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The Duke and I - Avis +
Onirik -> Littérature -> Version anglaise -> Dernière mise à jour : le mercredi 6 août 2008.

Le premier tome de la série des Bridgerton ! Un cocktail délicieux qui mêle habilement la profondeur de Jane Austen et la verve de Georgette Heyer ! Du bonheur à chaque page !



Éditeur : Avon Books

roman de Julia Quinn

Résumé de l’éditeur

Relentlessly pursued by match-making mamas and their charges, Simon Bassett, the handsome Duke of Hastings, has grown tired of the societal chase. Tired too is the lovely Daphne Bridgerton, whose matrimonially minded mother is set on finding her daughter the perfect husband. Neither Simon nor Daphne is happy with this annoying state of affairs and both would give anything for a little peace and quiet. Their mutual wish for a respite from the ton’s marriage mart leads to a pretend engagement—a scheme that is threatened with exposure by Daphne’s suspicious older brother, who happens to know Simon’s way with women very well. The two never anticipated that a mutual attraction would lead to the very thing they set out to avoid—a wedding. But Simon fears that his painful past may keep him from being able to truly love anyone. And though Daphne cares for him deeply, she won’t settle for anything less than his heart.

Avis de Marnie

C’est toujours agaçant de voir marquer en quatrième de couverture que Julia Quinn est la Jane Austen contemporaine... Il n’y a rien de plus faux. Pourtant, j’ai adoré ce roman, mais le ton n’a pas cette acide subtilité, cette critique sous-jacente de la société sous la Régence, ou encore même la longue étude de caractères que l’illustre auteur savait si bien mettre en scène. Cependant, Julia Quinn a ses propres qualités et non des moindres : des dialogues sans égal de nos jours dans la romance historique, des héros lumineux et profondément attachants, une histoire sans presque aucun rebondissement d’un classicisme confondant qu’elle sait pourtant renouveler avec brio.

Voici donc le premier tome de la fameuse série de la fratrie Bridgerton dont les septième et cinquième tomes ont respectivement été traduits en français. A la lecture de cette histoire, il est évident que c’est une vraie erreur de ne pas l’avoir fait également paraître et dans l’ordre, bien évidemment. D’une part, il n’a pas les défauts liés très souvent à un premier tome, celui de mettre en situation tous les personnages que l’on retrouvera plus tard. Au contraire, ici, les huit enfants Bridgerton sont tour à tour évoqués mais leur présence parfaitement intégrée à ce récit, leurs interventions étant subtilement dosées, avec une large part allouée à Antony qui sera le héros du deuxième opus.

D’autre part, comme il semble que les huit récits ont été pensés à l’avance, nous retrouverons certaines scènes ici évoquées et qui seront décrites, par exemple dans le quatrième tome, Romancing Mister Bridgerton, cette fois vécues ou dont été témoins d’autres protagonistes. Un certain suspense perdure et se prolongera tout en évoluant au cours des autres histoires, il était donc tout à fait nécessaire et fort bien venu de suivre chronologiquement cette série.

L’héroïne est l’aînée des filles Bridgerton mais seulement la quatrième enfant, dont c’est la seconde saison londonienne. En effet, les prétendants ne se bousculent pas autour de Daphné, s’ils ne sont pas découragés par un trio menaçant de frères aînés, les jeunes hommes de la haute société ne voient en elle qu’une sympathique « copine » plutôt qu’une attrayante jeune femme. Elevée avec ces garçons, Daphné en a adopté certaines manières, un vrai franc-parler, mais aussi un naturel fort peu prisé par l’aristocratie.

Simon Basset qui vient d’hériter de son titre de duc, est traumatisé par une enfance très difficile où certaines déficiences de langage ont provoqué la colère puis le rejet d’un père obnubilé par la transmission du nom et du titre à un parfait sang bleu. Il a appris à force de volonté à surmonter ses problèmes et n’a jamais raconté ce qu’il a subi, notamment à son meilleur ami, Anthony Bridgerton. Tout le décor est ainsi planté dès le premier chapitre et vient alors la rencontre amusante et déconcertante de nos deux héros...

Une des vraies réussites de Julia Quinn est de savoir enchaîner les scènes mais aussi les dialogues cocasses avec des instants dramatiques et bien plus profonds. Nous réalisons seulement à quel point c’est un exercice difficile lorsqu’elle le rate dans le septième tome, it’s in his kiss (Hyacinthe) où le sujet se veut si léger qu’elle en oublie d’approfondir le caractère des personnages. Ici, elle ne tombe pas dans ce piège... nos deux héros sont riches en émotion de toutes sortes, Ils ont beaucoup à partager, se moquent d’eux-mêmes, sont en fait des amis avant d’être des amants. Ils mélangent rire et passion avec entrain tout en se livrant peu à peu...

