Onirik
Rencontre avec Makoto Aizawa
Onirik -> Bande dessinée -> Interview -> Dernière mise à jour : le mardi 13 août 2019.
le samedi 6 juillet 2019

retranscription de Marjolaine Ta

À l’occasion de Japan Expo 20e Impact, le mangaka Makoto Aizawa a pu faire une conférence (et live-drawing) sur la scène Kuri le samedi 6 juillet 2019. Il était invité par les éditions ChattoChatto pour son one shot Quand la neige m’appelle !

La session de questions-réponses peut révéler des morceaux de l’intrigue du manga, on parle de sa conception, de sa création et de son évolution, ainsi que des autres projets du mangaka.

Présentateur : Quand la Neige m’appelle est le nom du manga dont on va parler. Il est inspiré d’une légende japonaise absolument magnifique. C’est là une réappropriation du mangaka, il transporte cette légende dans le monde d’aujourd’hui. C’est la légende d’un bûcheron et de son apprenti qui vont couper du bois et qui se font surprendre par une tempête.

Nicolas GalianoPrésentateur : Bonjour à tous, on est là avec Makoto Aizawa le mangaka de Quand la neige m’appelle publié aux éditions Chattochatto. Nous avons aussi son interprète Emmanuel Bretigny et Nicolas Galiano qui est le responsable éditorial des éditions Chattochatto.

Présentateur : Question au responsable éditorial des éditions Chattochatto, comment avez-vous découvert ce titre ?

Nicolas Galiano : Bonjour tout le monde, on a découvert ce titre grâce à une personne, Fabrice Renaud, qui est interprète et qui gère des relations franco-japonaises, notamment avec des mangakas. Il s’avère qu’il nous a présenté ce titre dans une version différente qui était sortie aux éditions Asiatika et le titre nous avait énormément plu. Par la suite, il s’est révélé que le titre était disponible dans sa version japonaise, alors on a fini par contacter l’éditeur japonais pour lui demander si nous pouvions adapter ce titre dans une version française entièrement nouvelle et plus proche de la japonaise. On a eu l’accord de l’éditeur et à partir de ce moment-là, on a fait appel à deux traducteurs pour le traduire de la meilleure façon possible et un correcteur qui avait travaillé avec Kaze et Pika, pour être à la fois au plus proche du matériau japonais et produire une version différente. Le visuel a été choisi spécifiquement par le mangaka.

Presentateur : Que va-t-il faire comme dessin ?

Mangaka : Je vais dessiner Yuki, l’héroïne de ce manga.

Présentateur : Nicolas, vous disiez qu’il y avait une version précédente particulièrement tronquée, il manquait des parties, est-ce que vous savez pourquoi c’était le cas et est-ce que vous avez eu du mal à récupérer les parties, c’était un problème de planches ? C’était quoi exactement ?

Nicolas Galiano : Je ne vais pas forcément rentrer dans les détails, mais en l’occurrence, la raison était principalement logistique. Pour la première version sortie dans la première édition, l’éditeur d’origine n’était pas passé par l’éditeur japonais, mais directement par le mangaka, ainsi pour des raisons légales, ils ne pouvaient pas avoir le même matériau. C’était donc une version légèrement revisitée du titre qui a été négociée et c’est pour ça qu’on a eu cette première version qui s’appelait Neige d’amour.

Présentateur : Pourquoi avoir décidé d’adapter cette légende japonaise qui est extrêmement connue au Japon ?

Makoto Aizawa : En fait c’est une histoire que je connais depuis que je suis enfant et quand je l’ai redécouverte, relue une fois devenu adulte, c’est là que je me suis rendu compte que cette histoire peut avoir un thème très actuel, très contemporain sur la communication. Et je me suis dit que c’était quelque chose que j’avais envie d’adapter.

Makoto AizawaPrésentateur : qu’est-ce qui vous a plu concrètement dans le récit ?

Makoto Aizawa : C’est l’histoire d’un homme qui rencontre une femme et, dans la légende, il va dans la montagne avec un autre bûcheron. Il rencontre cette femme très belle qui tue l’autre, elle l’épargne en lui faisant promettre qu’il ne parlera jamais à personne de ce qu’il s’est passé ni de cette rencontre. À son retour au village, il rencontre une autre femme magnifique. Quand j’ai lu cette histoire, c’était une histoire de rencontre, de séparation. Le thème est la communication et la compréhension avec les autres. J’ai trouvé que ce thème pouvait nous parler à tous.

