1er Netflix Book Festival

Netflix Book Festival : quand les adaptations audiovisuelles stimulent les ventes de livres

Organisé du 16 au 18 octobre 2026 à Ground Control, à Paris, le Netflix Book Festival inaugure sa première édition française. Imaginé par Netflix France en partenariat avec le Centre national du livre (CNL), ce rendez-vous de trois jours explore les liens entre littérature, séries, cinéma et pop culture, à travers des rencontres, des tables rondes, des lectures et une bibliothèque éphémère.

Netflix s’est associé au Centre national du livre (CNL) et à NielsenIQ BookData pour présenter une étude consacrée aux liens entre adaptations audiovisuelles, lecture et ventes de livres en France. Cette étude met en lumière un phénomène désormais mesurable : la diffusion d’un film ou d’une série adaptés d’un livre peut contribuer à accroître la visibilité de l’œuvre originale et à stimuler ses ventes.

Des ventes de livres en hausse après les adaptations

Sur les 58 programmes Netflix étudiés, dont les sorties se sont échelonnées entre 2017 et 2026, 84,2 % sont associés à un pic de ventes des livres correspondants. Pour 48 programmes sur 58, les ventes connaissent ainsi une hausse autour de la diffusion de l’adaptation. L’effet peut être particulièrement marqué lorsque aucun nouveau livre ne paraît au même moment : parmi les 20 programmes concernés, un pic de ventes est observé dans 95 % des cas. Lorsque les livres bénéficient en outre d’une nouvelle édition, le pic intervient dans 83,3 % des cas.

Certains exemples illustrent l’ampleur du phénomène. À la sortie de la première saison de La Chronique des Bridgerton, le 25 décembre 2020, les ventes hebdomadaires ont atteint 10 000 exemplaires, soit 117,6 fois le rythme observé avant le lancement. Au total, 411 000 exemplaires ont été vendus sur la période étudiée autour de cette sortie.

Avec Lupin, diffusé à partir du 8 janvier 2021, les ventes hebdomadaires ont été multipliées par neuf, atteignant 14 400 exemplaires. Pour The Witcher, dont la première saison est sortie en décembre 2019, le rythme des ventes a été multiplié par 2,2, avec 8 600 exemplaires par semaine.

L’effet ne concerne pas uniquement les œuvres dont les ventes étaient faibles avant leur adaptation. Des franchises déjà bien installées peuvent également bénéficier d’un regain de visibilité. La série Astérix et Obélix : Le Combat des chefs, sortie en avril 2025, a ainsi été associée à une progression de 39,7 % du rythme des ventes des livres correspondants, alors que 90,1 % des ventes cumulées avaient déjà été réalisées avant sa diffusion.

Ces résultats reposent sur l’analyse des ventes de livres physiques neufs en France, hors grossistes, stations-service et marché de l’occasion. Les données ont été compilées depuis 2003 et arrêtées à la fin du mois de mai 2026.

Les jeunes lecteurs particulièrement sensibles aux adaptations

L’étude s’intéresse également aux habitudes des lecteurs et des abonnés aux plateformes de vidéo à la demande par abonnement (SVOD). Selon les résultats présentés, 59 % des personnes interrogées considèrent la sortie d’un film ou d’une série comme une incitation à lire ou à acheter un livre. Cette proportion atteint 70 % chez les moins de 24 ans.

Près d’un jeune sur deux âgé de moins de 24 ans, soit 49 %, déclare choisir ses livres en fonction des films et des séries regardés. Lorsqu’une adaptation sort, 84 % des répondants de cette tranche d’âge déclarent acheter le livre correspondant, contre 67 % pour l’ensemble des personnes interrogées.

La mention « Vu sur Netflix » joue également un rôle dans la découverte des œuvres : 22 % des spectateurs interrogés déclarent avoir appris qu’un programme était adapté d’un livre grâce à cette indication. Cette proportion atteint 33 % chez les 25-34 ans. Par ailleurs, 69 % des personnes interrogées estiment que cette mention pourrait les inciter à découvrir un livre, une proportion qui monte à 79 % chez les moins de 24 ans.

Au-delà de l’achat, les adaptations semblent aussi encourager le partage des lectures. Ainsi, 73 % des personnes interrogées déclarent parler autour d’elles d’un livre associé à une adaptation, et une proportion équivalente indique lire ou relire l’œuvre concernée. Chez les moins de 24 ans, ce dernier chiffre atteint 87 %.

Le livre et l’écran, deux pratiques complémentaires

Ces résultats dessinent un écosystème dans lequel livre et audiovisuel peuvent se renforcer mutuellement. Une histoire peut d’abord rencontrer son public à l’écran, puis susciter l’envie de découvrir l’œuvre originale, voire d’explorer d’autres titres du même auteur.

C’est cette circulation entre les deux univers que le Netflix Book Festival entend mettre à l’honneur pendant trois jours, à travers des rencontres avec des auteurs, des conférences, des lectures, des animations et une bibliothèque éphémère.

Pour Netflix et ses partenaires, l’adaptation audiovisuelle constitue ainsi un levier de découverte littéraire, particulièrement auprès des jeunes générations. L’étude présentée à Paris apporte des données chiffrées à cette relation entre les pratiques culturelles, en montrant que la visibilité offerte par l’écran peut aussi se traduire dans les ventes et les habitudes de lecture.