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Biographie de Vlad Tepes
Onirik -> Mythes & réalités -> Dernière mise à jour : le jeudi 19 janvier 2012.
(1431 – 1476)

On connaît le parcours de Vlad grâce à de nombreux documents écrits au XVe siècle par les Allemands et les Turcs. Ces manuscrits dont le premier, d’origine allemande, daterait de 1463, sont souvent à charge mais très bien renseignés.

Descendant direct de la famille des Basarabi qui régna sur la Valachie, Vlad Tepes – ce nom, traduction littérale roumaine de celui qui mène le pal, n’a jamais été utilisé de son vivant, uniquement à partir de 1550 – est un guerrier brutal, cruel, sadique et sanguinaire qui torture à tour de bras principalement par démembrement. Vlad III est donc un personnage historique réel. Bien sûr, ce ne fut pas un vampire. Pourtant, le passé familial et personnel du personnage forgèrent un homme menaçant et psychologiquement instable.

Vlad, éléments biographiques, histoire familiale et origines géographiques

Petit-fils de Mircea le Grand et fils de Vlad II (1390 – 1447) devenu Vlad Dracul en 1408 [1], le voïvode [2] Vlad Tepes est également appelé Vlad III l’empaleur et, en roumain, Draculea. Cette désignation incertaine signifierait le fils du dragon, symbole de sa famille en raison de l’appartenance paternelle à la Societas Draconistarum. Le nom parental est traduit plus tard par le fils du diable en raison de son immense cruauté.

Vlad III est né en décembre 1431 et mort à Bucarest en 1476. Sa vie est très tumultueuse. Dès son enfance par exemple, il est enlevé par les Turcs. Cette absence forcée dura deux longues années durant lesquelles ses ravisseurs faisaient pression sur son père. À cause de l’instabilité politique régionale [3], il fut Prince de Valachie deux mois en 1448, puis de 1456 à 1462, date à laquelle il fut emprisonné pendant 12 ans. Sa libération est due grâce à sa conversion au catholicisme. Enfin, il régna de nouveau l’année de sa mort en 1476. La principauté de Valachie est l’une des trois principautés médiévales à l’origine de la Roumanie. Elle couvrait le sud du pays actuel avec les Carpates au nord et sa frontière sur le Danube avec la Bulgarie. Bucarest, la capitale contemporaine de cette nation, a été la dernière ville principale de valaque.

Son château qui existe encore aujourd’hui fut construit telle une forteresse à la frontière transylvanienne au nord de Curtea de Arges.

Il fut assassiné par les troupes ottomanes en 1476. Décapité, son corps aurait été déposé au monastère de Snagov sur une petite île au milieu d’un lac près de Bucarest. On ne l’a jamais retrouvé.

Vlad, un homme féroce

Vlad Tepes est physiquement peu avenant : il est petit, ses cheveux longs sont très noirs et ses yeux sont d’un vert brillant.

Si on ne tient pas compte des nombreuses personnes qu’il a réduites en esclavage, il avait la douce habitude d’empaler ses victimes – adversaires comme concitoyens – par le fondement sur des pieux de bois immenses. Il prenait alors ses repas au milieu de ce spectacle sanguinolent. Ce calvaire est à l’origine de l’usage du pieu, instrument indispensable de la panoplie anti-vampire. On enfonce cet objet pointu dans le cœur du cadavre soupçonné de pouvoir revenir à la vie et de quitter son cercueil pour infester les vivants. Seuls les pieux taillés dans des bois d’érable, de frêle, d’aubépine ou de tremble sont efficaces. Les historiens ne connaissent pas exactement le nombre de ses victimes qui se compte en milliers, dizaines de milliers ou centaines de milliers selon les sources.

Vlad Tepes utilise la terreur comme méthode de gestion politique et sociale, d’intimidation à l’encontre de ses ennemis ainsi que de moyen de transaction et pression économique.

Vlad, un homme malade

Vlad Tepes souffrait de porphyrie. Ce concept englobe un groupe de maladies qui affectent la production d’hémoglobine (globules rouges), de myoglobine (pigmentation cellulaire rouge des muscles) et de cytochromes. La porphyrie, condition génétique inhabituelle interférant avec le métabolisme du fer (importante composante du sang), porte le nom de la maladie du vampire depuis 1985, année où David Dolphin, très sérieux biochimiste à l’université de Colombie britannique de Vancouver (Canada), explique ainsi l’origine du mythe vampirique. On croit qu’il est possible que, jadis, les gens atteint de porphyrie aient retiré un certain soulagement de la consommation du sang humain puisque cette maladie est un trouble sanguin. Plusieurs formes différentes de la maladie existent. Mais toutes ont en commun des signes et symptômes importants. Cela se traduit par l’apparition de lésions sur la peau qui devient douloureuse lorsque le malade est exposé trop longtemps au soleil, par le rougissement des yeux, par l’urine rouge, par des problèmes neuropsychiatriques (c’est-à-dire des crises nerveuses), par des douleurs abdominales plus ou moins prononcées et par un déficit en globules rouges nécessitant des transfusions occasionnelles. De plus, les personnes atteintes par cette maladie subissent de graves déformations physiques. De plus, le biochimiste croit volontiers que les mariages consanguins, très fréquents il y a plusieurs siècles, ne pouvaient que favoriser l’implantation de la maladie dans certaines régions bien déterminées comme la Transylvanie. La porphyrie peut être héréditaire ou acquise.

[1] Après son intronisation du Grand Ordre du Dragon Renversé créé par Sigismond de Hongrie.

[2] Terme d’origine slave qui désigne le commandant d’une région militaire.

[3] Guerre ouverte et presque permanente entre les Ottomans et les Hongrois.

L'auteur Cécilia
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