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La malédiction - Avis +/-
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le lundi 5 juin 2006.

666 est traditionnellement la marque de la bête *. Selon l’apocalypse (XIII - 18), Saint-Jean aurait déclaré : « Ici est la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six ». Les ennemis de la papauté tentèrent alors de démontrer après la déclaration de Saint-Jean que ce nombre mystérieux correspondait au souverain pontife et à son entourage. Selon une tradition tenace, le règne de la bête aurait duré 6660 ans après la mort d’Adam. À partir de cette affirmation, il semblerait que 1966 serait la date officielle de la destruction du matérialisme. Le septième millénaire pouvait alors commencer en l’an 2000 grâce au retour du Christ sur terre.



La prophétie du Livre des Révélations - Armageddon - est proche. N’a-t-on jamais vu autant de guerres, d’actes terroristes, de catastrophes naturelles, de changements climatiques ? Le Vatican est en pleine effervescence : tout indique que l’arrivée prochaine de l’antéchrist provoquera la fin de l’humanité.

film américain de John Moore (2006)

Synopsis

Robert - diplomate américain basé à Rome puis à Londres - et Kathryn Thorn sont heureux de vous annoncer la naissance de leur fils Damien après de nombreuses tentatives infructueuses.

En grandissant, Damien devient un jeune garçon très étrange. Peu d’enfants du même âge peuvent se vanter de provoquer des morts mystérieuses et des avertissements sinistres. Robert Thorn réalise alors avec effroi que son fils est né à la 6e heure du 6e jour du 6e mois.

Avis de Cécilia

Le synopsis - comme tant d’autres avant lui - utilise l’une des peurs viscérales de l’être humain occidental : la fin du monde avec la venue de l’antéchrist. En effet, la malédiction, y compris l’original réalisé par Richard Donner en 1976, n’a pas le privilège d’évoquer le fils du diable et autres possessions démoniaques. Citons Rosemary’s baby, L’exorciste ou Amityville - La Maison du diable pour n’en évoquer que quelques-uns.

Le réalisateur souhaitait actualiser l’histoire et les personnages pour donner une vision contemporaine du mal. Pour appuyer par l’exemple l’arrivée de la fin du Monde, le Vatican montre des images de l’attaque terroriste qui a détruit les Twin Towers le 11 septembre 2001. Preuve que cet événement marque encore profondément les esprits, sachant que le film, World Trade Center, d’Oliver Stone sur le sujet sort le 20 septembre 2006 en France. Beaucoup plus que dans la version originelle, John Moore développe l’idée de l’effet papillon. En remplaçant son enfant mort à la naissance par un petit d’homme vivant, Robert Thorn commet un acte d’amour aux répercutions tragiques pour le reste de l’humanité. D’où la morale suivante : la plus petite action aussi insignifiante soit-elle peut avoir des conséquences dramatiques.

Malgré ces détails, John Moore réalise une version presque identique au film original. Du coup, comme le premier long métrage date de 1976, certains aspects sont dépassés jusqu’à la ringardise dans certains cas à l’instar du remake de Psychose réalisé par Gus Van Sant en 1998. De ce fait, La malédiction reste lisse, sans réelle emprunte artistique, froid, sans accroche, sans connivence avec le public, anodin et inconséquent. Ce remake permet néanmoins la découverte d’un chef-d’œuvre du genre où le mal gagne à la fin comme dans Rosemary’s baby.

Le jeu de Mia Farrow est également une grosse déception. Loin de l’inquiétante interprétation de Billie Whitelaw, Mia Farrow oscille entre la mièvrerie et l’hystérie et rejoue L’exorciste à elle toute seule dans sa dernière scène.

Notons tout de même une ambiance bien pesante et un jeu d’acteurs brillants - tous deux très britanniques. La prestation de Julia Stiles (Kathryn Thorn) plus habituée aux comédies romantiques (Save The Last Dance) et aux films d’action (La mémoire dans la peau) est merveilleuse. Liev Schreiber (Robert Thorn), l’acteur qui joue le faux vrai coupable accusé à tort dans Scream, est plutôt bien. Quand à Seamus Davey-Fitzpatrick (Damien Thorn), il ne s’en sort pas mal. Deux références cinématographiques (The Shinning de Stanley Kubrick en 1980 avec le gamin qui, à trottinette, parcoure les couloirs de l’immense demeure gothique et La Guerre des Étoiles avec la silhouette de l’empereur) prouvent l’affection du réalisateur pour le cinéma.

Remarquons également que la trilogie Destination Finale n’a rien inventé sur la destinée : la scène où le photographe est tué est identique à celle du premier opus située à Paris.

L’esthétique est irréelle dans la seconde partie au moment où Robert Thorne croit à l’incroyable. Les paysages semblent alors sortis d’un conte de fées et / ou de fantasy.

Fiche technique

Ce film fait partie de la Saga La malédiction La Malédiction - (The Omen) en 1976 de Richard Donner ; La malédiction II : Damien - (Omen II) de Don Taylor ; La malédiction finale (The Final conflict) de Graham Baker ; La malédiction IV : l’éveil (Omen IV : the awakening) de Jorge Montesi.

Remake de La malédiction

Genre : épouvante-horreur

Avec Liev Schreiber, Julia Stiles, Seamus Davey-Fitzpatrick et Mia Farrow

Date de sortie : 07 juin 2006

Titre original : The Omen 666

* La marque - souvent plusieurs - de la Bête ou du Diable - stigma diabolicum, spatula et sigillum Diaboli ayant la forme d’un crapaud, d’une araignée, d’une chauve-souris ou d’une patte de grenouille - sous-entendue dans l’Apocalypse de Jean (XIV, 9 à 11) est une marque diabolique imposée par Satan à ses adorateurs qui seront punis pour l’éternité. Cette marque que tous les disciples subissaient car elle effaçait celles du baptême suit la signature du pacte avec le diable. Très douloureuses, elles peuvent être placées sur n’importe quel endroit du corps. Pourtant, le malin préfèrerait les placer très proches des organes génitaux. Selon la rumeur, le diable mordait, griffait, utilisait une longue aiguille, une alène ou un fer brûlant sur ses fidèles disciples.

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L'auteur Cécilia
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