut qu’émettre un jugement quelque peu subjectif. On remarquera que Sherlock Holmes ne mentionne pas ses liens familiaux avec le peintre Horace Vernet (un artiste français !)1.

Passons. L’intrigue (impliquant une demoiselle en détresse) est hautement plus importante. Violet Hunter a reçu une offre d’emploi pour le moins singulière. Pour une forte somme, elle doit servir de gouvernante à un enfant au domaine des Hêtres Pourpres dans la région du Hampshire. Son futur employeur a quelques exigences, l’une d’elles implique qu’elle se coupe les cheveux. Intriguée, elle accepte, mais méfiante Miss Hunter s’en ouvre à Sherlock Holmes.

Cette adaptation de la nouvelle d’Arthur Conan Doyle implique quelques modifications : la première étant des personnages zoomorphes (Sherlock est un loup et Watson un ours), tandis que le redoutable chien de garde Carlo est devenu un chien-robot quelque peu anachronique.

Ceci procure à l’album une ambiance humoristique, quelque peu incompatible avec l’atmosphère angoissante de la nouvelle rédigée par Conan Doyle. Cependant, comme cette adaptation est visiblement destinée à un public jeune, cela lui permet de découvrir l’œuvre.


  1. Dans L’interprète grec, Conan Doyle mentionne que Sherlock Holmes a pour grand-mère la sœur du peintre français Horace Vernet (1789-1863) ↩︎

Fiche technique

Format : album
Pages : 72
Scénario : jean Leroy d’après Conan Doyle
Dessin et Couleurs : Sylvain Diez
Éditeur : La joie de lire
Sortie : 7 mars 2025
Prix : 17,90 €