Onirik
Kong , Kong, Kong !
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mercredi 4 octobre 2006.

Peter Jackson dont, tout le monde le sait, la passion pour le cinéma vient du film King Kong de 1933, réalise ici son rêve de gamin. Reprenant quasiment l’original en verbatim, il se paie le luxe de nous faire 3 films en un et de montrer qu’il est le boss, avec cependant quelques excès.



film américano-néo-zélandais de Peter Jackson (2005)

Peter Jackson est un touche à tout qui aime apprendre et montrer ce qu’il a étudié. Ainsi pendant le premier tiers du film, il nous met une claque en prouvant qu’il sait faire une reconstitution historique avec un réalisme époustoufflant. Certe, cela traîne un peu mais on comprend que vu la qualité de son studio d’effets spéciaux, il en fasse la réclame. Et puis, c’est tellement beau et les personnages crédibles qu’on se laisse bercer par le récit. Puis, soudainement, le film bascule dans l’horreur avec une scène qui n’est pas sans nous rappeler le début de Brain Dead. Entendez par là que de vils indigènes massacrent de l’indo-européen. La caméra se détourne du brisage de crâne ce qui montre que P.J. s’est rangé des voitures, mais le sang qui coule sur la pierre nous rappelle quand même qu’il a été le roi du gore.

Suite à ce coup de fouet, le film d’aventure commence avec au passage encore un coup de frime puisqu’il se permet non seulement de montrer des dinosaures dans une qualité supérieure à ceux de Jurassic Park mais aussi de faire de gigantesques bastons entre notre singe préféré et trois T-Rex. Les marins qui partent à la recherche de la belle Naomi Watts ne sont pas en reste puisqu’ils manquent de se faire écraser par des brontosaures, croquer par des vélociraptors, bouffer par des insectes géants car, vous l’avez compris, toutes les bébêtes de Skull Island sont titanesques.

Enfin, débute la vraie histoire. Celle que l’on est venue voir : l’amour entre la Belle et la Bête. Cet amour impossible qui aura raison du gorille, est terriblement émouvante. Autant cela était difficile à croire dans les précédentes versions, autant là, le spectateur est bouleversé. On rit avec Kong des pitreries de Ann-Naomi, on boude avec Kong quand elle s’enfuit, on pleure avec Naomi quand il meurt.

Les acteurs sont tous crédibles. Adrian Brody est beau et grave, Naomi Watts charmante en toute occasion et Jack Black odieux à souhait. Le coup de chapeau va cependant à Andy Serkis qui non seulement double King Kong (grâce à la motion capture) mais joue aussi le rôle d’un clone de Popeye qui s’autorise à fumer son cigare alors qu’il cavale entre les jambes de dinosaures.

Le seul bémol au film est l’abus des effets spéciaux, quelques fois mal à propos. Notamment quand Naomi Watts jongle avec des cailloux si peu gracieusement que les rajouts sont trop visibles et gâchent l’effet pourtant important dans cette scène intimiste et touchante.

On espère que le DVD sera un peu plus punchy côté gore et que l’on aura en bonus le délire des créateurs d’effets spéciaux comme voir Naomi se faire croquer la tête par Kong ou Jack Black bataillant avec un coléoptère qui lui mangerait les yeux.

Bravo à toi P.J. nous attendons le prochain mais maintenant que tout le monde à vu l’étendue de ton talent, ne finit pas comme Spielberg !

L'auteur Freyr
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