Présentateur : Au début il adapte de manière très fidèle le mythe de la Yuki Onna, il choisit cependant de mettre en scène des soldats, pourquoi ce choix ?

Makoto Aizawa : Comme je vous le disais, le thème est ‘peut-on se comprendre avec l’autre’ quand j’ai pensé à cela, je me suis dit qu’un soldat, c’est quelqu’un qui va être en contact permanent avec celui qu’il considère comme l’ennemi. Et aussi, potentiellement, il aura des contacts violents avec ses adversaires. Donc, peut-on comprendre son ennemi ? C’est pourquoi j’ai trouvé que les soldats pouvaient être un bon point de départ, ils pouvaient être des personnages intéressants à explorer.

Présentateur : Ainsi, Quand la neige m’appelle est son premier titre long, son premier one shot, il a écrit quelques histoires courtes mais c’est son premier manga en volume relié, peut-il nous dire comment il en est venu à faire du manga ? Est-ce qu’il a fait une école ? Est-il autodidacte ? A-t-il des assistants ?

Makoto Aizawa : Quand j’étais enfant, je dessinais déjà beaucoup de mangas dès que j’avais un instant de libre. J’ai continué jusqu’à ce que j’entre dans une université d’art où je me suis spécialisé dans la sculpture. Durant mon parcours universitaire, je faisais de la sculpture et du manga. J’ai continué tout du long, mais à un moment, je me suis demandé si j’allais poursuivre un parcours artistique classique, ou si j’allais me concentrer sur le manga. À la fin de mes études, je me suis dit que ça ne serait pas forcément la sculpture et j’ai commencé à être plus attiré aussi par l’art contemporain.

Je me suis posé des questions sur l’avenir, sur ce que j’allais faire, ce que j’apporterai de plus sur l’art contemporain ou sur le manga. Ainsi c’est en lisant, en regardant toutes les œuvres auxquelles j’ai été exposé que j’ai pu vraiment savoir. Quand je lis un manga, je ressens plus d’émotions, c’est ça qui m’a retenu. En tant qu’artiste, pour m’exprimer, je me suis dit que ça serait le manga qui serait le plus adapté pour moi et vers lequel je me suis tourné.

Présentateur : Maintenant, vous ne faites plus que du manga ?

Makoto Aizawa : Effectivement, actuellement je me concentre exclusivement sur le manga.

Makoto AizawaPrésentateur : Vu qu’au départ vous vous étiez concentré sur des études d’art, la sculpture notamment, quel genre de manga lisez-vous et quel genre vous plaît ? Mangakas, titres ?

Makoto Aizawa : J’aime notamment un mangaka qui s’appelle Minetaro Mochizuki. Et qui avait été invité au festival de la BD à Angoulême en 2016. Et moi à cette époque, j’ai pu vivre en France pendant quelques mois, et c’est pour ça que j’ai pu croiser M. Mochizuki dans une librairie lorsqu’il a fait un saut à Paris.

Présentateur : En parlant de M. Mochizuki, il a un dessin très particulier, très pur, qu’est-ce qui vous plaît le plus chez lui ? Sa narration singulière se passant sur des instants ou ses cases très pures ?

Makoto Aizawa : Une de mes œuvres préférées de M. Mochizuki est Bataashi Kingy  [1]. C’est un titre des années 80 qui est pour moi unique. Il arrive à faire une histoire comique où ses personnages hors normes arrivent à correspondre parfaitement aux gags qu’il essaye de mettre en place, avec cette atmosphère fofolle, avec son humour très particulier.

Présentateur : On voit que depuis tout à l’heure vous dessinez l’héroïne de votre manga, est-ce que vous procédez toujours par un crayonné au crayon à papier puis avec une plume ?

Makoto Aizawa : En général, quand je suis chez moi, je commence toujours par travailler au crayon, ensuite je scanne le trait, et retouche un peu le dessin, j’imprime pour ensuite finaliser. Mais sinon, effectivement, je travaille presque toujours par un trait puis l’encrage. Aujourd’hui vu que je suis au trait et que j’encre directement par-dessus, ça fera alors peut-être quelques surprises.

