Running Man – Avis +

film américain d’Edgar Wright (2025)

Présentation officielle

Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense.

Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.

Avis d’Emmanuelle

Avec The life of Chuck, Marche ou crève et la série Welcome to Derry, 2025 a été riche en adaptations d’œuvres de Stephen King. Et on peut dire que l’année finit en beauté avec Running Man, réalisé par Edgar Wright. Après la vision colorée d’Arnorld Schwarzenegger en combinaison moulante jaune, c’est un Ben Richards plus sombre, sale et énervé qui nous a été servi.

Le scénario a suivi de près le roman publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, excepté pour quelques séquences, dont le final. Mais la saveur du livre est là : la télé-poubelle suivie par une population miséreuse au cerveau lavé par une manipulation de l’image. « Servez-leur du pain et des jeux et le peuple sera content et suivra aveuglément les lois« . Le réalisateur insiste beaucoup sur la perfidie des producteurs et l’attrait pour le sang de ceux qui regardent. Les Chasseurs sont des stars, les meurtres sont diffusés en prime time et le public peut même participer à la traque et gagner des primes. N’est-ce pas du grand spectacle ?

Glen Powell, la nouvelle coqueluche d’Hollywood avec sa mâchoire carrée texane, éclipse totalement l’héritage d’Arnold Schwarzenegger. On a un héros enragé, intelligent, prêt à tout, sauf à perdre son humanité. L’acteur, qui a révélé s’être inspiré du travail de Tom Cruise, enchaîne les scènes d’actions, et offre un personnage de plus en plus abîmé et désespéré. Côté méchants, le sourire ultra brite de Josh Brolin et le visage ravagé de Lee Pace sont les autres atouts du film : sympathique pour l’un, terrifiant de froideur pour l’autre, encore une fois, l’écriture des personnages, le choix des acteurs et leur direction sont impeccables.

Le montage est très dynamique, ne laisse aucun temps mort à la narration en jonglant entre explosions, cascades, fusillades et humour. Edgar Wright a réussi l’exploit de combiner à la perfection film d’action et critique d’une Amérique au bord du chaos. Il s’est emparé avec brio d’une histoire pourtant ancienne, mais qui a tout de la prophétie…


Fiche technique

Sortie : 19 novembre 2025
Durée : 133 minutes
Genre : anticipation
Avec Glen Powell, Josh Brolin, Michael Cera, Lee Pace