Onirik
Anders Zorn le maître de la lumière - Avis +
Onirik -> Culture -> Exposition, musée, Salon -> Dernière mise à jour : le jeudi 30 novembre 2017.

Une rétrospective rare et de toute beauté ! A ne pas manquer



Lieu : Paris

Du 15 septembre au 17 décembre 2017

Présentation officielle

Pourtant reconnu et admiré à Paris au tournant des XIXe et XXe siècles, Zorn n’a pas été célébré dans la capitale depuis 1906 ! Près de 150 œuvres permettront de retracer le parcours de ce grand artiste, ami et rival de Sargent, Sorolla, Boldini et Besnard, à la fois aquarelliste virtuose, peintre talentueux et graveur de génie.

Cette première rétrospective parisienne devrait marquer le retour en grâce d’un maitre resté très populaire en Scandinavie et célébré avec succès à San Francisco et New York en 2013 et 2014.

Outre le portraitiste mondain et le chantre du folklore et de la nature suédoise, l’exposition mettra en valeur son talent magistral d’aquarelliste, de graveur et celui, inédit, de photographe. Cette présentation bénéficiera des plus belles pièces du musée Zorn à Mora et d’un ensemble exceptionnel d’œuvres du Nationalmuseum de Stockholm, partenaire du projet, complété par d’importants prêts d’autres institutions scandinaves et françaises.

Avis de Claire

Passer l’automne et de le début de l’hiver en Suède... C’est ce que nous propose l’un des plus beau et confidentiel musée de Paris. En effet, après l’exposition Carl Larsson en 2014, le Petit Palais consacre une grande rétrospective à Anders Zorn (1860-1920), l’autre figure centrale de la peinture suédoise.

Maître de la lumière, comme le précise le titre, mais également spécialiste de l’eau, comme le montre l’affiche. Au fil du parcours, chronologique bien sûr, mais surtout thématique, on découvre des oeuvres magnifiques et méconnues. Le peintre est pourtant passé par Paris, durant ses années d’apprentissage. On peut d’ailleurs diviser son parcours en trois points : les années d’étude où il voyage ; la reconnaissance avec une carrière florissante notamment aux Etats-Unis ; et enfin le retour aux fondamentaux avec la sublimation de la culture suédoise.

Dans sa jeunesse, l’artiste a une passion pour l’Espagne, il voyage aussi jusqu’à Constantinople, faisant escale à Alger, où il peint des femmes, non pas lascives, comme Delacroix, mais en plein mouvement, à l’image des paysannes ou des femmes de pêcheurs qu’il immortalisera dans l’exercice de leur travail. Peintre du quotidien, donc, mais aussi du portrait, qu’il expérimente parfois dans des cadrages audacieux et inédits, comme des tableaux d’enfants à leur hauteur, à l’instar d’un cliché photographique.

Aux Etats-Unis, pas moins de trois Présidents lui commanderont leur portrait, insigne honneur, et début d’une gloire galopante. Mais pas de quoi griser cet homme aux origines très modestes, qui retrouve en Suède l’essence même de son art. Il croque à loisir vie quotidienne, traditions et folklore, en particulier dans sa région de Dalécarlie.

Un peu plus tard encore, il se passionne pour les nus, à la manière d’un Renoir, avec un coup de pinceau moins flou toutefois. Avec la force de la lumière, toujours, et la douceur des clapotis de l’eau.

Fiche technique

Adresse : Musée du Petit Palais Avenue Winston Churchill 75008 Paris

Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 20h, fermé le lundi et les jours fériés

Tarifs : de 9 à 11 euros

Site officiel

A lire aussi sur Onirik

Oscar Wilde, l’impertinent absolu - Avis +
Carl Larsson, l’imagier de la Suède - Avis +
La Gloire d’Anvers
Félix Ziem, « J’ai rêvé le beau »
José María Sert, le Titan à l’œuvre (1874-1945)
La Comédie Française s’expose
Giuseppe De Nittis : la modernité élégante
Pelez, la Parade des humbles
L'auteur Claire Saim
Son site : page facebook
Sa fiche
A gagner !

2 décembre : Gagnez 5 Catsass le chat


du 2 au 12 décembre 2017


Vous avez aimé
Mailing list
Google Groupes Bêta
Visiter ce groupe
Recherche article

Add to Google
http://www.wikio.fr