Onirik
On ne meurt pas la bouche pleine - Avis + et +/-
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mercredi 18 novembre 2020.
Editeur : Pocket

roman de Odile Bouhier et Thierry Marx

Présentation de l’éditeur

Alors qu’à Tokyo deux cadavres d’hommes empoisonnés par une substance indécelable embarrassent la police nippone, en France un commandant est chargé d’élucider la mort d’un riche Japonais, lui aussi empoisonné par un produit inconnu. Des deux côtés de la planète, des assassinats qui, a priori, n’ont rien à voir.

Voilà la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres obligée de travailler avec son homologue japonaise, aux méthodes bien différentes des siennes. La rencontre entre la mafia japonaise, la science et les eaux troubles de la cuisine moléculaire pourrait bien se révéler explosive...

Avis de Chris

Thierry Marx, le célèbre chef étoilé en cuisine moléculaire et fervent amateur de la culture japonaise, s’associe à Odile Bouhier, scénariste réputée et autrice de polars primés, pour présenter leur hors d’oeuvre. On ne meurt pas la bouche pleine suit la rencontre entre deux cultures différentes et pourtant si complémentaires.

A Paris, Achille Simmeo, un flic du 36, quai des Orfèvres, est à un tournant de sa vie. Entre problème identitaire et refus de changement, l’affaire d’un couple japonais décédé dans d’étranges circonstances l’anime toutefois encore un peu. A l’autre bout du monde, à Tokyo, l’un des plus grands Oyabun [1] est confronté à la mort de son bras droit de toujours, d’un lieutenant, puis de sa fille. Même si ces décès ne semblent pas être d’origine criminelle, le doute s’installe. Trop de coïncidences, surtout pour un yakuza aussi réputé et dont le business est florissant.

Bon, parlons franchement ! Ce polar est cousu de fil blanc. Et bien qu’il soit rapidement lu, les défauts sont trop nombreux pour l’apprécier pleinement. Le coupable est vite trouvé tant les suspects font défaut. Le pire, sans doute, c’est ce sentiment qu’Achille ne rencontre aucun obstacle. On sent que chaque micro-événement a pour objectif de l’aider à progresser dans son enquête sans pour autant qu’il soit approfondi. De plus, on aurait aimé en apprendre davantage sur sa famille qui est là uniquement dans le but de rendre dociles les yakuzas...

En revanche, l’ambiance japonaise est présentée par un admirateur de la culture du pays du Soleil Levant. On sent cette envie d’instruire le lecteur, de lui donner envie de visiter cette île qui vit entre modernité et tradition. C’est également parlant au niveau de la cuisine moléculaire qui a droit à une place importante durant la deuxième partie du roman. Malheureusement, cette envie de faire découvrir au public des univers différents est loin de donner du peps à cette histoire empreinte de règlements de compte tout ce qu’il y a de plus classiques.

On ne meurt pas la bouche pleine est divertissant, mais ne satisfera pas les fans du genre. L’impression que les auteurs ont voulu trop en mettre dans une trame scénaristique finalement peu conséquente peine à convaincre.

Avis de Stéphanie

Le commandant Achille Simmeo, proche de la retraite, travaille au 36 quai des Orfèvres et en connaît tous les rouages. Après le décès de sa femme, il essaie de reprendre goût à la vie et se plonge dans son travail. Notamment quand un couple de Japonais en visite à Paris décède mystérieusement, il décide d’enquêter bien que sa hiérarchie ne le soutienne pas dans cette démarche.

Cette affaire va le mener au Japon où, là aussi, des drames se sont produits. Achille va être plongé dans le monde des Yakuza, la mafia japonaise, et de la cuisine moderne telle que la cuisine moléculaire. Il va travailler en collaboration avec son homologue japonais qui n’a pas les mêmes façons de faire.

Cette histoire nous plonge dans la culture japonaise et pour les non-initiés il y aura beaucoup de vocabulaire à s’approprier pour arriver à suivre le déroulement du récit. Dans l’écriture, nous ressentons toute l’affection de Thierry Marx pour la cuisine qui nous met l’eau à la bouche, notamment lors de la description très détaillée des plats.

Par contre, quelques digressions dans l’histoire permettant d’humaniser le personnage sont un peu longues et rendent l’histoire un peu confuse.

Fiche technique

Format : poche
Pages : 320
Editeur : Pocket
Collection : Thriller
Sortie : 11 octobre 2018
Prix : 6,95 €

[1] le chef d’un clan de yakuzas

L'auteur Stéphanie D.
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L'auteur Christelle Rio
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