
film d’animation canadien de Kid Koala (2026)
Présentation officielle
Depuis son enfance, Céleste vit avec son meilleur ami, un robot, qui l’aide à accomplir son rêve : devenir astronaute !
Mais lorsqu’elle embarque pour sa première mission interstellaire, son robot se retrouve seul sur Terre et doit faire face à sa solitude pendant que Céleste affronte des dangers imprévus.
Leurs souvenirs communs leur donneront le courage et la force de lutter pour pouvoir se retrouver.
Avis de Valérie
L’Odyssée de Céleste : poésie spatiale et mélancolie en apesanteur
Avec L’Odyssée de Céleste, le musicien et réalisateur canadien Kid Koala propose un film d’animation singulier. Le long métrage s’exprime sans dialogues, seules quelques notes de musique rythment la pellicule. Nous suivons Céleste, une petite fille dont la mère, astronaute, n’est jamais revenue sur Terre. Elle a été élevée avec affection par un robot loyal, attentif à son bien-être.
Adulte, Céleste est à son tour devenue une voyageuse de l’espace. Elle s’embarque pour une mission au long cours, tandis que son compagnon métallique s’abîme dans les souvenirs de leur vie commune sur Terre. Cette intrigue minimaliste cache une réflexion tendre sur la mémoire qui nous construit mais peut aussi faire souffrir, sur l’attachement qui naît de beaucoup d’amour et de petits riens, et sur la transmission.
L’animation est belle et un brin rétro. Le spectateur est immédiatement séduit par ces jolies formes rondes et ces teintes douces et harmonieuses. On sent une volonté d’intemporalité dans les décors, ainsi qu’un certain goût pour l’atypisme. Céleste et son ami robot semblent toujours à contre-courant de ce qui les entoure.
Mais cette délicatesse a aussi son revers. Le rythme volontairement très lent, la durée totale et la narration minimaliste peuvent surprendre, voire rebuter un public habitué à un divertissement plus remuant. Le film avance comme dans un rêve, enchaînant des scènes de vie plutôt que les rebondissements qui ponctuent habituellement une histoire. Il s’agit d’une proposition artistique assumée, qui demande aussi une certaine disponibilité de la part du spectateur.
L’Odyssée de Céleste est une œuvre d’animation délicate et personnelle. Un film que l’on peut admirer pour ses qualités esthétiques, pour la mélancolie qui rappelle ce que chacun doit parfois laisser en chemin pour mûrir, comme pour sa poésie et les émotions qu’il suscite. Mais il ne s’agit ni d’une grande aventure spatiale ni d’un film d’animation calibré pour les plus jeunes.




Fiche technique
Sortie : 25 mars 2026
Durée : 86 minutes
Genre : animation
Titre original : Space Cadet