Présentateur : En parlant de l’encrage, c’est lorsque vous repassez à l’encre sur le crayonné, mais on voit dans le manga que les dessins sont faits au lavis, et même un lavis manuel.

Makoto Aizawa : Effectivement, je travaille bien à l’encre de Chine, c’est quelque chose qui se présente d’abord sous une forme solide qu’on dilue ensuite pour pouvoir faire l’encre de Chine qui permet de faire l’encrage et remplissage. C’est une technique utilisée au Japon et que j’ai pu utiliser sur ce manga également.

Présentateur : Le rendu de vos dessins n’est justement pas commun, même assez particulier par rapport aux dessins traditionnels, pourquoi ce choix ?

Aizawa Makoto : En fait pour cette œuvre, avant de la dessiner, c’était une époque où j’étais très influencé par la bande dessinée française, j’étais à fond dedans. Donc j’ai décidé de dessiner cette œuvre dans un style qui s’éloignait assez des canons habituels des mangas japonais et c’est vrai que mon influence est marquée. J’essayais d’approcher ce style qui me faisait beaucoup rêver.

Présentateur : Justement comme vous nous dites être influencé par la BD franco-belge, quels sont les auteurs ou les œuvres qui vous ont influencé ?

Aizawa Makoto : J’aime particulièrement un artiste qui n’est pas forcément un artiste français qui s’appelle René Follet. J’ai lu une interview de monsieur Taiyō Matsumoto qui est l’auteur de Ping Pong. Il disait qu’il était un de ses artistes préférés. C’est pourquoi je m’y suis intéressé, quand je l’ai découvert ça m’a beaucoup plus, ça m’a marqué.

Nicolas GalianoPrésentateur : Nicolas Galiano, par rapport à cette œuvre si particulière dans le monde du manga, pourquoi avoir choisi ce titre précisément ?

Nicolas Galiano : C’est très facile en fait, l’acquisition de cette licence est arrivée assez tard car nous avions déjà bouclé notre planning avec la sortie du mois d’avril de cette année. Et comme elle est arrivée sur le tard, j’avais beaucoup aimé la double lecture de cette œuvre et effectivement que ce soit très différent des canons actuels des mangas. Nous, en tant que nouvelle maison d’édition qui a à peine un an, sommes censés sortir des titres qui doivent plaire à la majorité, très mainstream et grand public. On a préféré partir dans un autre sens, on fonctionne aux coups de coeur et peu importe la difficulté d’avoir un manga, le plus important est que le titre nous plaise à nous et puisse plaire à un public même si celui-ci n’est pas intéressé à la base par le manga. C’est pourquoi on a vu le double potentiel de ce manga, il plaira aux jeunes adultes qui liront simplement l’histoire, et également les lecteurs un peu plus passionnés qui aiment bien analyser chaque oeuvre. Ceux-là essayeront de voir tous les petits détails donnant un sens de lecture différent à ce titre.

Lorsqu’on est arrivé à la décision d’éditer ce titre, on a donc réfléchi à comment et quand le mettre en place. On a pris la décision de l’avancer, du coup là où il nous faut 6 ou 7 mois pour adapter un titre, on a eu à peu près 4 mois pour à la fois le travailler et le faire valider. C’est pourquoi nous avons pris deux traducteurs au lieu d’un pour nous assurer d’apporter la vision la plus proche de la conception japonaise. Au final, nous avons décidé de partir sur un visuel fort pour la jaquette afin d’intéresser les personnes qui naturellement ne s’approcheraient pas d’un seinen. On était plutôt content du résultat, car les retours critiques ont été là, et on remarque que les lecteurs s’ouvrent à d’autres types de manga outre les classiques shonen.

Présentateur : Comment fait-on pour adapter cette légende à un public français qui ne connaît pas la femme de neige, et notamment comment adapter le titre qui n’est pas la traduction exacte du titre japonais qui serait plutôt La femme des neiges ?

