
film américain deTom Gormican (2026)
Présentation officielle
Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime Anaconda. En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l’Amazonie.
Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu’ils meurent d’envie de faire ? Va être vraiment mortel…
Avis de Valérie
Anaconda : quand le nanar mord la queue du cinéma
Griff a tenté une carrière d’acteur à Hollywood sans grand succès et c’est un euphémisme. Son meilleur ami Doug, lui, rêvait de devenir réalisateur, mais n’a même jamais tenté l’aventure californienne. Resté à Buffalo, dans l’État de New York, il travaille aujourd’hui pour une entreprise spécialisée dans les films de mariage bien ringards.
C’est à l’occasion de l’anniversaire de Doug que les deux amis se retrouvent et reforment un projet cinématographique improbable : eux deux, leur amie d’enfance Claire, et un quatrième larron indispensable, Kenny, nécessaire aussi bien derrière que parfois devant la caméra, pour tourner un film de cinéma.
Ils s’envolent finalement pour le Brésil afin d’y tourner un remake d’Anaconda, le film d’horreur culte des années 90. Par chance, le dresseur de serpents booké par Kenny est particulièrement doué. Il leur présente Heitor, son âme sœur herpétique, un boa constrictor gigantesque. L’équipe embarque alors sur le fleuve pour débuter l’aventure, avec à la barre de leur bateau une capitaine aux réactions étranges.
Il ne faut rien attendre d’autre qu’une série B, dont l’unique ambition semble être de faire absolument n’importe quoi. Chaque acteur (à l’exception de Thandiwe Newton, qui semble étrangement absente du début à la fin de la pellicule) se donne à fond pour un rôle fantoche, joué avec un sérieux total… sans jamais se prendre lui-même au sérieux.
Jack Black fait du Jack Black : son rôle est taillé sur mesure, sans surprise. Même chose pour Paul Rudd, à la fois charmant et pathétique. La vraie surprise vient de Steve Zahn, qui explose littéralement le cadre qui lui est imposé : l’innocence de son personnage vaut à elle seule les millions que la production n’a clairement pas. Autre excellente surprise, le dompteur de serpents incarné par le Brésilien Selton Mello, si convaincant qu’il ajoute une véritable profondeur à cette mise en abyme des métiers du cinéma.
On rit souvent. Certains moments sont déjà cultes, d’autres plus inégaux. Quelques longueurs au début, nécessaires pour poser un contexte volontairement sérieux, précèdent une explosion finale totalement assumée. Anaconda n’est ni un reboot ni un remake, mais une comédie déjantée qui mélange tous les niveaux de lecture au petit bonheur la chance.
Il n’y a pas tromperie sur la marchandise : c’est un nanar joyeux et décomplexé. De quoi bien débuter l’année !




Fiche technique
Sortie : 31 décembre 2025
Durée : 100 minutes
Genre : comédie
Avec Paul Rudd, Jack Black, Steve Zahn, Selton Mello, Thandiwe Newton…