Malcolm in the middle

Cette série se présente si simplement que je suis sûre que si vous ne l’avez pas encore visionnée, c’est parce que le pitch ne vous interpellait pas. Voyez plutôt :

Malcolm est le troisième garçon d’une fratrie de 4. Alors que ses trois frères (Francis, Reese et Dewey) sont plus ou moins débiles (Francis, l’ainé, est consigné dans une école militaire dans l’Alabama et se paye le luxe « d’ennuyer » le capitaine de l’école à ses risques et périls; Reese est plutôt « simple » et n’aime que tabasser toute personne qui passe à sa portée ; Dewey est le plus jeune (5/7 ans, environ). Il a été bercé trop près du micro-onde et personne ne sait s’il est bizzaroïde ou s’il agit ainsi pour survivre). Malcolm lui est un surdoué. Du genre à la Rainman mais sans désordre émotionnel. Il vous calcule l’âge du capitaine au carré multiplié par le nombre mis à jour des habitants du Trucistan et divisé par la racine carré de votre numéro de carte bleue. Il est génial et a donc été déplacé dans une classe particulière au sein de son école. Son meilleur ami est noir et handicapé, se déplace en fauteuil roulant et ne peut pas respirer normallement. C’est pourquoi, lorsqu’il parle, il vaut mieux s’assoir. Malcolm a pour habitude de parler à la caméra pour confier sa misère, mais ce détail qui au départ devait être la clé de voute du sitcom passe après la qualité comique des épisodes.

Vous pensez avoir tout entendu, après cette description ? Vous n’avez pourtant encore rien vu. Parlons des parents. Le père, Hal, est conscient qu’il doit sa santé mentale à sa famille, mais elle vacille un peu trop souvent et pour peu que sa femme s’éloigne, c’est la Berezina. Lois, la mère, est folle à lier ! Dire qu’on fait des pièces de théatre, des livres, des reportages sur les mères castratrices, qu’on pointe du doigt les génétrices des tueurs en série, alors que Lois se trouve à notre portée. Elle est la quintencence de tout ce que vous pouvez imaginer, en pire.

Tout cela serait sombre, si l’amour familial ne trancendait pas l’atmosphère. Un peu à la Roseanne ou à la Marié… deux enfants, excepté que c’est une famille socialement supérieure (légèrement, tout de même). C’est de l’amour vache dont on parle, mais de l’amour sincère et costaud. Le créateur de la série, Linwood Boomer, s’inspire visiblement de sa propre folie pour accoucher de shows télé du genre de Malcolm ou Third rock after the sun. Il est totalement génial et amène l’étincelle dès le premier épisode.

Le DVD de la première saison est sortie en zone 1 ! Malheureusement, il n’y a même pas de sous-titre français, mais même sans ça, on ne peut que vous conseiller de les voir en VO. On attend les autres saisons et une francisation ou zone 2 pour ceux qui en ont besoin. Vite.

Casting

Création et production : Linwood Boomer



Lois : Jane Kaczmarek

Hal : Bryan Cranston

Malcolm : Frankie Muniz

Dewey : Erik Per Sullivan

Reese : Justin Berfield

Francis : Christopher Masterson