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Le Roi Lion - Avis +
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mardi 16 juillet 2019.

Avec un soupçon d’humour, ainsi qu’une dose de drame, ce film reste un chef d’oeuvre en tout point. Le photoréalisme met à l’honneur cette histoire initiatique et universelle avec brio.



film américain de Jon Favreau (2019)

Présentation officielle

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis.

Scar, le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

Avis de Chris

Le chef d’oeuvre de Disney fait son grand retour dans une version intégralement en images de synthèse. Cette fois, l’équipe de la souris la plus célèbre du monde nous présente un long-métrage légèrement différent de la version de 1994. Quelques scènes ont été ajoutées permettant au film de gagner une trentaine de minutes par rapport à l’original. Pourtant, les dialogues sont assez similaires au dessin animé. Les nostalgiques s’y retrouveront facilement sans pour autant y voir un copié-collé de l’original.

Simba est le descendant du trône d’un territoire aussi vaste que verdoyant, où de nombreux animaux cohabitent dans un équilibre délicat. Son père, Mufasa, tente de lui apprendre ce qu’est le "cercle de la vie" et lui présente son futur royaume. Mais alors que Simba semble vivre en parfaite harmonie avec ses congénères, il va se retrouver mêlé à un complot. Investigué par Scar, son oncle, la trahison et le sentiment de culpabilité vont mener le lionceau à l’exil. Commence alors pour lui un voyage initiatique semé d’embûches.

La direction artistique est bluffante. Les images de synthèse des animaux sont à couper le souffle. Les animaux vivent dans un environnement changeant. Le vent s’engouffre dans leurs poils, tandis qu’ils respirent la vie. Ils sont plus vrais que nature. D’ailleurs, de multiples espèces ont été rajoutées au bestiaire original. Certains apportent, avec Timon et Pumba, un peu d’humour. Mais les paysages sont également bluffants de réalisme. On atteint un stade de réel jamais égalé jusqu’ici. L’herbe, l’eau, la poussière, la terre... tout est impressionnant et paraît réel.

La réalisation procure aux spectateurs une impression de grandeur. Il y a de nombreux plans larges qui présentent la savane sous son meilleur jour. Même les paysages meurtris par la haine et par la souffrance restent majestueux. Quant aux plans plus resserrés, ils permettent de mettre en évidence les moindres détails créés par des techniciens et artistes hors du commun.

On retrouve avec bonheur les personnages iconiques comme Zazu dans une forme plus naturelle que sa version animée, ou encore les hyènes, particulièrement terrifiantes. La scène mythique de la débandade de gnous donne des frissons. Et celle où Simba découvre le credo Hakuna Matata est une véritable ode à la joie qui fera chanter tous les fans.

Côté bande originale, on retrouve évidemment toutes les chansons du dessin-animé, dont la plus connue, Le Cercle de la Vie. D’autres ont été réarrangées et ce n’est pas un mal. Elles paraissent plus en phase avec leur temps. Nul doute que ces chansons trouveront grâce aux yeux des plus vieux fans. Soyez Prêtes, une chanson polémique [1], n’a pas été censurée contre toute attente, mais elle a été mise en scène autrement que dans le dessin-animé.

Quant aux voix françaises, c’est un réel bonheur de retrouver aux manettes Jean Reno dans la peau de Mufasa. Et même si le casting des autres personnages a totalement changé, la performance des acteurs est très bonne. Même Jamel Debouze ne semble pas faire son "Jamel". Il arrive presque à s’effacer pour son rôle de Timon. Anne Sila, donne du cachet aux nombreuses chansons qu’elle interprète dans la peau de la lionne. Quant à Rayane Bensetti et Alban Ivanov, ils réussissent avec brio à se faire oublier pour laisser la place à leurs personnages, respectivement Simba (adulte) et Pumbaa. Si au début, la voix de Scar peut étonner, Michel Larousseau réussi tout de même à s’approprier le lion.

Avec un soupçon d’humour, notamment grâce aux hyènes, à Timon et à Pumba ainsi qu’une dose de drame, ce film reste un chef d’oeuvre en tout point. Le photoréalisme met à l’honneur cette histoire initiatique et universelle avec brio.

A noter

Disney montre qu’il oeuvre pour la préservation des lions, une espèce en grand danger d’extinction. Ainsi, à chaque projection, ils proposeront aux spectateurs un bracelet à l’effigie de Simba. Une partie de la somme récoltée ira à une association sénégalaise qui tente de sauver les derniers lions sauvages. Les bracelets vendus sur notre territoire ont été fabriqués en France par des personnes en situation de handicaps.

Fiche technique

Sortie : 17 juillet 2019
Durée : 118 min
Avec les voix françaises de Jean Reno, Rayane Bensetti, Anne Sila, Jamel Debbouze...
Genres : aventure, animation
Distributeur : The Walt Disney Company France

Bande annonce

[1] Cette chanson, dans la version originale, est une référence à un film de propagande nazi Le Triomphe de la volonté. Scar représenterait Hitler face aux hyènes rangées en rang d’oignon, la tête haute, prêtes au combat.


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L'auteur Christelle Rio
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