Onirik
Les anges sans visage - Avis +
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mercredi 12 octobre 2016.

Un thriller qui fait froid dans le dos, à glacer le sang. Des phrases courtes lui impriment un rythme rapide, mais dans les enlèvements d’enfants, on sait tous que les premières heures sont capitales et qu’il n’y a pas une seconde à perdre. Alors, l’auteur n’en perd pas !



Editeur : Editions de la Martinière

roman de Tony Parsons

Présentation de l’éditeur

Nous sommes à Londres. Max Wolfe, enquêteur au coeur tendre, flanqué de sa petite fille et de son chien (un Cavalier King Charles), doit faire face de nouveau à la noirceur et la violence du Londres des beaux quartiers. Une famille aisée, bourgeoise, est retrouvée massacrée dans sa demeure du nord de la ville, le lendemain des fêtes du Premier de l’an.

On retrouve les corps du père, de la mère, et de deux adolescents. Mais le plus jeune enfant manque à l’appel. A-t-il été enlevé ? Les victimes ont par ailleurs été assassinées avec un pistolet d’abattage, qui sert habituellement à tuer les gros animaux de boucherie avant qu’on ne les égorge à l’abattoir. Max Wolfe finit par retrouver la trace, grâce aux archives du Black Museum (le musée de Scotland Yard) d’un serial killer, qui, 30 ans plus tôt, utilisait cette arme pour son modus operandi.

Mais "l’équarisseur" est aujourd’hui un homme grabataire, mourant. Impossible de penser qu’il a commis ces meurtres. Alors quoi, un copycat, un vulgaire imitateur ? Ou bien quelqu’un qui cherche, au contraire, à piéger l’ancien meurtrier ?

Avis de Linagalatée

En cette nuit de Saint-Sylvestre à Londres dans le quartier résidentiel Highgate hyper sécurisé, toute la famille Wood a été massacrée, quatre personnes. Seul le petit Bradley, quatre ans, demeure introuvable. Même le chien Buddy n’a pas été épargné. Car c’est bien d’un massacre dont il s’agit, et à première vue, cette violence était dirigée contre le père de famille. Ce sont les observations que se font Pat Whitestone, commissaire principale de Londres et Max Wolfe, enquêteur.

Max est un papa célibataire. Il vit avec sa fille, Scout cinq ans et son chien Stan. Pat Whitestone est quant à elle, une maman célibataire avec un adolescent, c’est dire si les évènements ayant trait aux enfants les touchent particulièrement. La seule qui semble vraiment affectée par la disparition de Bradley est la sœur de sa maman décédée, la seule qui ait à cœur de le retrouver vivant.

La singularité de l’horreur de ce crime tient dans l’arme en elle-même, un pistolet étourdisseur servant à assommer les animaux avant de les abattre, mais sur l’être humain c’est la mort assurée.

Un crime a déjà été commis avec cette arme et le responsable est maintenant sorti de prison, et même s’il est à présent un vieux monsieur, les soupçons se dirigent immédiatement vers lui. Mais très vite, un nouvel enfant de cinq ans disparaît, les deux affaires sont-elles liées ?

Le ton est donné dès les premières pages, on est tout de suite confrontés à l’horreur de ce massacre. Aucun détail ne vous sera épargné, donc âmes sensibles s’abstenir.

Peter Nawkins, appelé l’exécuteur à l’époque de son quadruple meurtre est rapidement retrouvé. Il ne se cache pas, et si la prison a laissé des traces physiques et psychologiques, il est resté le gaillard robuste et rustre qu’il était à 17 ans, même s’il s’éteint doucement d’un cancer.

Les investigations et les interrogatoires commencent sur fond de révolte et de violence, Peter fait partie des gens du voyage, et toute intrusion dans leur campement est vécue comme un affront personnel. Tous comme un seul homme derrière Peter, ils donnent maille à partir aux policiers.

Les évènements s’enchaînent très rapidement, pas un seul temps mort dans la lecture de ce roman. On n’a pas le temps de s’attacher aux personnages parce que tout va très vite et que finalement, même si on vit le quotidien de Max, on a peu de détails qui nous donneraient le temps et l’envie de se rapproche de lui. Mais malgré tout on sent un homme paisible et foncièrement bon, et surtout un amour de papa.

Un thriller qui fait froid dans le dos, à glacer le sang. Des phrases courtes lui impriment un rythme rapide, mais dans les enlèvements d’enfants, on sait tous que les premières heures sont capitales et qu’il n’y a pas une seconde à perdre. Alors, l’auteur n’en perd pas !

Les anges sans visage se dévorent d’une traite !

Fiche technique

Format : broché
Pages : 347
Éditeur : Les Editions de la Martinière
Collection : fiction
Sortie : 15 septembre 2016
Prix : 21,50 €


A lire aussi sur Onirik

Les anges sans visages
Des Garçons bien élevés - Avis +
L'auteur Linagalatée
Son site :
Sa fiche
A gagner !

6 décembre : Gagnez 2 DVD collector de Relève : histoire d’une création


du 6 au 14 décembre 2016


Vous avez aimé
Mailing list
Google Groupes Bêta
Visiter ce groupe
Recherche article

Add to Google
http://www.wikio.fr