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L’Origine de la violence - Avis +
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le vendredi 20 mai 2016.

L’origine de la violence est un très beau film qui met en lumière le poids du secret dans une famille et nous montre ses conséquences. C’est aussi une leçon qui nous pousse à toujours choisir le bonheur, quoi qu’il en coûte !



film franco-allemand de Elie Chouraqui (2016)

Présentation Officielle

Lors d’un voyage en Allemagne, un jeune professeur, Nathan Fabre, découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie.

De retour en France, le souvenir de cette photographie ne cesse de l’obséder.

Face au silence de son père, il décide alors de se pencher sur l’histoire de sa propre famille. Les secrets qu’il y découvre bouleversent son existence. À l’issue de sa quête, Nathan comprendra que le passé, même enfoui au plus profond des mémoires, finit toujours par ressurgir...

Avis de Valérie

Superbe histoire qui met en lumière le poids du secret au sein d’une famille. Les parents ont l’habitude de penser qu’il vaut mieux éviter d’effrayer les enfants avec les tracas du quotidien, sûrement à raison. Mais s’ils changent leur attitude, s’ils se sentent coupables ou meurtris, les enfants le ressentent... vivent avec, et leur psyché est abîmée sans qu’ils puissent agir puisque non dépositaires des bagages moraux...

Grandir avec un très lourd secret planant sur ses parents et grands parents a conditionné Nathan Fabre à recourir à la violence souvent. Trop souvent. A la faveur d’un voyage de travail à Buchenwald, il tombe sur une photo d’archive qui l’interpelle puissamment. Il reconnaît le sosie de son père, qui était à peine né à cette époque.

La ressemblance est si forte, qu’il ne croit pas à une coïncidence et débute des recherches, aidé par une jeune enseignante allemande. Au fur et à mesure de ses avancées, il bute sur des non-dits provenant de sa famille. Mais il ne peut pas lâcher, et plonge dans une histoire dramatique qui s’avère être celle de sa famille...

Elie Chouraqui réussit à produire un superbe film basé sur le roman de Fabrice Humbert. Sa plus grande qualité est de mêler le récit d’hommes et de femmes des années quarante à l’horreur de la réalité de la grande Histoire, et ses conséquences actuelles.

David Wagner est un jeune tailleur, doué, beau, charmeur et qui aime la vie. Il a l’occasion de séduire la jeune fille d’une famille de bourgeois qui le tolère, sachant qu’il ne pourra de toute manière pas être un possible gendre. Il est pauvre, mais surtout il est juif. Lorsqu’il rencontre pour la première fois la fiancée du fils de la famille, c’est le vrai, le beau coup de foudre qui se produit.

Ils sont follement attirés l’un vers l’autre, et rien n’y fait. Ni les conventions, ni les différences, ni leurs engagements premiers. Nous sommes au début des années 40 et les déportations des premiers juifs ont débuté, même si la menace ne plane pas encore d’une manière certaine. Mais David est dénoncé, arrêté et envoyé à Buchenwald...

Comme rarement à ce jour, Elie Chouraqui fait côtoyer les beaux sentiments à l’horreur de la cruauté de l’homme portée à son comble par la barbarie nazie. Le réalisateur maîtrise avec beaucoup d’intelligence le changement de temps, du présent au passé comme de la folie joyeuse de la jeunesse à Paris avec l’intolérable séjour des prisonniers des camps de concentration. Nous soulignons que malgré le sujet, la tension est importante mais le pire est évité au spectateur.

La trame rebondit entre Nathan Fabre qui a un besoin viscéral de connaître son passé pour construire son présent et celui à qui on a ôté tout futur, le jeune David Wagner. Malgré le drame du passé, le spectateur vit avec les personnages cette recherche du bonheur malgré tout, et c’est ce que l’on retient à la fin. Ce n’est donc pas un film mortifère, malgré le message sous-jacent de la férocité de la nature humaine.

C’est avant tout une très belle histoire, qui a également une portée historique. Elle est magnifiée par l’interprétation d’acteurs étonnants comme Stanley Weber, mais également César Chouraqui. Grâce à la générosité et la précision de la mise en scène, les interprètes donnent tout et font corps avec le scénario.

Ne passez pas à côté de ce très beau film qui allie le drame comme le bonheur, ce qui donne à réfléchir sur ce que contient notre âme de beau comme de très laid.

Fiche Technique

Sortie : 25 mai 2016

Durée : 110 minutes

Avec Richard Berry, Stanley Weber, César Chouraqui, Romaine Cochet, Michel Bouquet, Christine Citti, Catherine Samie, Joseph Joffo...

Genre : drame


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L'auteur Valérie Revelut
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