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La Comtesse et les ombres - Avis +/-
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le vendredi 11 novembre 2011.

Inspiré de faits réels, Pellegrino Turri et la comtesse Carolina Fantoni ont vraiment existé, ce roman est un conte sensible (mais un peu inégal) au pays de l’imaginaire.



Editeur : Presses de la Cité

roman de Carey Wallace

Présentation de l’éditeur

Alors que la comtesse Carolina Fantoni s’apprête à épouser Pietro, le célibataire le plus convoité de la région, un terrible voile vient obscurcir son bonheur : elle est en train de perdre la vue.

Inexorablement, son champ de vision se réduit, lui dissimulant la beauté des paysages qui lui sont si chers. Ses parents refusent de la croire, tout comme son fiancé. Seul Pellegrino Turri, inventeur excentrique et ami de longue date, la comprend.

Follement épris de la comtesse, le jeune homme met au point un objet révolutionnaire : la première machine à écrire, grâce à laquelle Carolina pourra communiquer avec son entourage.

Cette invention va sceller le destin de ces deux rêveurs, qui entament une correspondance secrète et dangereuse... Librement inspiré de l’histoire de la première machine à écrire, ce roman rafraîchissant et intemporel est une ode à l’imagination et aux sens.

Carey Wallace a grandi dans une petite ville du Michigan. Elle a travaillé comme serveuse, responsable d’un studio artistique, biographe personnelle et femme de chambre d’une riche héritière. Fondatrice de "The Hillbilly Underground", une retraite accueillant des artistes venus du monde entier dans le Michigan, elle vit à New York. La Comtesse et les Ombres est son premier roman.

Avis de Claire

Dans l’Italie ensoleillée du début du XIXe siècle, la jeune Carolina, enfant chérie de son père, mais délaissée par une mère oisive, s’émerveille de la nature, de la beauté du monde qui l’entoure.

Premiers émois, premiers troubles, lors d’un été enchanteur, elle n’a que six ans lorsqu’elle rencontre l’homme qui bouleversera sa vie, son jeune voisin de dix ans son aîné, Pellegrino Turri.

Adolescente, elle épouse pourtant, par amour, un autre homme pour lequel son cœur chavire, l’élégant Pietro, le plus beau parti de la région. Mais son amitié avec Turri est depuis bien longtemps scellée, il est écrit que rien ne peut les séparer.

Lorsque les prémices de la cécité apparaissent Turri est le seul à la croire, à la comprendre, à compatir mais surtout à agir. Rêveur et inventeur d’objets iconoclastes, il a l’idée de créer pour sa bien-aimée une machine à écrire, qui lui rendra une part de son autonomie.

L’histoire, qui a tout pour être passionnante, possède de nombreuses qualités. Mais le récit s’enlise malheureusement parfois un peu trop dans des digressions bien inutiles, notamment avec le personnage de Lisa, la bonne, dont on ne cerne pas bien le rôle au sein de l’intrigue.

Tragique et controversé, l’amour entre Carolina et Turri est cependant magnifiquement décrit, c’est le point fort du roman. De même, la description de l’évolution de la maladie de Carolina est construite avec délicatesse et intelligence.

Dommage que certaines longueurs viennent entacher le récit, et que la fin de l’ouvrage (une ellipse de plusieurs années) nous laisse quelque peu sur notre faim.

Fiche technique

Format : broché
Pages : 269
Editeur : Presses de la Cité
Sortie : 11 août 2011
Prix : 19 €

L'auteur Claire Saim
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