A cela s’ajoute donc la présence essentielle de la fratrie Bridgerton qui apporte une dimension supplémentaire, sans oublier Violet, la mère, personnage totalement ancré dans son époque, mais qui possède aussi des qualités modernes dont l’auteur précise l’originalité ! Sinon, nous retrouvons tout ce que nous aimons dans ce genre de roman, l’honneur, les sentiments enflammés, des héros torturés qui se révèlent attendrissants, de jolies scènes sensuelles, tout cela noyé dans un humour pince sans rire, très vieille Angleterre.

Plus que divertissante, cette histoire nous captive de bout en bout et nous prouve une fois de plus, qu’il était nécessaire de lire en version originale pour découvrir de pareils bijoux !

Avis de Domino

Julia Quinn est un auteur unanimement salué dans le monde anglo-saxon et paradoxalement quasi ignoré en France. Les seuls romans traduits en français à l’heure actuelle l’ont été par Les Editions Gutenberg qui bizarrement ont choisi de publier la série à l’envers en commençant par le dernier tome.

The Duke and I est en réalité le premier opus et permet de faire connaissance avec la famille Bridgerton dont chacun des membres sera le héros d’un roman. La tribu se compose de quatre fils et de quatre filles et ce volume est consacré à Daphné l’aînée des filles. Les parents par facétie ou pure commodité ont donné à chacun des enfants, un prénom commençant par la lettre de l’alphabet qui correspond à leur ordre dans la fratrie. C’est ainsi que l’aîné se nomme Anthony (il sera le héros du second roman, The Viscount Who Loved Me), le second Benedict, le troisième Colin et la quatrième Daphné, etc.

Dans ce roman, le lecteur découvre une famille très unie et très expansive. Depuis quelques saisons déjà, lady Bridgerton essaie de marier, en vain, sa fille aînée. Daphné est une jeune femme adorable dont le but affiché est de trouver un mari qui lui convienne afin de fonder une famille aussi heureuse que celle dont elle est issue. Mais hélas jusqu’à présent ses efforts n’ont guère été couronnés de succès. En effet, Daphné se heurte à un problème de taille : tous les hommes susceptibles de lui convenir ne voient en elle qu’un bon copain ! Lorsque le roman débute, le héros Simon Bassett, duc de Hastings vient de rentrer en Angleterre car son père est mort. Il devient donc LE parti de l’année, celui que toutes les mères ayant une fille à marier vont essayer de décrocher. Petit problème, pour des raisons qui lui sont propres, Simon a décidé de ne jamais se marier et de n’avoir jamais d’enfant.

Pris malgré lui dans la ronde de la saison, Simon qui lors de sa première sortie en ville a rencontré Daphné met au point un stratagème qu’il pense imparable. Avec la complicité de Daphné, il va feindre de la courtiser afin de décourager les visées des autres mères et dans le même temps, cette cour va attirer l’attention des hommes sur Daphné dont certains pourraient être tentés de ne plus voir en elle un bon copain ! La ruse fonctionne un moment, mais comme dans tout plan savamment orchestré des grains de sable vont venir gripper la machine…

Julia Quinn se réclame à la fois de Jane Austen et de Georgette Heyer et dans The Duke and I ont retrouve parfaitement cette filiation. Elle allie la finesse de l’analyse psychologique présente dans l’œuvre de Jane Austen à la drôlerie des situations et des dialogues qui caractérisent les ouvrages de Georgette Heyer. C’est avec une très grande précision que Julia Quinn décrit ce monde fermé de la haute aristocratie anglaise de l’époque régence, la rendant particulièrement vivante, pointant avec malice tous ses codes et mais aussi ses travers. Mais c’est également avec une précision d’orfèvre qu’elle cisèle des dialogues étincelants, créant ainsi un petit bijou de drôlerie.

Cependant l’authentique talent de Julia Quinn réside dans sa capacité à faire passer le lecteur du rire aux larmes en un feuillet. Au sommet d’une page vous pouvez être en train de rire des réparties brillantes échangées ou de la cocasserie d’une situation pour tomber dans l’émotion la plus pure voire les larmes au bas de cette même page ! A cet égard la scène de la nuit de noce est un pur moment d’anthologie pour ne pas parler de celle où Daphné découvre la « perfidie » de Simon. Julia Quinn transforme un moment qui aurait pu être plutôt glauque en un moment très émouvant.

Lire un romande Julia Quinn c’est comme monter sur des montagnes russes : on peut éclater de rire ou chercher désespérément un mouchoir en l’espace de quelques instants grâce à un style concis et percutant qui fait mouche à chaque coup.

Pour apprécier Julia Quinn dans le texte, pas besoin d’être un angliciste distingué. Il est très aisé de la lire et même si certaines finesses peuvent échapper on est emporté par le flot de l’histoire. Alors qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 384
Editeur : Avon Books
Sortie : 1 janvier 2000
Langue : anglais
Prix : 5,53 €


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