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Jayne Mansfield 1967 - Avis +/-
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le dimanche 10 octobre 2021.
Editeur : J’ai Lu

roman de Simon Liberati

Présentation de l’éditeur

"Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967, sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle."

Cette Buick broyée transportait Jayne Mansfield, l’actrice la plus photographiée au monde, célébrissime sex-symbol des années 1950. Simon Liberati fouille dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures qui disent aussi le crépuscule de l’âge d’or hollywoodien.

Perruques, LSD, chihuahuas, amants cogneurs, satanisme... Une oraison funèbre, une histoire de chaos et de mort récompensée par le prix Femina.

Avis de Valérie

Si vous vous êtes intéressé au cinéma des années cinquante - soixante, le nom de Jayne Mainsfield vous dit quelque chose. Peut-être mélangez-vous l’image dans votre esprit avec le physique de Marilyn Monroe ? Ou vous souvenez-vous de son décès tragique ? Comme le dit d’ailleurs l’auteur, repris dans un papier du Monde "De sa vie, on ne se souvient que de sa mort"

En ce qui concerne le livre de Simon Liberati, on s’interroge un peu sur la construction qu’il a choisie, même si on ne remet pas en question son talent. Un premier quart (une quarantaine de pages, tout de même) dissèque d’une manière chirurgicale l’accident qui a coûté la vie à la star déchue et à deux hommes qui l’accompagnaient. Il analyse chaque détail, qu’il commente sans toujours adapter l’anglais, un peu comme si son besoin de précision était plus fort que notre besoin de compréhension. Cette accumulation de détails écoeure un peu et s’avère difficile à passer d’autant qu’on n’en demandait pas tant.

Ensuite, l’auteur nous plonge dans le show-business des années 1960 pour reprendre ses dernières années correspondant à sa chute de popularité. La narration est plus fluide, moins clinique, et on se laisse porter avec plaisir. Il est visible que Simon Liberati s’est appuyé sur tout ce qu’il a pu trouver comme documentation, coupures de presse, photographies pour ensuite se projeter et combler les absences et les manques.

Chaque scène est très travaillée, tout nous semble couler de source. On dévore le reste du livre, la magie d’Hollywood des années dorées dans les yeux, l’aigreur des décadences dans le cœur. Avec le recul, on comprend qu’on assiste à l’exploitation sexuelle d’une femme par des hommes, qu’elle soit complice ou non.

Difficile d’apprécier l’ensemble du texte, mais la descente aux enfers de Jayne Mansfield, performeuse magnifique et à l’intelligence exceptionnelle, nous touche et nous émeut !

Fiche technique

Format : broché
Pages : ‎160
Éditeur : ‎J’ai lu
Sortie : 13 octobre 2021
Prix : 6,90 €


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