
film britannique de de Kirk Jones (2026)
Présentation officielle
Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.
Avis de Valérie
John est un adolescent prometteur, intelligent et sportif, qui a même la chance de pouvoir être sélectionné par une grande équipe de foot… jusqu’au jour où un comportement inexplicable vient tout gâcher. Il insulte ses enseignants, est pris de tics incontrôlables, ne maîtrise plus ses mouvements. Très vite, cela entraîne harcèlement à l’école et incompréhension totale à la maison.
Complètement perdu et abandonné par le système, il devient, à l’âge adulte, un jeune homme en errance, vivant avec une mère qui lui fait porter le poids de la fin de son mariage et de l’éclatement familial. La rencontre avec un vieil ami change pourtant la donne : il découvre une famille plus ouverte, dont la mère, infirmière, connaît le syndrome de Tourette et va peu à peu l’aider.
Au-delà du trouble neurologique (dont il est précieux de mieux comprendre les réalités), le film raconte surtout une situation profondément injuste : celle d’un enfant prisonnier de son propre corps, mal compris par les siens, isolé et rejeté. À l’inverse, un regard différent, plus inclusif, permet à John de commencer enfin à vivre, travaillé, à trouver sa place dans la communauté, et à espérer s’extraire de l’image de “fou” que son comportement lui colle injustement.
Basé sur une histoire vraie, le scénario suit les codes du biopic classique, mais avec une intelligence qui laisse toute sa place à l’émotion sans jamais sombrer dans le pathos. Les situations, parfois dérangeantes vues de l’extérieur, traduisent la violence et l’imprévisibilité du syndrome, un ressenti qui s’atténue dès lors que l’on comprend et que l’on adopte le point de vue de John.
Les acteurs, jeunes comme adultes, sonnent juste. À plusieurs moments, on a même l’impression d’assister à un documentaire. Et, de manière assez surprenante, le film sait aussi être drôle et profondément bienveillant. Une vraie réussite !
Sans révolutionner le genre, ce biopic touche juste là où il faut : dans cette capacité à faire ressentir, sans jamais forcer. Un film sensible et nécessaire, qui laisse une empreinte durable bien après le générique.




Fiche technique
Sortie : 1 avril 2026
Durée : 121 minutes
Genre : comédie dramétique
Avec Robert Aramayo, Shirley Henderson, Maxine Peake
Titre original : I Swear