Onirik
Conférence presse ’Ghost In The Shell’
Le 25 mars 2017

Onirik a eu la chance d’assister à la conférence de presse sur le film Ghost in the Shell qui sortira dans les salles obscures françaises le 29 mars 2017. Rupert Sanders, le réalisateur était accompagné de quatre acteurs (Scarlett Johansson, Pilou Asbæk, Michael Pitt et Juliette Binoche) afin de présenter son dernier né.

Une critique du film arrivera sous quelques jours, mais pour vous faire patienter vous pouvez retrouver nos photos.

Ghost in the Shell est une adaptation du manga de Masamune Shirow. On y suit le Major (Scarlett Johansson) qui est une humaine unique en son genre puisque son cerveau (le Ghost) a été implanté dans un corps mécanique (le Shell).

Avant toute chose, le réalisateur britannique Rupert Sanders, connu pour avoir réalisé Blanche-Neige et le Chasseur, a expliqué cette envie de faire l’adaptation live (avec de vrais acteurs), en prise de vue réelle du célèbre manga de Masamune Shirow : Ghost in the Shell. En effet, enfant il a vu la VHS de l’animé et le fait que le film ait été destiné à un public adulte l’a fasciné. Il continue sur le fait que mangaka était en fait « le Nostradamus de la science-fiction » car «  Shirow a été le premier à parler de l’Internet et des réseaux avant même que ça existe. »

D’ailleurs, Michael Pitt (Kuze) renchérit sur le fait que lorsqu’il était adolescent, c’était sa première immersion dans un film d’animation destiné aux adultes. Il y a décrit le fait qu’à l’époque c’était très peu connu voire underground, mais que maintenant, les enfants lisent et dessinent du manga sans que cela ne pose de problème. Étant donné que Rupert Sanders est un ami, lorsqu’il lui a demandé de jouer dans Ghost in the Shell, « j’ai bien évidemment dit oui. ».

Concernant Pilou Asbæk qui joue Batou, le bras-droit de Major, il décrit le fait que ce rôle lui changeait de ses derniers films centrés sur le mouvement danois « Dogme » [1], ce qui fait que « c’était assez extraordinaire de pouvoir aller vers un autre univers et rendre hommage à des artistes tels que Shirow. ».

En revanche, Scarlett Johansson exprimait le fait qu’il était difficile pour elle « de comprendre comment transposer à l’écran un animé qui finalement à lui tout seul est déjà un chef d’œuvre. » Malgré le fait que l’animé soit poétique et introspectif, elle « le trouvait assez froid » et se demandait « comment entrer dans ce personnage ». C’est à la rencontre de Rupert Sanders et de longues discussions qu’elle s’est sentie « de plus en plus investie émotionnellement vers ce personnage ».

Alors que Juliette Binoche n’était pas attendue dans un tel film, elle explique que c’est probablement la raison pour laquelle il l’a attirée. Elle a d’ailleurs refusé plusieurs fois le rôle car en lisant le scénario, elle n’avait rien compris. « Les codes, le vocabulaire, l’univers, (…) et j’ai dit à Rupert que ce n’était pas possible. ». Cependant, le réalisateur lui aurait dit : « Ne me lâche pas, (…) je vais te convaincre. ». C’est en discutant avec la nouvelle scénariste qu’elle a pu comprendre les liens qui unissent le Major et le Dr Ouelet, son personnage qu’elle incarne, qu’elle s’est réellement lancée dans l’aventure.

La technologie est un point centrale du film alors les intervenants y vont de leur explication, mais celle du réalisateur a particulièrement fascinée Scarlett Johansson la laissant bouche bée :
Rupert Sanders a déclaré que « l’intelligence artificielle était la plus grande réussite, mais aussi la dernière que l’homme ait inventée. » Il ajoute que « nous avons encore le pouvoir de créer notre futur, de le modeler et de faire en sorte de ne pas nous faire remplacer par elle. 

Quant à Michael Pitt, il a longuement étudié pour préparer son rôle notamment en étudiant les sciences et la spiritualité car pour lui, « le corps et l’esprit sont intimement liés. » Il continue sur le fait que ces recherches l’on amené à comprendre « à quel point nous étions proches de ce que dit Ghost in the Shell aujourd’hui.  » C’est pourquoi il a adoré participé à ce film.

Ensuite, Scarlett Johansson explique que son personnage ressemblait en quelque sorte au métier d’acteur puisqu’il y a « une connexion intense entre le corps et l’esprit. » Il faut que « l’instinct, le corps et l’esprit soient complètement en osmoses. » De plus, la française du casting rebondit sur les propos de sa collègue en disant que « dans notre éducation occidentale, on a tendance à séparer le corps et l’esprit. (…) Le travail de l’acteur est celui de la reconnexion (…) pour pouvoir exprimer une émotion ou une idée, mais que ça passe d’abord par le corps. »

Autre point abordé dans le film, l’importance du souvenir. En effet, le Major n’a plus que des réminiscences de son passé. Elle cherche d’ailleurs à le retrouver. Ce pourquoi les acteurs ont donné un souvenir qu’ils trouvent important lors de ce tournage.

Après quelques mots exprimés en français, Pilou Asbæk explique que la seule chose qu’il retient « c’est de toujours garder ses yeux durant le tournage. [2] » Il finit même par avouer : « Les prothèses et tout, plus jamais ! ».

Pour Scarlett, c’était surtout un moyen de comprendre qu’une bonne entente et une bonne écoute du réalisateur était ce qu’il y a de mieux dans la création. Quand il n’y a pas « de connexion (…) ça rend le tournage difficile.  » Elle conclut alors que « cela a vraiment conforté ma croyance que cette collaboration créative sur un plateau avec un réalisateur est absolument essentielle. »

Enfin, les louanges pour Rupert Sanders ne s’arrêtent pas là puisque Juliette Binoche a ressenti la même chose qu’elle. Pour notre frenchy « si on n’a pas un metteur en scène et un producteur qui écoutent, qui comprennent, qui y croient, c’est pas possible. ».

Voilà pour ce qui était des grandes lignes de la conférence de presse. N’oubliez pas que le film sort le 29 mars dans toute la France et pour patienter, vous pouvez visionner de nouveau ou pour la première fois les deux films d’animation Ghost in the Shell.

Crédit photos et texte : Chris

[1] Dogme 95 : mouvement cinématographique débuté en 1995 sous l’impulsion de réalisateurs danois comme Lars Von Trier et Thomas Vinterberg. Ce mouvement a été créé en réaction aux superproductions anglo-saxonnes et à l’utilisation abusive d’artifices et d’effets spéciaux aboutissant à des produits formatés, jugés lénifiants et impersonnels. (Source Wikipédia.)

[2] Spoiler : dès le début du film, le personnage a des prothèses aux yeux.


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