
film en coproduction de Vanja D’Alcantara (2025)
Présentation officielle
Toni, une jeune femme de 24 ans, sort de prison et doit retourner vivre chez sa mère Betty. Déterminée à renouer avec sa fille Anna, elle travaille dans la brasserie de son oncle. De nouveau, elle se retrouve impliquée dans les affaires de contrebande de son amour d’enfance, Max, le père d’Anna. Toni devra faire preuve de combativité pour se libérer de cet environnement toxique…
Avis de Marielle
La réalisatrice Vanja D’Alcantara avait signé en 2005 le documentaire La Troisième Vie, portrait saisissant d’une détenue dans une prison espagnole. À sa sortie, celle-ci devait retrouver sa fille, confiée pendant ses années de détention à sa propre mère. Ces retrouvailles n’auront jamais lieu : la jeune femme est retrouvée morte sous un pont de Madrid, dans des circonstances obscures. C’est cette histoire vraie que la réalisatrice reprend ici, avec quelques différences.
À peine libérée, Toni n’a qu’un seul désir : retrouver sa fille Anna, élevée depuis sa naissance par sa grand-mère. Le véritable défi consiste à trouver sa place au sein de ce noyau familial déjà soudé. Une affection profonde unit Anna à sa grand-mère, qui peine à céder sa place et à laisser Toni reprendre son rôle de mère. Les relations sont tendues, chargées de jalousie et de peur. La grand-mère redoute de perdre sa petite-fille, tandis que Toni se bat pour tisser des liens avec son enfant.
Parallèlement, Toni doit regagner la confiance de sa mère et de son entourage. Seules deux personnes croient en sa capacité à se reconstruire : son oncle, qui lui offre un emploi de serveuse dans sa brasserie, et l’assistant social qui l’accompagne avec bienveillance. Elle est entraînée malgré elle dans un mauvais coup qui menace de tout faire basculer. Pour avancer, elle doit renoncer à ses démons et se détacher de son passé afin de devenir enfin une femme et une mère responsable.
Au-delà du drame familial et de l’intrigue policière, Cap Farewell est un film d’espoir et de résilience. La réalisatrice montre avec justesse combien le chemin vers la reconstruction est difficile. Un personnage muet apparaît parfois, ainsi qu’un phare imposant, symbole à la fois de l’innocence de l’enfance et d’un avertissement face aux dangers. Les immenses plages de la mer du Nord, superbement filmées, laissent entrevoir la possibilité d’une véritable liberté.
La mise en scène est sensible et bien rythmée, les interprétations sont remarquables et la photographie d’une grande beauté. Cap Farewell est un film touchant, à voir sans hésiter !




Fiche technique
Sortie : 22 juillet 2026
Durée : 108 minutes
Genre : drame
Avec Noée Abita, Pascale Bussières, Olivier Gourmet, Matteo Simoni