TCM Cinéma – L’Ouragan vient de Navarone

Lundi 30 mars 2026 à 20H50

film britannique de Guy Hamilton (1978)

– Ne t’inquiète pas, mon vieux. Je m’occupe de ça depuis que j’ai fait exploser la nurserie avec mon premier kit de chimie. Pauvre nourrice.

1943, le major Mallory (Robert Shaw) et le sergent Miller (Edward Fox) sont parachutés en Yougoslavie pour éliminer un espion allemand qu’ils sont les seuls à pouvoir reconnaître. Dans leur avion se trouvent également les commandos du colonel Barnsby (Harrison Ford). Au sol, ils devront affronter les Allemands et leurs alliés Tchetniks1.

Cette suite des Canons de Navarone (1961) de J. Lee Thompson aurait dû être tournée tout de suite après le premier film. Mais les producteurs de cinéma étant ce qu’ils sont, il fallut attendre 17 ans pour réaliser la suite2. Gregory Peck et David Niven étant à présent trop vieux pour être crédibles dans une opération de commando, ils ont été remplacés.

En renfort, on trouve un contrebandier spatial célèbre pour son rôle dans un certain Épisode IV et Apollo Creed (rectification le sergent Weaver interprété par Carl Weathers), sans oublier Richard Kiel et Barbara Bach de L’Espion qui m’aimait (1977).

Les vedettes apportent une crédibilité à ce film de guerre qui eut un succès moindre que le premier volet.


  1. Historiquement faux, les nationalistes Tchetniks étaient opposés à la fois aux Allemands et aux Communistes yougoslaves. Trompé par les rapports des Cinq de Cambridge (des Britanniques au service des Soviétiques) Churchill leur retira son soutien. Si quelques-uns des Tchetniks se rallièrent aux Allemands, la grande majorité continua le combat jusqu’au bout. Les rescapés furent livrés par les Alliés aux Communistes yougoslaves. ↩︎
  2. Selon le directeur de la photographie Christophe Challis, le film devait à l’origine être tourné au Pakistan jusqu’à ce que quelqu’un réalise que les Pakistanais ne ressemblaient pas aux Yougoslaves ni aux Allemands et que les dépenses nécessaires pour les faire apparaître comme tels au cinéma seraient financièrement prohibitives. ↩︎