Bernard Prince intégrale 1 : tomes 1 à 5 – Avis +

Éditeur : Lombard

de Greg et Hermann

– Il n’y a qu’un détail qu’il n’a pas cité…
– Oui, les guerriers et les pillards. Mais ça, il connaît.

Agent d’Interpol, reconverti suite à un héritage dans le transport maritime, Bernard Prince parcourt les mers du monde sur son yacht le Cormoran. On remarquera que le faible tirant d’eau du navire permet de remonter les fleuves et de faire ainsi connaissance avec les habitants le plus souvent assez peu accueillants.

Le Général Satan (1969).

  • Les pirates de Lokanda (première histoire du premier volume)

Bernard Prince et son pupille Djinn se retrouvent dans la république africaine de Lokanga1. Ils tombent sur une bagarre impliquant un marin australien nommé Barney Jordan. L’alliance permet à un dynamique trio de se former2. Le Cormoran doit remonter un fleuve jusqu’à l’épave d’un avion se trouvant dans la jungle pour secourir le pilote et sa cargaison. Signalons que le méchant de l’Histoire, Kurt Bronzen, reviendra dans Tonnerre sur Coronado (l’aventure se situant sur un autre continent), amorçant une tendance avec l’apparition surprise de personnages récurrents par hasard ou par vengeance.

  • Le général Satan (seconde histoire du premier volume)

Se retrouvant en Asie, le Cormoran est réquisitionné par les autorités locales. Il s’agit de ravitailler une garnison assiégée par la flotte du général Satan, le seigneur de la guerre local. Il reviendra lui aussi par la suite.

Tonnerre sur Coronado (1969).

Faisant escale au Coronado, un petit pays d’Amérique centrale, l’équipage du Cormoran a la surprise d’y retrouver Kurt Bronzen, leur ennemi du premier tome, reconverti dans des activités légales. Vraiment ? Mais oui, puisqu’il l’affirme. Mais alors, pourquoi la révolution est -elle en marche ?

La Frontière de l’enfer (1970).

Le Cormoran se retrouve en Asie dans le port de Lao-Todang. Selon Barney Jordan, il s’agit d’un « faux-semblant de pays malsain fabriqué moitié de lave, moitié de boue ! Même le Pacifique a l’air d’une flaque d’eau croupie vue d’ici ! Et c’est plein de moustiques, en plus ! »

Barney et Bernard Prince vont y rester plus longtemps que prévu. Ils sont aussitôt arrêtés et transférés au bagne. Leur vieil ennemi le général Satan s’est assuré qu’ils y trépassent. Une évasion plus tard (et ceci avec l’aide de Djinn) les héros réalisent qu’il leur faut traverser une jungle des plus hostile.

Aventure à Manhattan (1971).

Le Cormoran venait de saluer Dame Liberté d’un coup de sifflet admiratif. Mais l’escale à New York ne se déroule pas comme prévu. Leur client vient d’être arrêté pour escroquerie. Cependant, les passagers du navire voisin ont remarqué Barney Jordan. Il s’agit du sosie d’Aloysus Gerdelsohn, le chef de la délégation boslave, devant négocier discrètement un contrat. Il suffit à Barney de faire illusion en leurrant les journalistes.

Cependant, la concurrence a réussi à enlever Aloysus (le vrai). Pendant que Bernard prince rallie ses anciens contacts de la police et de la pègre, c’est à Barney de continuer à jouer le rôle de son sosie un peu plus longtemps que prévu. Quel est le programme ? Eh bien, il s’agit d’une conférence. Pas de problème, Barney va pouvoir y assister et… Négatif ! Aloysus ne devait pas assister à la conférence, il devait la donner !

L’oasis en flammes (1972).

Revenant à bord du Cormoran Barney et Djinn ont la surprise de découvrir sur le pont un dromadaire et un side-car datant d’avant le déluge. Explication : en leur absence, Bernard a conclu un contrat. Il s’agit de livrer des médicaments pour les blessés d’une guerre civile en cours. Le Cormoran abordera la côte et les deux véhicules seront utilisés pour franchir les dunes du désert. Mais à peine abordé, le client se fait atteindre par une balle. C’est donc à Barney de livrer les médicaments et ceci grâce au dromadaire. Hélas, ce rafiot à pattes va lui faire connaître la suprême humiliation pour un marin : lui décrocher l’estomac.

Le dessin hyperréaliste d’Hermann décrit des situations cauchemardesques issues soit des conditions naturelles soit de la malfaisance humaine.

Aventure à Manhattan constitue une exception. Pour une fois, ce volume ne décrit pas de conditions infernales, excepté pour ceux qui ont commis l’erreur d’enlever une connaissance de Bernard Prince et également pour le malheureux Barney Jordan obligé de donner une conférence.


  1. Une république fictive, on retrouve le mot Lokanda en Malaisie et à Madagascar. ↩︎
  2. Le héros principal a pour compagnons d’aventure un rouquin et d’un jeune Indien. Toute ressemblance avec l’Épervier Bleu (1942), le héros de Sirius (alias Max Mayeu) est évidemment purement fortuite. Certains pourraient objecter que l’Épervier a rencontré son ami Larsen lors d’une bagarre, tout comme Bernard Prince a fait connaissance avec Barney Jordan, mais… ↩︎

Fiche technique

Format : album
Pages : 248
Scénario : Greg
Dessin et Couleurs : Hermann
Éditeur : Lombard
Sortie : 19 mars 2010
Prix : 35 €