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Exposition Maurice Pialat - Avis +
Onirik -> Culture -> Exposition, musée, Salon -> Dernière mise à jour : le mardi 19 février 2013.

"Tout est dans le regard. On disait de Monet : ce n’est qu’un oeil, mais quel oeil ! Je ne suis pas Monet, mais je pense que j’ai un oeil. Un film c’est toujours mon regard."



Lieu : Paris

du 20 février au 7 juillet 2013

Présentation officielle

Composée d’affiches, d’archives, de costumes, de photographies, de films et surtout de dessins et de peintures confiés récemment par Sylvie Pialat à la Cinémathèque française, cette exposition retrace l’ensemble de la carrière de Maurice Pialat, depuis sa première vocation, la peinture, à laquelle il s’initie au début des années 40, jusqu’à son dernier film Le Garçu, sorti en salle en 1995.

À travers une sélection des 33 peintures et 16 dessins déposés dans les collections, on découvrira une part méconnue de l’auteur de Van Gogh, d’abord formé aux Arts décoratifs de Paris.

L’exposition révèle également les premiers projets non réalisés, les rencontres et les relations avec les producteurs de ses documentaires et courts métrages : une longue période foisonnante au cours de laquelle Maurice Pialat s’essaye aussi au jeu d’acteur, avant de réaliser en 1967 son premier long métrage, L’Enfance nue, puis, trois ans plus tard, la série télévisée La Maison des bois.

Sur de nombreuses photographies de plateau et de tournage, on verra au travail quelques-uns des acteurs avec lesquels il a travaillé : Sandrine Bonnaire, Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Nathalie Baye, Jacques Dutronc, Jean Yanne...

Des correspondances, parfois inédites, font apparaître des personnalités un moment envisagées, comme Simone Signoret pour La Gueule ouverte. Les synopsis, scénarios et cahiers de notes, pour beaucoup manuscrits et annotés, révèlent un rapport à l’écriture à la fois impulsif et intransigeant. Ils traduisent aussi un cinéma très singulier qui continue de s’écrire au moment du tournage.

Des entretiens inédits avec des proches et des collaborateurs ayant généreusement contribué à enrichir ce fonds d’archives, comme Sandrine Bonnaire, la scénariste Arlette Langmann, le monteur Yann Dedet, ou encore la chef décoratrice Katia Wyszkop, témoignent de la méthode de travail de Maurice Pialat.

Extraits de films, entretiens, essais d’acteurs, tous ces documents filmés montreront également, au-delà de l’image du cinéaste ombrageux que l’on a souvent retenue, un homme chaleureux et complice avec son équipe.

Avis de Claire

Pialat, ce célèbre inconnu... Si l’on connait plutôt bien le cinéma de l’un des réalisateurs les plus doués de sa génération, de son premier film L’Enfance nue (1968) à 43 ans, au Garçu (1995), son dernier, tous deux sur le thème de l’enfance, l’une blessée, l’autre adorée, on connait beaucoup moins l’homme et l’artiste.

Ce sont les toiles d’un Pialat très jeune que l’on découvre au seuil de cette exposition, très émouvante. Elève aux Arts décoratifs à Paris, son travail fait déjà preuve d’une certaine maturité, même s’il se cherche encore. Coloris vifs, fauves flamboyants, portraits sur le vif, ses oeuvres souffrent pourtant bien trop souvent d’un manque de titre, comme si l’homme se refusait volontairement le titre de peintre.

Eternel insatisfait, il n’aura de cesse de se remettre constamment en question, exigeant beaucoup des autres, mais surtout de lui-même. Ses toiles finiront à la cave, et ne seront exposées que quatre fois avant la Cinémathèque.

Cinéaste sur le tard, il n’en reste pas moins un orfèvre, travaillant ses films comme il aurait pu le faire de ses tableaux. Son hommage à Van Gogh reste à ce jour l’un des films les plus puissants sur l’art de peindre, et la folie créatrice qui l’accompagne. Serge Toubiana y voit même une forme d’autoportrait.

Cette exposition à la scénographie sobre, efficace, rigoureuse, laisse la part belle au matériau [1], on y voit quantité de polaroids, extraits de scénarios, films marqués de la main de Pialat lui-même, témoignant de son souci constant du détail.

Un bel hommage à un homme qui a durablement marqué le cinéma français, dont l’oeuvre est à redécouvrir intégralement à la Cinémathèque du 20 février au 4 mars 2013, à ne pas manquer !

Informations pratiques

Cinémathèque française - 51 rue de Bercy - 75012 Paris
Horaires : lundi et du mercredi au samedi de 12h à 19h
Nocturne : jeudi jusqu’à 22h et le dimanche de 10h à 20h
Fermeture : mardi
Tarifs : de 4 à 7 €


Présentation de l’exposition "Pialat, peintre... par lacinematheque

[1] Serge Toubiana (Directeur général de la Cinémathèque) et Florence Tissot en sont les éminents commissaires


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