The Dog Stars – Avis +/-

film américain de Ridley Scott (2026)

Présentation officielle

Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu’une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l’espoir qu’une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé…

Avis de Isabelle

Quand on apprécie le travail de Ridley Scott, c’est toujours un plaisir de découvrir sa dernière œuvre. Toutefois, il faut bien reconnaître que The Dog Stars est plutôt mineur dans sa filmographie.

On retrouve son sens de la mise en scène et des belles histoires centrées sur quelques humains. Néanmoins, le scénario de Mark L. Smith et de Christopher Wilkinson (adaptant le livre de Peter Heller) est souvent cousu de fil blanc et ne réserve aucune surprise aux amateurs de récits post-apocalyptiques.

En effet, une terrible pandémie a pratiquement éradiqué les humains sur Terre. On suit de près un jeune pilote qui reprend espoir après avoir entendu une voix à travers la radio de son avion. Il tente de trouver un havre de paix dans un monde où des regroupements d’individus sans foi ni loi tuent et détruisent brutalement les rares endroits où les survivants essaient de vivre.

Le long métrage prend son temps et installe une belle atmosphère de fin du monde, ponctuée par les gestes quotidiens de ceux qui veulent recréer une certaine normalité pour oublier la perte de ceux qu’ils aimaient. D’ailleurs, l’œuvre parle avec beaucoup de délicatesse et de subtilité du deuil et de la dépression. Elle ne tombe jamais dans le pathos et l’interprétation magistrale du personnage principal, formidablement incarné par Jacob Elordi, est extrêmement convaincante. Margaret Qualley est superbe en jeune femme qui croise son chemin. Guy Pearce est formidable dans le rôle de son père bourru tenant beaucoup à elle. Et Josh Brolin est remarquable en survivaliste cynique, ami du personnage principal.

L’œuvre s’appuie aussi sur de magnifiques paysages naturels, parfaitement captés par la superbe photographie d’Erik Messerschmidt. Les vues aériennes sont toutes plus belles les unes que les autres et très diversifiées. Car le personnage principal vole aussi bien au-dessus de grandes plaines, que de villes dévastées ou de zones précédemment occupées par les humains. On se laisse aussi facilement entraîner par ses louvoiements au milieu de magnifiques montagnes. D’ailleurs, les effets spéciaux se font discrets et ne servent qu’à renforcer la crédibilité de ce nouveau monde qui est montré aux spectateurs.

La qualité des images apporte beaucoup au plaisir que l’on a à se laisser porter par ce récit doux-amer. Tandis que le contraste entre une nature exubérante et la quasi-disparition des humains est grand et montre aussi bien une planète apaisée qu’une espèce en voie de disparition.

La musique d’Harry Gregson-Williams est aussi très sympathique. Elle apporte beaucoup aux péripéties des différents personnages que l’on suit. Elle renforce aussi l’emphase de certains moments plus violents où la mort prend le visage anonyme de quelques individus presque retournés à un état sauvage.

The Dog Stars est un bon film dont on ne voit pas le temps passer, surtout si on se laisse porter par cette histoire de fin du monde où une frêle lumière tente d’émerger progressivement, laissant en mémoire l’impression d’une œuvre pas complètement nihiliste. Aussi, si vous appréciez ce type de film, aimez le travail de Ridley Scott ou avez envie de voyager dans un futur que l’on n’espère pas voir arriver, n’hésitez pas à vous plonger au cœur d’un récit parlant magnifiquement de l’humanité, de ses failles et de ses forces.

Touchant et vivant.


Fiche technique

Durée : 119 minute
Genre : science-fiction
Avec Jacob Elordi, Margaret Qualley, Josh Brolin, Guy Pearce, Benedict Wong, Allison Janney, Alara-Star Khan, Sebastian Rokison-Woodall