Lundi 23 février 2026 à 21H25
film américain Roland Emmerich (2004)
– Sauvez le plus de vies possibles.
Le paléoclimatologue Jack Hall (Dennis Quaid) a échoué à prévenir les autorités américaines d’un changement climatique. Il est vrai que le vice-président américain Raymond Becker1 est un climatosceptique. Hall ne peut que constater que le n°2 du gouvernement américain en connaît moins en sciences que son fils de 17 ans. Ce dernier (Jake Gyllenhaal) se trouve à New York pour participer à un décathlon académique avec ses amis Brian Parks (Arjay Smith) et Laura Chapman (Emmy Rossum).
Peu après, les conditions météorologiques mondiales se dégradent. Ainsi, une tempête de grêle géante frappe Tokyo, tandis que Los Angeles est dévastée par des tornades2. Un supercalculateur disposant des données fournies par Hall établit que des ouragans vont se développer dans l’hémisphère Nord. Les tempêtes attirent l’air congelé de la haute troposphère, gelant tout ce qui est pris dans leur centre. Une nouvelle ère glaciaire va débuter.
Tandis que le vice-président refuse une fois de plus les conclusions de Hall, un tsunami frappe New York3. Sam Hall et ses amis se réfugient à la bibliothèque publique de New York qui est très vite recouverte par les glaces. Alerté, son père l’informe que sa seule chance de survie consiste à se calfeutrer dans le bâtiment jusqu’à ce qu’il puisse venir le chercher4.
Expert en destruction cataclysmique, Roland Emmerich ne se soucie pas de la rigueur scientifique. Ainsi, une montée des eaux ne se produit pas lorsque la température baisse, mais au contraire lors du réchauffement climatique. De plus, les amateurs de livres seront scandalisés par la destruction d’ouvrages pour se réchauffer, alors que la bibliothèque dispose d’un important stock de meubles et d’étagères en bois !
- Le choix des acteurs pour les rôles du président des États-Unis et de son vice-président est basé sur la ressemblance entre des personnes réelles et les acteurs les incarnant : ainsi, Perry King, qui incarne le président des États-Unis, ressemble à Al Gore, candidat malchanceux à l’élection présidentielle américaine de 2000 et qui s’est ensuite illustré par son combat contre le réchauffement climatique. De même l’acteur Kenneth Welsh qui incarne le vice-président Becker ressemble à Dick Cheney (vice-président de George W. Bush). Tout comme dans le film, le Président Bush laissait le vice-président décider de choses importantes, avec des résultats souvent désastreux. ↩︎
- La destruction de Los Angeles par des tornades a remporté le prix de la meilleure séquence d’action aux MTV Movie Awards (2005). La Bank Tower (le plus haut bâtiment de Los Angeles à l’époque) survit aux tornades, mais est gravement endommagée. Dans un précédent film de Roland Emmerich Independence Day (1995), la tour a été détruite par les Extraterrestre, et dans 2012 (2009) par un tremblement de terre. ↩︎
- Roland Emmerich a précisé que normalement la Statue de la Liberté aurait dû être renversée par les flots. Mais il préférait que subsiste un symbole des valeurs américaines. On remarquera qu’il n’a pas hésité à la détruire dans Independence Day (1996). ↩︎
- Après que sa voiture est inutilisable, Jack Hall parcourt le reste du trajet à pied de Philadelphie jusqu’à New York, ce qui représente… 150 kilomètres. ↩︎