Flush – Avis +

film français de Grégory Morin (2026)

Présentation officielle

En entrant dans ce bar, Luc n’a qu’une mission : reconquérir son ex et sauver sa famille. Forcément, se retrouver la tête coincée dans les toilettes après une rencontre avec des dealers vindicatifs, ça ne va pas lui faciliter la tâche.

Avis de Aude

Luc se retrouve coincé la tête dans les toilettes. Il doit affronter quelques menaces pour s’en sortir.

Flush est un film concept très sympa réalisé par Grégory Morin. Évidemment, vendre l’histoire d’un gars qui a la tête coincée dans un trou de toilettes à l’orientale ne paraît pas être un pari aisé. Et pourtant, ce long-métrage mérite qu’on lui porte attention.

Des toilettes comme terrain de jeu

Le scénario écrit par David Neiss reste centré sur cette idée conceptuelle qui fait tout l’enjeu de l’histoire, tout en développant une intrigue policière et une trame plus personnelle. Il réussit ainsi à intégrer des éléments violents, délirants et/ou drôles, tout en tendant vers des moments plus touchants. Il resserre bien sa narration afin que le rythme reste assez constant et que le personnage principal passe d’un événement à l’autre, avec des niveaux d’emmerdes toujours renouvelés.

La réalisation de Grégory Morin met bien en valeur les aspects crades du contexte. Il nous fait vivre cette aventure comme si on y était et ne manque pas de nous faire grincer des dents face aux délices visuels et odorants que le héros rencontre. Les tons chaleureux renforcent l’atmosphère sombre des toilettes d’une boîte de nuit. Ils siéent parfaitement aux personnages douteux qui y naviguent.

Des personnages hauts en couleur

Sa mise en scène valorise les perspectives différentes et joue avec les espaces étroits. Sa précision dans les détails rend les faits encore plus palpables. Il passe d’un moment d’angoisse à une embardée violente, puis à un instant plus calme ou touchant avec une grande dextérité. Dans tous les cas, sa capacité à capter notre attention et à nous embarquer dans son délire nous régale, d’autant qu’il met en scène beaucoup d’idées dans un temps assez court, puisque le film ne dure qu’une heure dix.

Les acteurs et actrices prennent visiblement un malin plaisir à participer à cette aventure. Il faut dire que les personnages ne manquent pas d’originalité.

Un délire totalement assumé

Jonathan Lambert sait, dans la panique, être tour à tour amusant ou attendrissant. Il est excellent malgré une posture pour le moins cocasse et hautement inconfortable. L’énergie et la gouaille d’Élodie Navarre sont parfaitement en accord avec le milieu que sa protagoniste fréquente. Elliot Jenicot est impeccable en salopard : il a la gueule de l’emploi. Remy Adriaens joue parfaitement les têtes à claques.

Flush ne fait pas dans la subtilité et c’est pour cela qu’on l’apprécie. Il est bien pensé, bien mené, fun et totalement assumé. Il donne aux spectateurs ce qu’ils attendent de ce genre de séance de cinéma. C’est un divertissement très cool !


Fiche technique

Sortie : 9 septembre 2026
Durée : 70 min
Genre : comédie horrifique
Avec Jonathan Lambert, Elodie Navarre, Elliot Jenicot