
film anglo-américain de Rhys Frake-Waterfield (2026)
Présentation officielle
James, un adolescent orphelin, vient de perdre son meilleur ami, emporté par un cancer. Pour l’aider à faire son deuil, son grand-père, Geppetto lui offre une poupée de bois dotée d’une âme, baptisée Pinocchio. Comme tout garçon de son âge, James ignore les mises en garde de son grand-père et présente Pinocchio au monde extérieur.
Mais très vite, Pinocchio aspire à devenir humain et à prouver qu’il mérite l’amitié de James en le protégeant. Il va alors se lancer dans une croisade sanglante pour éliminer quiconque pourrait nuire à James, et se procurer les parties du corps dont il a besoin pour devenir humain.
Pinocchio, encouragé à poursuivre sa quête par le diabolique Cricket, une autre des créations de bois de Geppetto, se retrouve entraîné dans une véritable frénésie meurtrière !
Avis de Aude
Cette version de Pinocchio transforme la célèbre marionnette en une figure horrifique.
Pinocchio déchaîné est un nouvel opus du Twisted Childhood Universe (TCU), ou univers de l’enfance déformée. Cette franchise britannique de films d’horreur reprend des personnages emblématiques de l’enfance pour les transformer en monstres sanguinaires. Plusieurs gentils héros sont déjà passés par ce miroir déformant avec les films Winnie l’ourson : Du sang et du miel 1 & 2 (2023 et 2024), Peter Pan’s Neverland Nightmare (2025) et Bambi : La Vengeance (2025). C’est au tour de Pinocchio de s’inviter dans cet univers cauchemardesque de reprises sanglantes. Rhys Frake-Waterfield s’est chargé du scénario et de la réalisation.
L’objectif de ce genre de long-métrage est de proposer un divertissement à petit budget, ponctué de scènes gores destinées à marquer les esprits. L’écriture du scénario ne cherche donc pas forcément à aller plus loin que la recherche de prétextes et de raccourcis pour passer d’une scène à l’autre. L’histoire effleure ainsi plusieurs thématiques, telles que le deuil, la solitude, la manipulation, le passage à l’âge adulte, le désir de voler de ses propres ailes ou encore la relation entre la créature et son créateur. Ce qui fait surtout l’intérêt du récit, c’est son humour noir décalé, qui réinterprète la naïveté pour nous en proposer une version psychopathique.
La mise en scène de Rhys Frake-Waterfield est parfois inégale, mais sa gestion des scènes gores est très affûtée. Son inventivité dans la représentation de morts atroces capte l’attention. Son enthousiasme à l’idée d’utiliser une marionnette animatronique entièrement fonctionnelle pour incarner Pinocchio est palpable à l’écran. Un certain charme émane indéniablement des scènes avec le pantin, même si les effets visuels ne sont pas toujours à la hauteur. Grâce à cette technique, la présence de Pinocchio à l’écran est marquante et sa dérive vers la violence est bien amenée. Les décors de Jamie Sneddon et Vito Velev contribuent à créer des ambiances sombres et inquiétantes, assez réussies. Le directeur de la photographie Vince Knight veille, quant à lui, à maintenir une esthétique visuelle cohérente.
Les interprétations ne sont globalement pas le meilleur atout du film, à l’exception de celle de Richard Brake, qui propose un Geppetto inquiétant et obsessionnel. On apprécie également le travail vocal de Jude Evan Lloyd, qui prête sa voix à Pinocchio, ainsi que celui de Robert Englund, qui incarne vocalement Cricket.
Pinocchio déchaîné est un conte macabre qui répond aux attentes des amateurs du genre, malgré ses imperfections. Il trouve sa place au sein du TCU. Le film a notamment été projeté au .0. Il est désormais disponible en DVD, en combo Blu-ray + Blu-ray 4K, ainsi qu’en coffret 3 DVD. Cette édition est proposée par Arcadès Éditions.




Fiche technique
Interdiction : – 12 ans
Durée : 85 minutes
Langues : français et anglais
Sous-titres : français
Disques : 1
Sortie DVD : 6 octobre 2026
Suppléments : Meurtre coupé – La création de Pinocchio – La création de Cricket – Interview de Pinocchio
Prix : 14,99 €