Un de trop – Avis +/-

Editeur : Jean-Marc Savary

roman de  Charlotte Mercy

Présentation de l’éditeur

Un bébé est apparu parmi les enfants d’une crèche parisienne, mais il ne figure sur aucune liste. Qui est-il ? Qui l’a déposé là ? Chargé de l’affaire, le capitaine Grandin se retrouve plongé dans un mystère déroutant, où chaque indice brouille un peu plus les pistes. Un roman policier haletant, où le mystère d’un enfant de trop devient la clé d’une vérité que personne ne veut voir éclater.

Charlotte Mercy, architecte d’intérieur à Paris depuis plus de vingt-cinq ans, met entre parenthèses sa vie parisienne pour un tour du monde de six mois. Ce voyage devient l’occasion rêvée de se consacrer à l’écriture de ce roman policier.

Avis de Thérèse

Architecte d’intérieur et designer réputée depuis vingt-cinq ans, Charlotte Mercy décide un jour de consacrer six mois à un voyage autour du monde, et c’est l’occasion pour elle de se lancer dans l’écriture de ce premier roman. Faisant le constat que la plupart des romans policiers commencent par un manque (manque d’une personne après un meurtre ou un kidnapping, manque d’un objet ou d’un butin après un vol), elle se lance le défi de construire une enquête qui commencerait par quelque chose ou quelqu’un de trop.

Les disparitions d’enfant, il s’en produit malheureusement bien trop souvent. Mais il est tout de même plus rare d’en voir apparaître un. C’est pourtant ce qui se produit à la Crèche des Lucioles : à la fin de la journée, une fois que tous les parents ont récupéré leurs enfants, il reste un bébé de quelques mois et personne ne sait comment il est arrivé là. L’accès à la crèche est pourtant sécurisé par un badge nominatif pour chaque parent.

L’enquête est confiée au capitaine Grandin du commissariat du 14e arrondissement. S’il prend au départ cette affaire un peu à la légère, s’attendant à voir accourir un parent ou une nounou affolée, il est loin de se douter qu’elle va le mener loin de Paris et plusieurs décennies en arrière.

Pour un premier roman, c’est une vraie réussite, l’intrigue est dense, sans faille, sans la moindre perte de rythme ou d’intensité, les personnages sont bien élaborés, avec un passé et une histoire (on aimerait d’ailleurs en savoir un peu plus sur le passé du capitaine Grandin et ses coéquipiers, de nouvelles aventures seraient-elles envisagées ?).

C’est donc un roman policier parfaitement bien construit, mais… quand dès la page 7 on tombe sur une étrange « restriction d’bertés individuelles », on peut s’attendre au pire. Fort heureusement, il y a par la suite peu de coquilles et même peu de fautes d’orthographe. Par contre, malheureusement, les fautes d’accord et de conjugaison font grincer les dents à de bien trop nombreuses reprises…

Un roman donc parfaitement bien construit mais moins bien « fabriqué », et c’est dommage. On ne peut qu’espérer de nouveaux romans de Charlotte Mercy qui auront eu le privilège d’une meilleure relecture.


Fiche technique

Format : broché
Pages : 359
Editeur : Jean-Marc Savary
Sortie‏ : ‎16 janvier 2026
Prix : 24 €