Nicolas Galiano : Le titre japonais c’est Yuki no Onna en effet, pour la traduction française ce sont les équipes de traduction qui ont fait une liste de plusieurs propositions qui colleraient avec le fil conducteur du manga et l’idée de fil rouge, car tout le manga est lié par une personne. On voulait un titre qui fait écho à cette personne, ainsi de ces propositions, on a demandé à M. Aizawa quel titre il préférait en expliquant bien en japonais à quoi correspondaient les différents titres. Il a fini par décider que le titre Quand la neige m’appelle était celui qui correspondait le mieux à cette idée de fil conducteur.

Présentateur : Dans votre récit, l’adaptation de la première partie est faite de manière très fidèle et la transposition de la deuxième partie reste fidèle mais avec quelques modifications du récit par rapport aux enfants. Par exemple, un des enfants du soldat est sourd, pourquoi ce choix ?

Makoto Aizawa : Il faut savoir que dans l’oeuvre originale, il y a plusieurs versions. Souvent, ce conte se termine de manière un peu triste, la femme et l’homme finissent par se séparer et c’est un peu le symbole de l’incompréhension entre individus. Il existe aussi des versions où il y a une suite à cette histoire, je me suis dit que ces versions viennent de personnes qui trouvaient trop triste de terminer sur une telle note. Je pense que ces personnes ont construit, ont décidé de donner une fin un peu plus heureuse, un peu plus optimiste à cette histoire et je me suis plus reconnu dans ces versions. C’est pourquoi j’ai moi aussi décidé de faire une version avec une suite qui donne plus d’espoirs face à la fatalité, face à cette compréhension des uns et des autres.

Présentateur : On voit que vous venez de finir l’encrage sur votre crayonné, vous allez donc passer au lavis. Vous avez environ 5 pinceaux, est-ce que vous pouvez nous présenter le matériel utilisé pour faire le lavis ?

Makoto Aizawa : Alors voilà la plume qui est assez classique qu’utilisent tous les mangakas. Et voilà l’encre de Chine que j’ai utilisée. Alors l’encre de Chine se présente sous forme solide de l’encrier et d’un bâton. On frotte le bâton d’encre sur l’encrier avec de l’eau, ce qui rendra l’encre liquide. J’utilise aussi un autre genre de pinceaux, mais j’en ai oublié quelques-uns au Japon. J’ai un peu paniqué, mais comme j’ai déjà vécu à Paris quelques mois, j’ai pu trouver les pinceaux que je voulais, et tout le matériel dont j’avais besoin.

Présentateur : On va pouvoir voir la dernière partie du dessin, vous allez maintenant faire le lavis, c’est à dire passer sur le dessin de l’encre de Chine au pinceau, c’est assez inhabituel en manga, mais c’est utilisé dans d’autres domaines.

Autrement, j’ai vu sur votre compte Twitter que vos dernières œuvres ont un style beaucoup plus proche du manga traditionnel, est-ce une volonté de votre part ? Ou est-ce qu’on vous l’a demandé ?

Makoto Aizawa : Les images avec les chats ?

Présentateur : Notamment.

Makoto Aizawa : Les images dont vous parlez et que j’ai pu mettre sur Twitter, avec les chats, c’était quelque chose que j’ai fait pour le plaisir et je les ai publiées en ligne comme ça. En fait, elles ont eu un très très bon retour, elles ont beaucoup plu donc ça m’a fait plaisir. Sinon actuellement, je travaille sur mes futures œuvres, et l’influence de BD qui était très présente sur Quand la neige m’appelle l’est nettement moins à présent. J’arrive à m’en détacher un peu, je peux maintenant dessiner comme j’en ai envie, c’est pourquoi mon style sur les œuvres sur lesquelles je travaille actuellement se rapproche de quelque chose de plus classique.

Présentateur : On voit sur l’écran la pierre que vous avez montrée, vous y avez mis de l’eau et l’avez frotté pour obtenir l’encre de Chine liquide. Puis vous avez fait des tests sur la feuille pour trouver la bonne nuance à appliquer.

Question du public : Quels sont vos autres projets en préparation ?

Makoto Aizawa : Tout ce que je peux dire pour le moment c’est que je suis en train de préparer un autre manga qui devrait être pré-publié dans un magazine qui a un style beaucoup plus classique. C’est encore en préparation.

Question du public : Pouvez-vous développer un peu plus ? Quel magazine par exemple ?

