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La 25e heure - Avis +
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le jeudi 12 novembre 2015.

La 25e heure est une histoire captivante et frustrante, qui nous laisse sur notre faim. Mais, c’est aussi un très bel ouvrage, magnifiquement bien illustré de part la couverture et sa quatrième



Editeur : L’Homme Sans Nom

roman de Ferldrik Rivat

Présentation de l’éditeur

Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent !

Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République.

Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

Avis de Nancy

Feldrik Rivat nous livre ici un roman complexe et riche. Son récit est tout autant captivant que déconcertant. Il nous fascine avec son vocabulaire soutenu et nous déroute avec les directions que prend son histoire.

L’action se déroule fin 19e siècle, au cœur de la ville de Paris, alors que celle-ci s’apprête à recevoir l’exposition universelle. Pendant que la Tour Eiffel prend de la hauteur, c’est dans les bas fonds de la capitale et notamment sous deux mètres de terre, en plein cimetières, que d’incroyables événements se produisent : les morts disparaissent... laissant pour seul indice un chrysanthème noir !

Lancés sur l’enquête, Eudes Anatole-Faust Lacassagne et son jeune partenaire Louis Bertillon vont chasser des ombres. A peine avancent-ils qu’ils ont déjà deux trains de retard. C’est comme si quelqu’un se jouait d’eux... Et les guerres intestines entre ministères et services ne vont pas faciliter la tâche de nos amis.

L’auteur a crée un personnage plus que fascinant avec Lacassagne. Cet homme est un être complexe, sombre mais surtout énigmatique. Son mode de vie et sa seule présence lui valent d’être respecté des uns et craint des autres. Le jeune et inexpérimenté Bertillon en sait quelque chose ! Il aura bien du mal à se faire accepter et à ébrécher un tant soit peu la carapace de son mentor. Ce duo si dépareillé est un des atouts du roman.

L’autre facteur qui accroche le lecteur est l’environnement de l’histoire. Nous marchons, au gré de l’enquête, dans les rues d’un Paris richement décrites par Feldrik Rivat. Il peint son décor constamment, sans lourdeur et avec raffinement. Le langage est d’époque et tous les détails qui agrémentent le récit sont bien amenés. On est vraiment plongé dans l’hiver de l’année 1888.

Le seul bémol qu’il y aurait à apporter se situe vers la fin. Comme le livre a une suite programmée, la conclusion n’en est pas vraiment une. On reste complètement en suspens alors que l’enquête a pris un virage totalement inattendu et perturbant par rapport à la trame initiale. Dire qu’il faudra attendre un an avant d’avoir la suite !

Au final, La 25e heure est une histoire captivante et frustrante, qui nous laisse sur notre faim. Mais c’est aussi un très bel ouvrage magnifiquement bien illustré de part la couverture et sa quatrième. Les chapitres ne sont pas numérotés, la séparation étant faite en cours de page par des petites gravures. Du coup, il n’y a aucune page blanche et donc plus de lecture, plus de plaisir !

Fiche technique

Format : broché
Pages : 446
Éditions : L’Homme Sans Nom
Sortie : 15 octobre 2015
Prix : 19,90 €


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