Makoto Aizawa : Je peux vous dire que ça sera publié dans un mensuel. Concernant l’histoire, je ne peux pas en dire beaucoup plus, mais elle traitera probablement du thème de la perte. Ça sera donc quelque chose d’éventuellement un peu triste.

Question du public : Je voulais avoir si vous aviez un tanto et quelles étaient vos relations avec lui ?

Makoto Aizawa : Alors d’abord oui, j’ai quelqu’un qui me suit [2]. Au début, on commence par parler de l’histoire, ce qu’on peut faire et en fonction de nos discussions, de ses opinions et des miennes, je corrige. En général, on peut se rencontrer sur la base d’une fois par semaine, mais parfois, c’est un peu trop long. Ces échanges peuvent vraiment prendre du temps. Mais le mieux c’est d’avoir des rencontres régulières.

Je pense que c’est l’un des secrets du Japon pour avoir des mangas aussi réussis et divertissants. C’est vraiment grâce à cette relation avec son tanto, son responsable, qu’on arrive à trouver une harmonie. Le fait de parler avec lui va permettre une vraie évolution du travail et offre de bons résultats.

Question du public : Je voulais savoir si vous travaillez seul ou si vous avez des assistants et si c’est le cas quelles tâches vous leur donnez. Ensuite, concernant les lieux, si vous vous déplacez ou si vous vous basez plus sur des photos ?

Makoto Aizawa : Je fais tout tout seul, je suis seul à travailler sur mes mangas. En ce qui concerne les décors et les lieux, si c’est un endroit où je suis allé et où je peux me rendre par moi-même, je le fais, je me déplace pour dessiner le lieu.

Mais sinon, j’ai par exemple pu vivre à Paris, j’ai pu dessiner et écrire sur cette expérience à Paris. Cependant, quand j’ai travaillé sur cette œuvre, j’étais déjà de retour au Japon, donc tout faire de mémoire n’était pas évident. Pour le Louvre, que j’ai vu en vrai, et des décors parisiens, je me suis quand même aidé de photos, et de la simulation permettant d’avoir une reproduction du Louvre en 3D.

Question du public : Pourquoi avoir eu ce style et allez-vous en changer ?

Makoto Aizawa : Quand j’ai travaillé sur Quand la neige m’appelle, c’était un magazine un peu particulier. Il me permettait au niveau de l’impression de pouvoir pratiquer et utiliser le lavis. Ainsi, le style que j’ai eu sur ce manga était lié à la reproduction des nuances qui pouvait être faite. Mais par exemple, pour le titre sur lequel je suis en train de travailler, ce n’est pas possible. Vous avez peut-être déjà vu un magazine de pré-publication ? On voit bien que ce n’est pas du papier glacé ni de qualité. On me l’a souligné et j’ai vite compris que si je ne faisais pas quelque chose avec des trames traditionnelles, à l’impression ça ne rendrait pas du tout honneur au travail fourni. Donc, pour faire un manga plus traditionnel, il faut vraiment se contenter du trait et mettre de la trame pour que ça puisse être lisible à la fin.

Question du public : Avez-vous des conseils pour des jeunes qui veulent se lancer dans le manga ou l’édition ?

Makoto Aizawa : Pour la France, je ne peux pas vraiment me prononcer. Mais quand je suis arrivé en France, par rapport au Japon, ce qui m’a frappé, c’est que le marché est différent. Le marché du manga japonais est vraiment énorme et diversifié, ça permet d’avoir beaucoup plus d’opportunités pour les auteurs.

Question du public : Je voulais savoir si par la suite vous aviez envie d’adapter d’autres légendes japonaises ?

Makoto Aizawa : Pour le moment, je n’ai pas d’autres projets spécifiques d’adaptation de légendes japonaises. Mais c’est un genre qui m’intéresse beaucoup, j’aime les œuvres qui se transmettent. Et vous aussi non ? En France, vous avez ce genre d’histoires ? Des légendes, j’aimerais beaucoup savoir lesquelles ?

Présentateur : Merci beaucoup pour votre présence.

Compte twitter des Editions ChattoChatto

Compte twitter de Makoto Aizawa

Site officiel des Editions ChattoChatto

Retranscription et photos de la conférence par M.TA pour Onirik.net

[1] L’œuvre date de 1984 et n’a pas été éditée en France

[2] Le tanto est un éditeur désigné pour chaque mangaka


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